Franco Bellucci — beau comme...

Exposition

Sculpture

Franco Bellucci
beau comme...

Passé : 17 octobre → 21 novembre 2015

Franco Bellucci, né à Livourne en 1945, a commencé à créer des objets à la fin des années 70, canalisant ainsi ses pulsions destructrices et les conciliant — par l’emploi fréquent de jouets — avec l’état d’enfance auquel une encéphalite l’avait assigné dès le plus jeune âge. Privé de parole, il s’est alors mis à produire inlassablement, par hybridation, des objets que l’on perçoit tantôt comme transitionnels, tantôt comme fétiches.

Chez Franco Bellucci, si l’idée de reconstruction, voire de réparation chère à Kader Attia s’impose en premier lieu, elle ne peut suffire dès lors que l’on connaît le processus d’élaboration de ses œuvres. En effet, comment ne pas être saisi par le rituel immuable de Bellucci, tenant serrés contre son ventre les objets qu’il lie, tord, malaxe, meurtrit et recompose.

Si l’on considère un instant que le ventre est perçu par certaines philosophies orientales et grecques comme le siège de l’âme ou, à tout le moins, de l’epithumia, — le désir, l’envie — on conçoit quelle énergie vitale primordiale pourrait animer ces créations. Si, en outre, cette opération se trouve orpheline de tout discours, de toute parole, mais qu’elle s’effectue au rythme de la scansion gutturale, du souffle rauque de Bellucci, l’on ne peut s’empêcher d’invoquer le parallèle avec certains rituels chamaniques.

Contrairement à Judith Scott, tisseuse arachnéenne de cocons destinés à cacher les objets, ou Pascal Tassini, explorant les possibilités proliférantes des nœuds, Franco Bellucci révèle, sublime et ressuscite. En fabriquant des chimères, il métaphorise sa lutte contre la fragmentation tout en conférant à ses objets un pouvoir absolu de recréation.

« Beau comme la rencontre fortuite, sur une table de dissection, d’une machine à coudre et d’un parapluie ».

Comte de Lautréamont, Les Chants de Maldoror.

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Son œuvre a fait partie, en 2013, de « Banditi dell’arte » à la Halle Saint Pierre, à Paris, puis a bénéficié d’une exposition monographique au M.A.D. de Liège en 2014-2015, tandis qu’un mur lui était consacré au même moment à la Maison rouge, à Paris, à l’occasion de l’exposition « art brut, collection Bruno Decharme ». Il s’agit là — sous le commissariat de Gustavo Giacosa — de sa première exposition en galerie.

  • Vernissage Samedi 17 octobre 2015 18:00 → 21:00
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3-5, passage des Gravilliers


75003 Paris

T. 01 53 33 01 70

www.christianberst.com

Arts et Métiers
Rambuteau

Horaires

Du mardi au samedi de 14h à 19h
Et sur rendez-vous

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Les artistes

  • Franco Bellucci
  • Riccardo Bargellini