Beauté Congo 1926-2015 — Congo Kitoko

Exposition

Architecture, art urbain, collage, dessin...

Beauté Congo 1926-2015
Congo Kitoko

Passé : 11 juillet 2015 → 10 janvier 2016

Beaute  congo pili pili 04 hd grid Beauté Congo — Fondation Cartier _Sous l’impulsion de son commissaire André Magnin, la fondation Cartier accueille cet été_ Beauté Congo, _une exposition qui offre ... 2 - Bien Critique

Théâtre d’une extraordinaire vitalité culturelle, la République démocratique du Congo est mise à l’honneur dans l’exposition Beauté Congo — 1926-2015 — Congo Kitoko présentée à la Fondation Cartier pour l’art contemporain avec André Magnin, en tant que commissaire général.

La peinture moderne au Congo dans les années 1920

Prenant pour point de départ la naissance de la peinture moderne au Congo dans les années 1920, cette exposition audacieuse retrace près d’un siècle de production artistique congolaise. Si la peinture est au cœur de l’exposition, la musique, la sculpture, la photographie et la bande dessinée y ont aussi leur place et offrent au public l’opportunité unique de découvrir la diversité et la vivacité de la scène artistique de ce pays.

Sghula medium
Monsengo Shula, Atandele, Mokili Ekobaluka (Un jour le système du monde va changer), 2014 Collection privée © Monsengo Shula
Les artistes précurseurs

Dès la fin des années 1920, alors que le Congo est encore une colonie belge, les artistes « précurseurs » Albert et Antoinette Lubaki et Djilatendo livrent les premières œuvres sur papier connues, écrivant ainsi les prémices de l’histoire de l’art moderne congolais. Souvent figuratives, parfois abstraites, leurs œuvres traitent avec poésie de thèmes liés à la nature, à la vie quotidienne, aux fables locales et aux rêves. Après la Seconde Guerre mondiale, le Français Pierre Romain-Desfossés s’installe à Élisabethville et fonde l’Atelier du Hangar. Au sein de cette école de peinture qui restera ouverte jusqu’à la mort de son créateur en 1954, les artistes Bela Sara, Mwenze Kibwanga et Pili Pili Mulongoy apprennent à laisser libre cours à leur imagination et créent, dans des styles propres d’une étonnante inventivité, des œuvres lumineuses et jubilatoires.

Les artistes populaires

Vingt ans plus tard, l’exposition Art partout présentée à Kinshasa (1978) révèle au grand public de nombreux artistes se proclamant « artistes populaires ».

Fascinés par l’environnement urbain et soucieux de la mémoire collective, Chéri Samba, Chéri Chérin et Moke produisent une nouvelle forme de peinture figurative s’inspirant d’événements quotidiens, politiques et sociaux, dans laquelle toute la population se reconnaît. Papa Mfumu’eto a lui aussi exploré la vie quotidienne et les combats ordinaires dans ses créations prolifiques de bande dessinée dont la diffusion a connu un franc succès à Kinshasa dans les années 1990. Un courant que perpétuent aujourd’hui de jeunes artistes connectés à l’actualité mondiale comme J.-P. Mika ou Monsengo Shula.

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Sammy Baloji, Mode Muntu, Le Calendrier lunaire, 1979 Collection Meir Levy, Bruxelles © Mode Muntu
À partir des années 1980

Des sculpteurs inventifs comme Bodys Isek Kingelez et Rigobert Nimi repensent la cohésion sociale dans des maquettes architecturales de villes rêvées et utopiques ou d’usines robotisées. L’art est pour eux un vecteur de renouveau individuel qui participe de l’avenir meilleur du collectif.

Au début des années 2000

Une nouvelle génération d’artistes s’affranchit des principes de l’Académie des beaux-arts de Kinshasa. Les membres fondateurs du collectif Eza Possibles, Pathy Tshindele et Kura Shomali, affirment ainsi la vitalité de la création contemporaine et surprennent avec leurs peintures, leurs collages et leur esprit critique.

La photographie

Illustrant le dynamisme de la vie à Kinshasa après l’indépendance du Congo, le travail de photographes tels que Jean Depara et Ambroise Ngaimoko du Studio 3Z est également présenté dans l’exposition. Photographe attitré du célèbre musicien Franco, Jean Depara est le reporter de l’extravagance des fêtes et des nuits kinoises dans les années 1950 et 1960. Ambroise Ngaimoko se concentre quant à lui sur le monde de la Sape (la Société des ambianceurs et des personnes élégantes) et du culturisme, et capture l’allure et l’énergie de la jeunesse kinoise dans les années 1970.

Moke galerie medium
Sammy Baloji, Moke, sans titre, non daté, 0 Collection privée © Moke
La musique, Le jazz, la soul, le rap et la dance music

Le dynamisme artistique du Congo tient également beaucoup à l’omniprésence de la musique dans la vie urbaine. L’industrie musicale congolaise s’est développée durant l’âge d’or de la rumba au début des années 1950 mais, si elle a eu une grande influence dans l’Afrique Subsaharienne, cette musique urbaine est presque inconnue sur d’autres continents. Facette essentielle de l’esprit créatif du Congo, elle est tour à tour jazz, soul, rap et dance music populaire, et ponctuera l’exposition en des moments clefs, comme dans un dialogue avec les œuvres d’art. Les visiteurs seront notamment invités à écouter la sélection musicale de Vincent Kenis (Crammed Discs) compilée en collaboration avec Césarine Boyla : des chansons du grand Franco et de son groupe OK Jazz, la douce voix de Tabu Ley Rochereau, l’émouvant Mbilia Bel, Papa Wemba le sapeur et l’éclectique Trio Madjesi. Le duo présentera également Ndule Ya Kala, son documentaire inédit composé d’une série d’interviews spontanées de figures qui ont joué un rôle direct ou indirect sur la scène musicale de Kinshasa dans les années 1960.

Engagement de la Fondation Cartier envers l’art contemporain

Témoignage de l’engagement de la Fondation Cartier envers l’art contemporain africain, Beauté Congo — 1926- 2015 — Congo Kitoko s’inscrit dans la continuité de précédentes expositions de la Fondation ayant accueilli des artistes congolais notamment les expositions individuelles Bodys Isek Kingelez (1999) et J’aime Chéri Samba (2004) ainsi que les expositions collectives Un Art populaire (2001) et Histoires de voir, Show and Tell (2012).

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261, boulevard Raspail


75014 Paris

T. 01 42 18 56 50 — F. 01 42 18 56 52

www.fondation.cartier.com

Raspail

Horaires

Tous les jours sauf le lundi de 11h à 20h
Nocturne les mardis jusqu’à 22h
Fermeture les 25 décembre et 1er janvier (fermeture des expositions à 16h les 24 et 31 décembre)

Tarifs

Plein tarif 10,50 € — Tarif réduit 7 €

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Programme de ce lieu

Les artistes

  • Djilatendo
  • Kayembe
  • Mwenze Kibwanga
  • Albert Lubaki
  • Lukanga
  • Yumba
  • Chéri Samba
  • Bodys Isek Kingelez
  • Sammy Baloji
  • Steve Bandoma
Et 41 autres…

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