Les Sœurs de Napoléon — Trois destins italiens

Exposition

Bijoux, peinture, sculpture

Les Sœurs de Napoléon
Trois destins italiens

Passé : 3 octobre 2013 → 26 janvier 2014

Le musée Marmottan Monet consacre une exposition inédite à Elisa, Pauline et Caroline, sœurs de Napoléon Ier, princesses et reines d’Italie. Grâce à des prêts d’exception provenant des plus grands musées d’Europe et des collections des descendants de la famille, italiens et français, 140 œuvres sont réunies pour recréer l’univers prestigieux de la vie privée et publique des sœurs Bonaparte. Leurs trois destins hors du commun sont présentés pour la première fois, de leur genèse dans le Paris consulaire à leurs règnes italiens sous l’Empire.

Tableaux, sculptures, mobilier, accessoires, bijoux et parures de cour matérialisent sous nos yeux les destins extraordinaires de ces trois femmes. Trois femmes, trois personnalités différentes, l’une primant par la beauté, les deux autres par l’énergie, le charme et l’intelligence. Elles ont été les témoins privilégiés et les actrices de leur époque. Autour de l’événement-charnière du sacre de Napoléon renaissent à la fois l’intime : leurs rôles de mères et d’épouses, et l’officiel : leurs vies de princesses et reines d’Italie, dans les cours de Florence, Rome et Naples qui feront des trois sœurs des symboles de l’Europe en construction. Leur destin, néanmoins, fut façonné par la volonté de leur frère aîné, qui fonda son pouvoir, puis son Empire, sur la famille. Les succès et les échecs de Pauline, Elisa, et de Caroline se font l’écho de ceux de leur frère, dans une Europe placée sous son emprise.

Les trois sœurs Bonaparte partagèrent également le goût du faste, des belles résidences, du mécénat artistique : à Paris, comme dans les villes de leur pays d’adoption où elles résidèrent, elles laissèrent la marque de leur passage par la création de décors, de mobilier, de peintures, de sculptures et d’objets d’art dont le musée Marmottan Monet propose d’admirer des pièces rares à l’occasion de cette exposition. La grande-duchesse de Toscane et la reine de Naples stimulèrent par ailleurs la production des manufactures de leurs Etats et encouragèrent dans leurs cours le théâtre, la musique et les arts de la mode, en menant en Italie une politique de conquête pacifique, la conquête par la culture et par les idées. Elles contribuèrent ainsi à créer l’unité entre les provinces de cette Europe française dont rêvait à cette date l’empereur Napoléon Ier.

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Joseph Franque, Portrait d’Elisa Baciocchi, grande-duchesse de Toscane Huile sur toile © Brigdman Art Library, Bibliothèque Marmottan, Boulogne-Billancourt
Elisa

Elisa Bonaparte (1777-1820) ne fut pas seulement la grande-duchesse de Toscane bien connue des spécialistes des arts français et italiens de l’époque Empire. Elle fut tout simplement une femme, avec sa sensibilité, ses ambitions, ses appétits, qui anticipent singulièrement ceux d’une femme d’aujourd’hui, désireuse de vivre sa vie à part entière et capable, à l’occasion, d’imposer ses idées et ses choix. Comme toute personne qui détint un réel pouvoir, elle fut appréciée des uns, crainte ou critiquée des autres. Le portrait d’Elisa que nous ont livré ses contemporains, écrivains et artistes, est contrasté ; l’exposition tentera de le reconstruire avec fidélité et chacun pourra s’en faire son idée.

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Robert Lefevre, Portrait de Pauline Bonaparte, princesse Borghèse, 1809 Huile sur bois © Réunion des Musées nationaux Grand Palais, Rueil-Malmaison, musée national du château
Pauline

La seconde des sœurs Bonaparte, Pauline (1780-1825), devint un symbole de la beauté de son temps. Toutes les sources s’accordent à dire qu’elle était ravissante. De plus, la princesse Borghèse fut portraiturée en marbre par le plus grand sculpteur de son époque, Antonio Canova, dans une œuvre emblématique de la période Empire, connue aujourd’hui dans le monde entier : la Pauline Borghèse en Vénus victorieuse de la Galerie Borghèse de Rome, qui lui assura une mémoire éternelle. Pauline fut une femme élégante, toujours habillée à la pointe de la mode. Elle aimait les parures et les bijoux, et eut de nombreuses demeures, qu’elle meubla et embellit sans regarder à la dépense (à Paris, notamment, l’hôtel de Charost, aujourd’hui ambassade d’Angleterre ; à Rome, la Villa Paolina, ou Villa Bonaparte, aujourd’hui ambassade de France près du Saint-Siège). Comme les femmes du monde de son temps, elle avait appris l’art de la danse et elle se distingua par sa grâce dans les grands bals parisiens de l’Empire.

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François Gérard, Portrait de Caroline Murat, début XIXe Huile sur toile © Studio Christian Baraja
Caroline

Cadette des sœurs de Napoléon, Caroline (1782-1839) se distingua par une personnalité forte et par le charme de sa personne. Elle reçut une éducation plus complète et plus raffinée que celle d’Elisa et de Pauline, dans le célèbre pensionnat de Madame Campan à Saint-Germain-en-Laye. Mariée à dix-huit ans avec le général Joachim Murat, dont elle eut quatre enfants, elle fut associée à la brillante carrière de son époux. Elle résida d’abord à Paris, dans des demeures somptueuses, où elle mena grand train : de l’hôtel Thélusson de la rue Cérutti, magnifique création de l’architecte Ledoux, à l’Elysée, jusque dans ses propriétés de Neuilly et de La Motte Sainte-Héraye. En 1806, Joachim et Caroline Murat devenaient grands-ducs de Berg et de Clèves. En 1808, ils montaient sur le trône de Naples. Le règne des souverains français laissa une marque profonde dans l’histoire de la ville italienne, qui fut embellie et transformée par le style Empire. Entre 1808 et 1815, Caroline régna sur Naples d’abord aux côtés de son mari, puis seule, en tant que régente. Sa personnalité s’affirma alors pleinement.

Musée Marmottan Monet Musée
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2, rue Louis-Boilly


75016 Paris

T. 01 44 96 50 33 — F. 01 40 50 65 84

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La Muette

Horaires

Tous les jours sauf le lundi de 10h à 18h
Nocturne les jeudis jusqu’à 20h

Tarifs

Plein tarif 10 € — Tarif réduit 5 €

Gratuit pour les moins de 7 ans

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Les artistes

  • Jean Louis Victor Viger Du Vigneau
  • François Gérard
  • Marie Guilhelmine Benoist
  • Robert Lefevre
  • Joseph Franque