1977

Exposition

Architecture, design, dessin, installations...

1977

Passé : 1 avril → 30 juin 2017

1977 pompidou l onde velizy grid 1977 — Centre d’art de l’Onde, Vélizy L’Onde de Vélizy propose avec 1977 une exposition qui célèbre les quarante ans du centre Georges Pompidou et insiste sur l’histoire... 1 - Pas mal Critique

Une exposition du 40e anniversaire du Centre Pompidou

Le Centre Pompidou fête ses 40 ans en 2017 partout en France. Pour partager cette célébration avec les plus larges publics, il propose un programme inédit d’expositions, de prêts exceptionnels, de manifestations et d’événements pendant toute l’année. Expositions, spectacles, concerts, conférences et rencontres sont présentés dans quarante villes françaises, en partenariat avec un musée, un centre d’art contemporain, une scène de spectacle, un festival, un acteur du tissu culturel et artistique français…

————

Le projet 1977 à l’Onde

Dans le cadre du 40e anniversaire du Centre Pompidou, Micro Onde, Centre d’art de l’Onde, et le cneai s’associent pour proposer une double exposition, placée sous la responsabilité de Yann Chateigné et Tiphanie Blanc. Prenant comme point de départ l’année 1977, le projet rayonne en amont et en aval du temps jusqu’à nos jours, et met en relation des histoires parallèles, celle du Centre Pompidou et celle de figures actives dans l’ombre de sa création, destinées divergentes interprétées avec la collaboration d’artistes d’aujourd’hui.

Brion gysin the last museum 1974 londe medium
Brion Gysin, The last museum, 1974, 0 10 planches de contact couleur — 159 × 54 cm chacune Edition originale 1974 — Courtesy Galerie de France

Au Centre d’art de l’Onde, l’exposition prend la forme d’une constellation reliant un choix d’œuvres de la collection du Centre Pompidou et un ensemble de travaux, de documents collectés pour l’occasion. Exploration de l’inconscient cybernétique de Beaubourg, archéologie de ses marges, archive de ses futurs inaccomplis, 1977 s’essaie à rendre lisible ce que nous fait, aujourd’hui, l’histoire d’une utopie restée latente.

Claude parent londe medium
Claude Parent, Coupe Solution2, 
1977
 Dessin d’architecture, 0 
Encre de Chine et transferts autocollants sur calque — 
33 × 46 cm Centre Pompidou, Paris
 Musée national d’art moderne — Centre de création industrielle © Centre Pompidou, MNAM-CCI — Philippe Migeat/Dist. RMN-GP © Claude Parent

Le motif de l’excavation avait présidé à l’organisation de Fun Palace, l’exposition que Yann Chateigné, Tiphanie Blanc et Vincent Normand avaient organisée au Centre Pompidou en 2010. Prenant comme point de départ le « trou » creusé au cœur de Paris dès mai 1972 pour y ériger le « vaisseau » de verre et d’acier qui y trône depuis, l’exposition conjuguait les traces des formes de critiques « mineures » qui furent produites alors, qu’un groupe d’artistes et d’écrivains contemporains était invité à s’approprier.

Emile aillaud londe medium
Emile Aillaud, Immeubles miroirs
 1972-1983
, 0 Crayons gras et pastels sur papier calque
 — 25,6 × 29,1 cm 
© Centre Pompidou, Paris
 Musée national d’art moderne — Centre de création industrielle Centre Pompidou, MNAM-CCI/Georges Meguerditchian/Dist — RMN-GP © Émilie Aillaud

1977 expose une nouvelle étape de cette enquête aux bords de l’histoire officielle du Centre : mêlant à la collection du Mnam des œuvres et des documents issus de mains privées, ou trouvés dans les limbes de l’histoire, le projet continue de creuser le sillon archéologique à travers une intervention « négative » de l’artiste Emilie Ding, mise en dialogue avec un geste figurant le statut de « chantier » du projet par l’architecte Olivier Vadrot.

