Je t’aimerai pour toujours ce soir

Exposition

Dessin, installations, photographie, sculpture

Je t’aimerai pour toujours ce soir

Passé : 2 → 24 novembre 2013

Je t’aimerai pour toujours ce soir engage l’idée d’éternité mais qui, inscrite dans une réalité propre ne dure qu’un instant. Nos potentiels émotionnels transforment la réalité du temps. A travers deux installations d’objets pétrifiés, la présentation de dessins et de tableaux photographiques, l’exposition tend à exprimer notre rapport au temps et au delà à celui de la mémoire.

La pétrification par l’eau en tant que lent et continuel processus s’inscrit dans le rythme du vivant, de ce qui se meut, de ce qui se transforme, mais dont la symbolique esthétique exclue tout concept de vie. La matière comme une forteresse emprisonne les palpitations visibles, les déchirures, les battements du cœur et de corps, le souffle. Le gris du calcaire contient le trop plein d’ardeur et la trop visible couleur. Les objets résonnent au dedans, ils murmurent leur histoire, mais ne rendent d’apparent que cette matière éternelle. Ils racontent ici, dans leurs armures minérales, les bribes d’une enfance ou bien la contemplation d’un paysage figé.

Présentés dans une certaine verticalité, une raideur, une tenue, dont il se dégage une idée de solidité, ces objets sont à l’image des fleurs artificielles sur lesquelles Elsa Cha a dessinées. Rigides et fausses, à l’apparence pourtant du vrai, du vivant et à l’esthétique parfaite, dont le pourrissement et la décomposition naturels en sera pourtant totalement absent. Les éléments, toujours esthétiques, droits, debout à jamais, rappellent également les corps, végétaux, animaux présents dans ses dessins : souvent démantelés, amputés, éparpillés, parfois écorchés, mais toujours très droits, acculés dans le blanc du papier, dans le vide omniprésent, comme écrasés par le temps.

Nous sommes les chefs d’orchestre d’une symphonie éphémère et délicate qu’est la vie, et dont Elsa Cha nous offre un extrait, celui de sa propre partition d’existence. D’un moment vécu ne subsistera plus que l’ombre figée d’une pensée, la rigidité en tant que matérialisation des sentiments, la forme comme souvenir qui persiste.

Comment nous approprions nous la réalité vécue, comment se transforme-t-elle et qu’en reste t-il ?

Galerie Claude Samuel Galerie
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69, av Daumesnil


75012 Paris

T. 01 53 17 01 11

www.claude-samuel.com

Gare de Lyon

Horaires

Du mardi au vendredi de 10h à 13h et de 14h30 à 19h
Les samedis de 11h à 19h

302x284 hands on design original

L’artiste

  • Elsa Cha