L’Invention de l’œuvre, Rodin et les ambassadeurs

Exposition

Sculpture

L’Invention de l’œuvre, Rodin et les ambassadeurs

Passé : Jeudi 21 avril 2011

L’Invention de l’œuvre, Rodin et les ambassadeurs s’intéresse à la réception de l’œuvre de Rodin avec l’ambition de témoigner de son évolution, de la relecture dont elle a été et demeure l’objet. L’exposition propose de confronter une centaine de sculptures de Rodin (1840-1917) à une trentaine d’œuvres modernes et contemporaines, postérieures à 1945.

Cette approche inédite situe l’œuvre du sculpteur dans le contexte du regard critique qui lui a été porté depuis l’après-guerre. Elle prend en considération aussi bien des œuvres reconnues telles que L’Âge d’airain, Le Baiser, Balzac, L’Homme qui marche que de nombreux modèles qui figuraient dans l’atelier à la mort de l’artiste et dont l’étude a largement progressé depuis cette époque. Une telle relecture procède évidemment d’un travail de critiques, d’historiens de l’art et de conservateurs qui ont permis de découvrir et de valoriser le corpus de l’œuvre enl’élargissant aux plâtres, aux figures partielles et aux assemblages. Sorte de work in progress, la création chez Rodin se nourrit d’une tradition dont l’artiste fait sa propre histoire en même temps que le sculpteur fait de son atelier un vaste chantier de recyclage, de réactivation, et de sa propre œuvre une matrice qui vient s’alimenter elle-même, se reproduire, se répéter, s’assembler et se recomposer.

Le renouvellement du regard sur l’œuvre de Rodin est aussi le fait du travail artistique c’est-à-dire de la production de certains artistes de l’immédiat après-guerre jusqu’à aujourd’hui. Leurs préoccupations — pour la matière et le modelé mais aussi la valorisation du fragment ou le recours à la combinaison d’éléments — ont eu des répercussions sur la façon de regarder Rodin comme sur la manière d’envisager la création contemporaine. De Marcel Duchamp (1887-1968) à Urs Fischer (né en 1973), chacun de ses artistes se fait « l’ambassadeur » d’un regard sur le monde, sur son œuvre, et sur les œuvres du présent comme du passé.

Un parcours en 11 sections

En se plaçant au niveau des procédés de la sculpture, comme le matériau, le lisse et le poli, l’assemblage ou le modelage, pour ne citer que ces quelques catégories, l’exposition se donne pour enjeu non pas d’établir des filiations ou des descendances mais d’interroger des permanences, des variations, des glissements. Les choix effectués, aussi bien pour les onze sections qui structurent l’exposition que dans la sélection des œuvres présentées, visent à susciter un écart, une tension sans chercher de justifications historiques ou formelles.

On en veut pour seuls exemples le vis à vis entre les assemblages de Rodin et Butt To Butt de Bruce Nauman, le face à face entre La Robe de chambre de Balzac et La Peau de Joseph Beuys, ou bien encore dans le chapitre « séries et variations » la confrontation entre les 28 bustes exécutés pour le portrait de Georges Clemenceau et les 64 sculptures en cire moulées Diary of Clouds d’Ugo Rondinone. L’exposition se prolonge dans la cour d’honneur de l’Hôtel Biron où, entre Le Penseur et La Porte de l’Enfer, sont présentées pour la première fois en extérieur trois œuvres monumentales en fonte d’aluminium d’Urs Fisher. Laissant aux œuvres le pouvoir de dialoguer entre elles, cette exposition devrait permettre au spectateur de développer son propre parcours et de libres associations.

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77, rue de Varenne

75007 Paris

T. 01 44 18 61 10 — F. 01 44 18 61 30

www.musee-rodin.fr

Rue du Bac
Varenne

Horaires

Tous les jours sauf le lundi de 10h à 17h30
Nocturne le mercredi jusqu’à 20h45

Tarifs

Plein tarif 10 € — Tarif réduit 7 €

Gratuit pour tous le 1er dimanche du mois — Gratuit pour les moins de 18 ans

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L’artiste

  • Auguste Rodin