Alix Le Méléder & Wang Keping

Exposition

Peinture, sculpture

Alix Le Méléder & Wang Keping

Passé : 2 novembre → 24 décembre 2013

Alix le Méléder

Alix Le Méléder s’affranchit de toute expression. Sur le blanc de la toile, d’un geste identique au précédent comme au suivant, le coup de pinceau dépose la même quantité de couleur. Le geste qui l’a initié n’a aucune dimension narrative. Une fois le geste effectué, la trace de couleur déposée s’ajoute à la précédente pour se constituer, en un temps plus ou moins long en tache dont les contours sont irisés. Encore celle-ci est-elle de nature complexe et s’apparente-t-elle plus à ces « taches solaires », phénomènes photosphériques révélant à la surface du soleil des zones d’activité magnétique intense que les chinois observaient déjà il y a plus de mille ans.

De fait, les taches colorées se superposent sur la toile en formant une figure axiale double, centrée, qui n’est pas sans évoquer la « croix du Sud », cette fameuse constellation qui guidait déjà les marins dans l’Antiquité. Ces toiles d’Alix Le Méléder datant de 1997 à 1999 étaient encore restées inédites.

Wang Keping

Le sculpteur chinois Wang Keping, né en 1949 — l’année de l’avènement de la République populaire de Chine — après 29 ans d’exil (il a été expulsé en 1984), connaît enfin la reconnaissance dans son pays d’origine : une première rétrospective lui est consacrée à Pékin par l’UCCA (Ullens Center) jusqu’au 5 janvier 2014.

Wang Keping est, à la fin des années 1970, l’un des fondateurs du premier groupe d’artistes chinois non-officiels (aussi appelés « non-conformistes ») baptisé Xing Xing (Les Etoiles) parce que, se souvient-t-il, « nous étions alors les seules lueurs qui brillaient dans une nuit sans fin ». A l’âge de 18 ans il est l’un de ces « gardes rouges » disciples de Mao, avant de se retrouver lui-même pris dans la tourmente de la Révolution Culturelle. Survivant au régime des camps de rééducation, il décide de devenir sculpteur à la fin des années 1970 et choisit le bois comme matériau de prédilection.

Contestataire, ses premières œuvres sont explicitement provocantes : Idole ou Silence (1979) eurent un grand retentissement et furent exposées au Centre Georges Pompidou en 1989 et plus récemment à New York (China Institute in America, 2011). Un esprit de provocation qui anime toujours les œuvres d’Ai Weiwei, également membre du groupe à cette époque (ils sont restés très proches). Réfugié en France, Wang a quitté le champ politique pour tendre vers la recherche d’une universalité des formes. Mais c’est la brûlure du feu qui donne au bois de ses sculptures sa patine noire, expression d’une brûlure intime qui ne s’effacera jamais.

Galerie Zürcher
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56, rue Chapon


75003 Paris

T. 01 42 72 82 20 — F. 01 42 72 58 07

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Arts et Métiers
Rambuteau

Horaires

Du mardi au samedi de midi à 19h

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Programme de ce lieu

Les artistes

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