La beauté du jeu — Le Nouveau festival

Evénement

Techniques mixtes

La beauté du jeu
Le Nouveau festival

Passé : 15 avril → 20 juillet 2015

Galerie Sud

Dans l’une des sections de cette exposition, la postérité artistique du Coup de dés de Mallarmé est questionnée, sous le regard du philosophe Quentin Meillassoux. Une expérimentale salle de jeux Fluxus (Yoko Ono, George Brecht, Robert Filliou) présente, en accord avec l’esprit du mouvement, des répliques activables par le public. Le jeu n’apporte toutefois pas seulement aux artistes un état d’esprit, il leur fournit aussi des formes. À côté d’œuvres du grand artiste joueur que fut Alighiero Boetti, La Roulette française de Michel Aubry est activée par les visiteurs avec l’aide de croupiers. D’autres jeux complètent ce casino des formes. Mais c’est parfois à travers ses erreurs que le jeu devient créateur. L’artiste Julien Prévieux aborde le domaine des jeux vidéo sous l’angle du « bug ». Dans une aire de jeu conçue par Anna Barham, un programme de rencontres, performances, projections et jeux divers ponctuent les trois mois du festival.

Au forum -1

Le Ping-Pong Club ouvert par Július Koller à Bratislava en 1970 est réactivé avec la complicité de Rirkrit Tiravanija. À Bratislava, en 1970, dans un contexte politique hostile aux expérimentations artistiques, Július Koller, plutôt que d’exposer des œuvres, crée un club de ping-pong. Ce club, récemment réactivé par Rirkrit Tiravanija, va ainsi être ouvert au plus large public qu’il ait jamais connu. Une manière de rappeler la dimension sociale du jeu.

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Vue d’installation de U.F.O.-NAUT JK (Julius Koller) Orchestrated by Rirkrit Tiravanija à la Galerie Kurimanzutto, Mexico City, 2012 Photo © Michel Zabé, 2012 — Courtesy of Rirkrit Tiravanija, Galerie Chantal Crousel, Paris et Kurimanzutto, Mexico City, 2012
Petite salle

Durant tout le Nouveau festival, conférences et débats stimulent la réflexion du public. De la postérité du Coup de dés aux contraintes oulipiennes, de l’histoire de la performance issue du cabaret aux exercices du stand up, du roman aléatoire de B.S Johnson, relu par l’écrivain Jonathan Coe — un temps fort du festival, au Musée du Bug de Julien Prévieux, artistes et penseurs sont invités à questionner la ligne de partage entre art et jeu.

Studio 13/16

Ericka Beckman expose son film Hiatus sous forme d’installation ludique et participative.

Une proposition de Michel Gauthier, conservateur au musée national d’art moderne et Cyril Jarton, critique et professeur