Françoise Pétrovitch

Exposition

Céramique, dessin, sculpture

Françoise Pétrovitch

Passé : 2 septembre 2011 → 8 janvier 2012

Françoise Pétrovitch a passé des heures à l’affût dans le musée de la Chasse et de la Nature en vue de préparer cette exposition. A chacune de ses visites, elle a découvert une nouvelle possibilité de lecture, un nouveau sens. Dans ce musée si riche, si passionnant, elle a longuement muri son intervention. C’est finalement par le biais du décalage, du pas de côté, que ses peintures, gravures, sculptures, petites et grandes pièces, s’intègrent et s’adaptent à chacune des salles du musée.

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Françoise Petrovitch, Sentinelle bleu de Prusse, 2011 Grès émaillé de Sèvres © Hervé Plumet / Courtesy galerie RX

Françoise au pays des merveilles

« Avec ses complices qui pourraient bien s’appeler Lewis Caroll ou Sophie Rostopchine, Françoise Pétrovitch prend possession du musée de la Chasse et de la Nature. Indifférente aux jeux raisonnables des grandes personnes, elle vient perturber l’ordre établi. Dans la pénombre solennelle des salons qu’on dirait suspendus hors du temps, elle installe ses propres « jouets ».

Avec une assurance faussement candide elle dérange le strict agencement des vitrines, l’alignement des armes dans leur râtelier ou celui des porcelaines sur l’étagère, pour y intégrer ses œuvres. Peintures, sculptures, installations, vidéo, s’insèrent avec malice dans les collections permanentes.

Attention ! Le petit peuple de ses créatures n’est pas innocent : empruntant le regard de l’enfance, l’art poétique de Françoise Pétrovitch révèle un monde où les rôles sont encore indéterminés. La proximité du petit d’homme et de la bête permet d’échanger les emplois de proie et de prédateur. Elle autorise la mixité des apparences, la conjonction de la tendresse et de la cruauté. L’artiste décrit la situation d’indifférenciation que nous expérimenterions avant que l’usage de la parole, l’émergence de la conscience de soi, la victoire de la raison sur la « pensée magique » et toutes les étapes de la maturation cognitive ne nous éloignent définitivement des animaux. Dans cet état qui est celui des mythes, la morale n’existe pas. L’homme ou la bête peuvent donner la mort sans remords.

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Françoise Petrovitch, Les vanités, 2009 Lavis d’encre sur papier — 160 × 120 cm © Hervé Plumet / Courtesy galerie RX

C’est le temps sans heurs ni malheurs de Sophie, où il n’est pas plus dommageable de laisser fondre une poupée de cire au soleil que de découper des poissons rouges encore vifs. C’est aussi le pays d’Alice où imprécision du réel ne saurait laisser de place à la compassion. »

Claude d’Anthenaise, directeur du musée de la Chasse et de la Nature et commissaire de l’exposition.
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T. 01 53 01 92 40

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Rambuteau
République

Horaires

Tous les jours sauf le lundi de 11h à 18h
Nocturne les mercredis jusqu’à 21h30

Tarifs

Plein tarif 8 € — Tarif réduit 6 €

Gratuit pour les moins de 18 ans et sous certaines conditions

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L’artiste

  • Françoise Petrovitch