Aman Mojadidi — Good-bye Homeland

Exposition

Installations, lithographie / gravure, nouveaux médias, performance...

Aman Mojadidi
Good-bye Homeland

Passé : 24 octobre → 2 novembre 2011

Après avoir vécu et travaillé 8 ans en Afghanistan, l’artiste décide de quitter Kaboul. Sa recherche ininterrompue de « l’aventure culturelle », la compréhension de ses racines ancestrales, et l’aide à la reconstruction d’un pays après des décennies de conflit continu l’ont laissé avec plus de questions que de réponses au sujet de sa propre identité, et une frustration au regard de l’aide internationale et de la grande machine du développement dont l’Afghanistan est devenu une simple pièce rouillée.

Les œuvres de cette exposition projettent une réflexion sur ses années passées en Afghanistan.

Cette exposition est son adieu au pays.

1. Conflict Chic / Conflit chic

À bien des égards, l’Afghanistan est devenu, et continue d’être, la première zone de conflit dans le monde. La guerre prolongée et les entreprises d’aide au développement qui ont fleuri depuis plus d’une décennie sont devenues « chic ». D’un côté, les expatriés qui portent le style d’habits néo-traditionnels à n’importe quel dîner, soirée, ou événement culturel, de l’autre, des films (documentaires et fictions) réalisés à la fois en Afghanistan et en dehors, et enfin la vague d’intérêt pour les activités artistiques et culturelles par la presse, aux dialogues d’éloges de Draw-Dawn, Transition et Réconciliation. L’Afghanistan est LA zone de conflit où il faut être.

L’œuvre représente une nouvelle ligne appropriée pour les insurgés ou les soldats qui veulent briller sous les projecteurs de la scène internationale. Pour le soldat, un véritable « Flak Jacket » avec un col et des accessoires en fourrure et pour les insurgés, un gilet « chapan » néo-classique avec 10 poches internes et une poche frontale pour y insérer une plaque pare-balles.

2. Afghan by Blood, Redneck by the Grace of God / Afghan de sang, Redneck pour toujours

Il a fallu grandir dans le sud des États-Unis pour faire que l’artiste se sente afghan, alors que vivre en Afghanistan ces 8 dernières années a fait ressurgir ses racines du Sud.

L’œuvre est une série de photos de mises en scène interactives de l’artiste jouant sur des stéréotype extrême lié à son environnement, sa culture et son histoire dont l’influence qu’il a largement tenté d’ignorer, et pourtant, a continué de façonner ses attitudes, perceptions et compréhensions du monde.

Il s’agit d’une collaboration artistique avec le photographe italien Lorenzo Tugnoli.

3. 5 Easy Steps to Paradise / 5 petits pas pour le paradis

Le mot « Incentive », commun dans le jargon du développement, est un moyen d’encourager la participation locale dans les projets. Les kamikazes pourraient eux aussi aussi être tentés par une incitation. Lorsqu’on les réduit à ses éléments de base, se radicalisent comme un kamikaze et en récolter les récompenses est en fait assez simple. Et l’incitation est impressionnante.

La pièce est une installation mixte-Media utilisant 5 néons de lumière mots pour souligner le chemin du paradis alors que d’autres objets allant d’un bureau, un ordinateur portable, ou encore des poupées ou des pneus en caoutchouc accompagnent ce voyage.

4. Burden / Fardeau

Cette pièce est une critique du « monstre de développement » qu’est devenu l’Afghanistan. Elle illustre la manière dont les inadéquations du système trouvent une explication historique dans les attitudes et les idéologies qui l’inspirent. Tous ces éléments alimentent la machine par la dont la source d’énergie sans fin forme d’experts et de conseillers occidentaux.

L’œuvre est une brouette en polyuréthane installée au mur, façonnée d’après une brouette originale trouvée en Afghanistan, avec une écriture en dari posant la question suivante : « Quel est votre fardeau? » sur la face avant, et le texte tiré du poème de Kipling ainsi qu’une définition du mot « fardeau de l’homme blanc » (les deux ci-dessous) seront imprimées comme des pochoirs autocollants et installés sur le mur autour et à côté de la brouette.

White Man’s Burden / Le fardeau de l’homme blanc : Il y a deux interprétations prédominantes de cette expression. La première est le point de vue philanthropique, commune dans les années formatrices de Kipling, selon lequel les riches ont un devoir moral et l’obligation d’aider «les pauvres» mieux qu’eux-mêmes, sans rien attendre en retour.

Un autre point de vue suppose que les personnes blanches ont par conséquent une obligation pour régner sur et encourager le développement culturel des personnes ayant d’autres origines ethniques et bagage culturel jusqu’à ce qu’ils puissent avoir leur place dans le monde en adoptant pleinement les manières occidentales.

L’expression « fardeau de l’homme blanc » a été interprétée comme raciste, ou prise comme une métaphore d’une vision condescendante de la culture nationale non occidentale et des traditions économiques, identifiée comme un sentiment de citoyenneté européenne ascendante, qui a été appelé «impérialisme culturel».

5. Letters from Home / Lettre de la maison

Les risques de sécurité rencontrés en Afghanistan, qu’ils soient vrais ou imaginaires, sont constamment présents dans la vie de tous les jours. Les avertissements de sécurité publiés par l’ambassade des États-Unis reflètent peut-être quelques-unes des réponses les plus extrêmes à la nécessité paranoïaque d’information sur les questions de sécurité.

Ces « Annonces de sécurité », presque Orwellien, rependus en masse, parfois plusieurs fois en une seule journée, ont été sélectionnés pendant plus d’un an et réécrit sous forme de lettres personnelles, lettres intimes/passionées, et lettres d’amour entre une femme et son bien-aimé. Ils sont lus et enregistrés de telle sorte que l’enregistrement est joué dans une pièce sombre, alors que des extraits tirés des lettres clignotent sur le mur.
6. Timeline: The Making & Breaking of… / Chronologie: Fondation & Rupture

Se rappelant les déclarations racistes, sournoises, et discriminatoires qui lui sont faites au cours de sa vie, l’artiste explore le lien entre son identité façonnée par les autres et la possibilité d’une radicalisation, tout en brisant les fondations pour l’un des stéréotypes les plus répandus dans le monde d’aujourd’hui.

Il s’agit d’une installation regroupant plusieurs supports composée de pochoirs adhésifs, de poubelles, et de rasoirs jetables.

  • Vernissage Mardi 25 octobre 2011 21:00 → 18:00
Galerie Nikki Diana Marquardt Galerie
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9, place des Vosges — 10, rue de Turenne


75004 Paris

T. 01 42 78 21 00 — F. 01 42 78 86 73

Site officiel

Bastille
Saint-Paul

Horaires

Du lundi au vendredi de 13h à 18h
Et sur rendez-vous

302x284 hands on design original

L’artiste

  • Aman Mojadidi