Expositions pour les Journées de Pécs

Exposition

Peinture, photographie

Expositions pour les Journées de Pécs

Passé : 23 septembre → 23 octobre 2010

PÉCSI MÛHELY

Pour mettre l’accent sur la ville de Pécs, Capitale européenne de 2010, l’Institut hongrois de Paris présente le groupe artistique « Pécsi Mûhely ». Le « Pécsi Mûhely » (1970-1980), studio artistique de Pécs géré par Ferenc Lantos, regroupait des artistes comme Tamás Aknai, Ferenc Ficzek, Károly Halász, Károly Kismányoki, Sándor Pinczehelyi, Lajos Szelényi et Kálmán Szíjártó. Inspirés par le Bauhaus et les tendences européennes de l’époque : le land art et l’art conceptuel, ils travaillaient sur le renouvellement de la culture visuelle, de la langue visuelle, des traditions avant-garde et constructivistes hongroises.

TIBOR GYENIS

Tibor Gyenis : Photographe, peintre et sculpteur hongrois. Il est né à Pécs où il termine ses études sous la direction d’Istvan Bencsik et de Gyula Konkoly à l’Université Janus Pannonius. Il travaille ensuite à Berlin entre 1997-99 et en même temps il expose régulièrement en Hongrie (au Musée Ernst, à la galerie Duna, à l’Université des Beaux-Arts etc.). Dans son travail, il laisse libre cours à son imagination : ses libres associations du quotidien et de la mythologie sont remplies d’humour et reflètent une vision du monde unique. Tibor Gyenis crée des photographies construites. Des diapositives représentant avec minutie un environnement aménagé, transformé par ses soins. Il construit des installations précaires à partir de lattes et de boîtes ou remodèle un site déjà existant. Il reproduit l’ondulation de l’eau dans un paysage enneigé ou trace des courbes de niveau en plastique dans une forêt brûlée. Témoins d’une lutte absurde avec les matériaux et les structures, ses installations et collections d’objets n’ont pourtant rien d’éphémère, de précaire. Tout en paraissant si bien s’intégrer au paysage, ces espaces minutieusement composés sont au seul service de l’objectif. Dans ses œuvres de jeunesse, au travers de trucages et procédés optiques empruntés au monde du théâtre, il mettait en question la médialité. Pourquoi ponce-t-on une paire de rails rouillés pendant des heures quand le même effet pourrait être obtenu avec des techniques numériques en quelques minutes ? Quelle est l’essence d’un comportement éthique pour un artiste ? A travers ses réalisations, Gyenis s’interrogeait sur la volonté de création. Dans ses œuvres récentes, la photographie joue le rôle d’un catalyseur qui permet de présenter et d’interpréter les processus psychiques et les événements sociaux. Le regard est ironique et critique. Dans le cas de la photo « Self », il est impossible de déterminer si ce terrible amas d’objets sort du coffre ou si c’est la voiture qui essaie d’échapper à ce serpent obstiné. Une métaphore éclatante de l’individu otage de ses précieux biens matériels qui vivent leur propre vie. En regardant l’exposition, on se demande, inquiet, quel spectacle nous accueillera le lendemain au bureau. Peut-être, une image mystérieuse sortira de l’imprimante en panne. Sommes-nous toujours capables de comprendre ce qui se passe autour de nous ? Pouvons-nous toujours contrôler ces mécanismes ?

  • Vernissage Jeudi 23 septembre 2010 à 19:00
Institut hongrois de Paris Centre d’Art
Plan Plan
06 St Germain Zoom in 06 St Germain Zoom out

92, rue Bonaparte


75006 Paris

T. 01 43 25 06 44 — F. 01 43 26 89 92

www.instituthongrois.fr

Rennes
Saint-Sulpice

Horaires

Du mardi au samedi de 13h30 à 19h30

Tarifs

Accès libre

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Les artistes

  • Sándor Pinczehelyi
  • Tamás Aknai
  • Károly Kismányoki
  • Ferenc Ficzek