Charlotte Posenenske — Le même autrement — The same, but different

Exposition

Dessin, sculpture, techniques mixtes

Charlotte Posenenske
Le même autrement — The same, but different

Passé : 4 juin → 29 juillet 2011

Charlotte Posenenske est née à Wiesbaden (Allemagne) en 1930. Artiste parmi les plus importantes de sa génération, elle développa une œuvre sculpturale minimaliste s’appuyant sur les principes de la production industrielle (modélisation, standardisation, sérialité). Si le travail de Charlotte Posenenske est formellement proche de l’Art Minimal européen, le projet qui le sous-tend, une critique sociale et institutionnelle, l’inscrit avant tout dans l’Art Conceptuel. En 1968, elle met fin à sa courte carrière artistique déclarant que, selon elle, l’art ne pouvait avoir un impact politique suffisant. Elle se tourne alors vers des études de sociologie, discipline à laquelle elle se consacre jusqu’à la fin de sa vie en 1985. L’artiste laisse derrière elle une œuvre éminement contemporaine, redécouverte ces dernières années par la scène internationale. En 2005, une grande rétrospective lui est consacrée à la Galerie im Taxispalais à Innsbruck (Autriche) et au Museum für Gegenwartskunst à Siegen (Allemagne). En 2007, son travail a été un des points forts de la Documenta 12 (Cassel). En 2010, la Haus Konstruktiv à Zürich lui consacre une exposition avec Peter Roehr, puis la même année, le public parisien (re)découvre son travail au Palais de Tokyo à l’occasion de l’exposition Pergola. En 2011, la John Hansard Gallery de Southampton (Angleterre) et l’Artist Space (New York) lui dédient des expositions personnelles. Son œuvre est présente dans les plus grandes collections parmi lesquelles le Centre Pompidou (Paris), la Tate Modern (London), le Museum of Modern Art (New York) et le Museum of Contemporary Art (Chicago).

Le titre de cette exposition, Le même, autrement, exprime l’une des idées clés de l’artiste : la variabilité par laquelle les objets constituant son œuvre — reliefs, tubes et panneaux pivotants — peuvent être continuellement agencés dans de nouvelles installations.

Les tubes carrés, en acier ou en carton consistent en divers éléments qui peuvent être combinés en de nombreuses installations, toutes différentes. Celles-ci peuvent se présenter verticalement sous forme de colonnes ou se répandre au sol en de multiples ramifications (ressemblant à des conduits de ventilation), et même être suspendues au plafond comme lors de la Documenta 12. Les éléments sont toujours identiques, mais présentés dans des installations différentes, des endroits différents, des contextes différents, et souvent en dehors des galeries (par exemple, sur des places ou dans des gares). Ce concept d’œuvre modulable contribua à la notoriété de l’artiste. Les installations se développent à la fois dans l’espace et dans le temps. Une installation de 2011 peut ainsi être la continuation d’une installation de 2006. Une œuvre n’est jamais terminée ; elle est infinie.

L’artiste a énoncé l’ensemble de ses idées dans un Manifeste publié dans Art International en mai 1968 :

« Les choses que je fais sont
modifiables,
car reproductibles
aussi facilement que possible.
Elles font partie intégrante de l’espace parce qu’elles
s’apparentent à des éléments de construction ;
elles peuvent être sans cesse recombinées ou repositionnées,
en vertu de quoi elles modifient l’espace.
Je laisse au consommateur le soin de les transformer, ce dernier
est dès lors continuellement appelé à participer à leur réalisation.
La simplicité des formes géométriques fondamentales est à
la fois empreinte de beauté et propre à visualiser les principes du
changement rationalisé.
Je réalise des séries
parce que je ne veux pas faire de pièces individuelles pour des
individus ; afin de disposer, au sein d’un système, d’éléments pouvant
être combinés ; afin de faire quelque chose de réitérable, d’objectif ;
et parce que c’est économique.
Les séries pourraient être des prototypes destinés à la
production de masse.
La série DW [ chez Fischer ] est en carton ondulé, un matériau
léger et bon marché, voué à la consommation. […]. »

Charlotte Posenenske.
Offenbach, le 11 février 1968.
Traduit de l’allemand par Patrick Kremer.

Tous les objets de Charlotte Posenenske présentés ici, sont des répliques de «prototypes destinés à la production de masse», conçus en 1967. L’artiste souhaitait que l’œuvre d’art soit à la portée de tous. L’accessibilité de son art est rendu possible par la géométrie des formes, un prix abordable, des installations en extérieur et même la participation des « consommateurs », les personnes en charge des œuvres et de leur réinstallation (commissaires d’expositions, personnel de galerie, collectionneurs ou communauté). Le « consommateur » est par conséquent impliqué dans le processus créatif et responsable du résultat final.

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