Coquelicots (Ari Poma et Joanna Brun) — Principe de Painter

Exposition

Techniques mixtes

Coquelicots (Ari Poma et Joanna Brun)
Principe de Painter

Commence demain : 30 juin → 28 juillet 2017

Nourrir une mante

Tout dépend de l’espèce, du stade du spécimen et de son sexe — les femelles adultes ayant besoin d’une alimentation plus abondante.

Dans les premiers stades allant de la naissance jusqu’à L4/L5, la mante faisant alors 4cm environ, on nourrira les mantes avec des drosophiles. Ces larves se transformeront en moucheron en deux ou trois jours à température ambiante.

On entrouvrira le couvercle du vivarium du spécimen et on y versera une poignée de drosophiles. Attention à ce stade, il faut impérativement nourrir les mantes tous les deux jours afin d’assurer une bonne croissance.

Lorsque la mante cessera de s’alimenter et restera immobile, souvent au sommet du terrarium, cela signifiera qu’elle prépare sa mue. Il est alors recommandé de ne plus lui donner à manger jusqu’à la fin de la mue car les proies pourraient venir la déranger, ce qui, dans les pires situations, entraînerait la mort de la mante qui resterait prisonnière de son exuvie.

Dès que les spécimens atteindront une bonne taille (L5, ante-sub, sub-adulte), on donnera tous les trois jours trois ou quatre blattes Blatta lateralis alias red runners.

Ce sont des blattes très rapides dépourvues de ventouse aux pattes, ce qui les empêche de s’échapper. Ces blattes dynamiques et au développement rapide sollicitent l’esprit de chasse de la mante. On veillera à ce que la nourriture ne dépasse pas 50% de la taille de la mante. Bien que ces dernières soient capables de capturer des proies deux fois plus grosses qu’elles, il est toutefois préférable de ne pas trop les gaver.

On alternera avec des mouches. Une fois tous les quinze jours, on sortira les asticots du frigo — le froid empêchant la métamorphose — et on en versera une cuillère à café dans le vivarium. Les vers se transformeront alors en mouches sous trois à quatre jours et seront rapidement dévorés par la mante.

Une fois la mue imaginale passée (la mue imaginale étant la dernière mue que subit un insecte pour atteindre son stade final), la mante devenue adulte — apparition des ailes —, l’alimentation se fera deux fois par semaine avec, soit quatre gros red runners tous les cinq ou six jours, soit deux Blatta lateralis et deux Blaptica dubia. On maintient ce rythme jusqu’à la mort du spécimen.

Une mante adulte peut rester en moyenne quinze jours à trois semaines sans se nourrir.

Reproduction

On gavera la femelle de red runners. Pour ce faire, on lui présentera une dizaine de spécimens.

Lorsqu’elle les aura tous mangés, on lui redonnera le même nombre jusqu’à ce qu’elle cessera de s’alimenter.

Normalement, elle se désintéressera totalement des proies et préfèrera aller se percher en hauteur dans son vivarium. Le mâle sera nourri comme d’habitude. On le présentera dans le vivarium de la femelle lorsque celle-ci aura achevé son repas.

Si la femelle fera preuve d’hostilité envers le mâle, on le retirera et on recommen- cera l’opération quelques jours plus tard.

Il est indispensable de laisser toujours cinq ou six blattes dans le terrarium de sorte que la femelle puisse s’alimenter durant la reproduction et ainsi de ne pas manger le mâle.

Une fois l’acte de reproduction terminé, on veillera à remettre le mâle le plus rapidement possible dans son propre vivarium avec de la nourriture. On peut aussi anticiper et laisser une dizaine de mouches, en plus des blattes, dans le vivarium de la femelle durant la reproduction.

Sous une quinzaine de jours, la femelle pondra la première oothèque. Une femelle fertilisée devra être nourrie comme une mante sub-adulte à hauteur d’un repas de trois blattes tous les deux à trois jours.

Une reproduction ne peut avoir lieu que lorsque les deux spécimens ont atteint leur maturité sexuelle, soit trois semaines après la dernière mue.