Feu(x)

Exposition

Céramique, collage, dessin, installations...

Feu(x)

Passé : 3 → 28 février 2015

Pour Feu(x), Céline Vaché-Olivieri s’associe à Antoine Barberon, Estelle Deschamp et Colombe Marcasiano. A quatre, ils proposent trois installations.

Le feu n’est pas ici le motif premier du travail, mais il en travaille tous les motifs, que ce soit dans les peintures, dont les dessins sont empruntés aux papillons, que l’imagerie populaire a pu rapprocher du feu par leurs couleurs et le mouvement de leurs ailes ; dans la manière dont il s’est inscrit sur la surface des objets en céramique et en cuivre, ou dans son expression de la lumière et la couleur et l’impression qu’il a laissée sur les plaques de plâtre. Feu(x) désigne les fusions qui se sont opérées dans le travail de la collaboration, les artistes ne revendiquant pas de signature à chaque pièce. Les sources du travail ne sauraient se résoudre à une seule et unique origine ; ce sont ces emprunts et ces échanges qui font sens ici.

Le titre de l’exposition prend sa source dans Pale Fire (Feu Pâle), roman à énigmes du lépidoptériste Vladimir Nabokov, dont le titre renvoie lui-même à ces vers du Timon d’Athènes de Shakespeare — où Timon, isolé et retiré du monde, rappelle en parlant des voleurs dont il a été victime que :

The sun’s a thief, and with his great attraction
Robs the vast sea: the moon’s an arrant thief,
And her pale fire she snatches from the sun.
The sea’s a thief whose liquid surge resolves
The moon into salt tears…1

Si la lune a cette étrange et pâle lueur, elle la tient du soleil. Si le feu est pâle, c’est qu’il n’est qu’une réflexion ; il se nourrit, et transforme. C’est une manière de dire l’infini mimétisme de la Nature, d’évoquer la capacité du monde de voir double, de trouver des ressemblances, de se réfléchir, de se faire écho :

The reed becomes a bird, the knobby twig
An inchworm and the cobra head, a big
Wickedly folded moth2

C’est ce mouvement de déplacement et de transformation que l’exposition donne à suivre : celui d’images et de formes changeant de couleur et de nature quand elles passent d’un esprit à l’autre, ou d’une salle à l’autre.

1 “Le soleil est un voleur, dont la puissance dérobe / L’eau de la vaste mer. La lune au pâle feu / Extorqué au soleil est insigne voleuse. / L’océan est voleur, dont la houle liquide / Dissout la lune en pleurs de sel…”
Traduction de Victor Bourgy in Tragédies, t. II (édition bilingue), Robert Laffont, Bouquins

2 “Le jonc se change en oiseau, la brindille noueuse / En chenille, et la tête de cobra en grosse mite / Affreusement repliée.”
Traduction René Micha, in Feu Pâle, Folio

  • Vernissage Samedi 31 janvier 2015 15:00 → 22:00
Galerie Marine Veilleux Galerie
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47 rue de Montmorency


75003 Paris

T. 01 42 77 56 13

www.marineveilleux.com

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