Les Bons Sentiments — 19ème Prix Fondation d’entreprise Ricard

Exposition

Art urbain, film, installations, peinture...

Les Bons Sentiments
19ème Prix Fondation d’entreprise Ricard

Encore environ un mois : 5 septembre → 28 octobre 2017

Une proposition d’Anne-Claire Schmitz

À l’occasion du 19ème Prix Fondation d’entreprise Ricard, l’exposition Les Bons Sentiments rassemble les six artistes nominés : Deborah Bowmann, Pauline Curnier Jardin, Lola Gonzàlez, Thomas Jeppe, Caroline Mesquita et Zin Taylor. Pour cette cohabitation temporaire, chacun a été invité à montrer un ensemble d’œuvres témoignant avec générosité des engagements et particularités constitutives de leur travail.

À l’origine, une intuition : se laisser guider, plus ou moins consciemment, par le pouvoir d’attraction de certaines pratiques artistiques, qui déploient toutes un agencement singulier de matières, d’idées et de procédés. Plutôt que de suivre une ligne esthétique ou discursive nette, l’exposition qui en découle, souhaite dégager un parfum et marquer le visiteur d’une attitude, une tonalité et un ressenti.

L’expression française « les bons sentiments » implique le plus souvent aujourd’hui des arrière-pensées ambivalentes. Son interprétation au second degré a pris le pas sur le sens premier : les « bons » sentiments le sont rarement. Ce va-et-vient entre une intention sincère et une réception d’emblée critique ou cynique est révélateur : notre relation à la bienveillance semble régie par la méfiance, jusqu’au réflexe.

À l’ère de la fameuse « post-vérité » et des faits alternatifs, il pourrait paraître quelque peu risqué, gênant, voire engagé de vouloir se confronter à la place du bon, du vrai et de l’honnête dans notre société. Pourtant, ces enjeux d’ordre moral sont de plus en plus débattus voire soulevés par les œuvres d’art contemporaines.

Sans tomber dans la naïveté ou abandonner leur regard aiguisé, de nombreux artistes privilégient l’expression d’un rapport au monde franc, décomplexé, et qui ose la célébration. Ce positionnement délaisse volontairement la critique distanciée et lui préfère d’autres types de relations, certes souvent plus troubles, mais qui n’hésitent pas à se confondre à l’objet désiré et analysé. Anne-Claire Schmitz, juillet 2017

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Prix Fondation d’entreprise Ricard : Ce Prix est décerné par un jury de collectionneurs à un artiste émergent de la jeune scène artistique française. Il consiste en l’achat d’une œuvre au lauréat, qui est ensuite offerte au Centre Pompidou et présentée dans ses collections permanentes, ainsi qu’au financement d’un projet du lauréat à l’étranger.