Gerard fromanger 1 londe medium
Gérard Fromanger, Hommage à Topino-Lebrun
, La Mort de Caïus Gracchus
 1975-1977, 0 Huile sur toile — 200 × 300 cm Centre Pompidou, Paris 
Musée national d’art moderne — Centre de création industrielle © Centre Pompidou, MNAM-CCI — Philippe Migeat/Dist. RMN-GP © Gérard Fromanger

À partir d’œuvres, de textes et de projets imaginés il y a quatre décennies, 1977 compose une carte reliant les déambulations dans les sous-sols de Paris de Gordon Matta-Clark, la science-fiction de Gustave Affeulpin et la poésie des restes de Raymond Hains. L’exposition s’interroge par ailleurs sur la concomitance de l’ouverture du Centre et la parution, la même année, de La Révolution moléculaire de Félix Guattari, méditation sur les relations entre politique, technologies et inconscient, que les œuvres de Gérard Fromanger, Anna Bella Geiger ou Keith Sonnier révèlent à leur manière, de même que le romantisme révolutionnaire de L’internationale situationniste, les expérimentations d’Eric Duvivier ou les visions de Brion Gysin.

Jean renaudie londe medium
Jean Renaudie, Plan de masse (ou plan-masse) Esquisse 
1974-1981
, 0 Dessin d’architecture, Plan de masse — Feutre de couleur et mine de plomb sur calque — 
38 × 96 cm 

Centre Pompidou, Paris 
Musée national d’art moderne — Centre de création industrielle 
© Centre Pompidou, MNAM-CCI/Georges Meguerditchian/Dist — RMN-GP 
© Jean Renaudie

Une ligne se dessine alors, qui met en lumière la manière dont Beaubourg, institution à l’image « utopique » s’est construite à l’aune de la machine, reflétée par la collection des dessins de Norman Foster pour le siège d’IBM, ou la ligne graphique de Paul Rand pour la même firme. Ses sources peuvent être tracées dans les liens qu’ont entretenu utopie et cybernétique qu’incarnent idéalement les projets de Cedric Price et Joan Littlewood pour le Fun Palace, bâtiment qui ne pu jamais être réalisé et dont les principes sont une des sources d’influence de Renzo Piano et Richard Rogers pour l’architecture du Centre Pompidou : imaginé pour durer uniquement dix ans, ouvert, interdisciplinaire, inspiré des théories cybernétiques, le projet est pour autant éphémère, absent des collections du Musée national d’art moderne. Dans l’entrée de l’Onde, un signe en néon imaginé par le duo Dexter Sinister, signale ce Fun Palace absent, fantôme discret et lumineux, observant silencieusement la célébration du quarantième anniversaire de Beaubourg.

Yann Chateigné a étudié la littérature, l’histoire de l’art, l’archéologie, a eu comme mentor un célèbre directeur de musée, a appris par la collaboration avec les artistes, a collectivement conçu des expositions à Barcelone, Eindhoven, Londres, a écrit seul pour des publications locales et internationales, a parlé de manière oblique à Vilnius, Zürich, Santiago, a mené des recherches sur le psychédélisme, l’occulte, les technologies, a enseigné le curating, l’histoire, la théorie culturelle, a dirigé le programme d’un centre d’arts plastiques contemporains à Bordeaux, a fondé une maison d’édition à Paris, et est actuellement en charge du Département d’Arts Visuels de la Haute école d’art et de design de Genève. Il est né en 1977.

———

Avec Gustave Affeulpin, Émile Aillaud, Éric Duvivier & Pierre Clémenti, Marco Ferreri, Sir Norman Foster, Gérard Fromanger, Le Front des Artistes Plasticiens, Anna Bella Geiger, Felix Guattari, Brion Gysin, Raymond Hains, Internationale Situationniste, Martin Kippenberger, Les Halles, IBM, Mangelos, Gordon Matta-Clark, Quinette Meister, Serge Mouille, Le Mur du Fond (Daniel Buren, Lefèvre Jean-Claude, Ben Vautier), Claude Parent, Cédric Price, Paul Rand, Jean Renaudie, Keith Sonnier, Peter Stämpfli, Takis, Vangelis, Iannis Xenakis et Jean Widmer Et la participation de Stéphane Barbier Bouvet, Dexter Sinister, Emilie Ding, Luca Frei et Pierre Leguillon Mise en espace d’Olivier Vadrot

Les artistes

Et 24 autres…

Actualité liée aux artistes