Henrik Samuelsson — Speaking in Tongues at Shitty Hotels

Exposition

Techniques mixtes

Henrik Samuelsson
Speaking in Tongues at Shitty Hotels

Passé : 24 novembre 2011 → 7 janvier 2012

Une conversation entre Donatien Grau et Jan Åman après leur visite à l’atelier d’Henrik Samuelsson

DG : Ce qui m’a vraiment frappé lorsque tu m’a invité à visiter l’atelier d’Henrik Samuelsson est ce sentiment que le monde arrivait à sa fin. D’une certaine manière, cela m’a fait penser à l’eschatologie. Mais il y avait en même temps la présence de cet élément très « suédois » dans son œuvre, lié à l’endroit où il a grandi. Comment interprètes-tu la relation entre cette « suédoiserie » et l’eschatologie ?

JA : Il se trouve que je connais très bien cette partie du Nord de la Suède car mon père y est né. A cette époque, c’était encore une région prospère, avec des industries actives. Mais aujourd’hui cette région a été désertée et est isolée. Les gens sont partis à l’exception des plus âgés, et seules y sont envoyées les personnes ayant de gros problèmes de toxicomanie, que l’on souhaite voir hors du contexte urbain. C’est tout simplement une Sibérie suédoise et une version de la crise générale en Europe. D’un point de vue artistique, cet endroit peut être source d’énergie. Marina Fokidis a fait de la crise grecque une énergie collective alternative à Athènes — ce qui est possible dans un contexte urbain. Dans les tableaux de Samuelsson, on voit tout le contraire : le vide de la région désurbanisée. C’est la face cachée de l’urbanisation globale. Il me semble que c’est d’autant plus évident en Chine ou dans certaines régions de l’Afrique. Je suis intrigué par les conséquences artistiques de cette crise, qu’en penses-tu ?

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