Collection de la Maison Victor-Hugo

Exposition

Dessin, peinture, photographie, sculpture

Collection de la Maison Victor-Hugo

Exposition permanente

Le salon rouge

Le salon aux murs tendus de damas rouge était à l’époque le lieu de rencontre de l’avant garde romantique : Théophile Gautier, Lamartine, Dumas, Mérimée, David d’Angers… On y retrouve aujourd’hui certaines œuvres qui étaient alors exposées : les grands portraits de la famille par Louis Boulanger et Auguste de Châtillon, le buste en marbre du poëte par David d’Angers et la toile illustrant le drame Inez de Castro, cadeau du duc et de la duchesse d’Orléans à Victor Hugo.

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Le salon rouge Photographie © Slash
Le salon chinois de Juliette Drouet à Hauteville Fairy

Les décors proviennent de la seconde demeure guernesiaise de Juliette Drouet. Conçus par Victor Hugo en 1863-1864 et remontés en 1903 pour l’ouverture du musée, ils ont été achetés à louis Koch, neveu et unique héritier de Juliette Drouet avec de nombreux dessins, souvenirs estampes et photographies.

Victor Hugo a imaginé ce décor pour la chambre de Juliette Drouet après avoir achevé celui de sa propre maison à Haureville House. Le salon réunit avec poésie chinoiseries et inventions hugoliennes. Statuettes, meubles et nattes peintes extrême-orientales dialoguent avec des assiettes de porcelaine et des pyrogravures humoristiques dessinées par Victor Hugo et ponctuées d’allusion à sa bien-aimée. Les monogrammes VH et JD émaillent l’ensemble. Un miroir au cadre peint par Victor Hugo a été inséré dans l’un des panneaux. La table offerte à Juliette sur laquelle il a écrit la première série de La Légende des Siècles en 1859 est également présentée.

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Le salon chinois Photographie © Slash
Salle à manger d’inspiration médiévale de Juliette Drouet à Guernesey

Cette salle reflete les créations réalisées par Hugo à partir de meubles et d’objets anciens chinés, qu’il se plaît à détourner de leur fonction initiale.

Avec Juliette et souvent aussi son fils Charles Hugo, l’écrivain menait la « chasse aux vieux coffres », comme il le mentionne à plusieurs reprises dans ses agendas ou il consignait ses achats. On sait ainsi qu’il a fait l’acquisition de plus d’une soixantaine de coffres entre 1857 et le début de 1858. Deux fac-similés de dessins montrent comment l’écrivain-bricoleur procédait, dessinant d’abord des maquettes et des projets dont il confiait la réalisation à des menuisiers guernesiais, sous la direction de Mauger. Tandis qu’une porte devient une table, des coffres assemblés se transforment en buffet, les bobines de fil en bougeoirs.

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La salle à manger d’inspiration médiévale Photographie © Slash
Le salon de Victor Hugo

Les deux dernières salles sont consacrées à l’époque du retour d’exil de l’écrivain (1870-1885), alors célèbre et reconnu comme le père de la République. Elles présentent des œuvres provenant de la donation de ses petits-enfants du poète à la ville de Paris pour l’inauguration du musée, des objets et images populaires dédiés au culte du grand homme de la donation Paul Beuve, ainsi que des publications de la période.

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Le salon Photographie © Slash