Degré 48, Daniel Foucard — Manifeste #3

Finissage

Installations, nouveaux médias, performance, son - musique...

Degré 48, Daniel Foucard
Manifeste #3

Passé : Vendredi 28 juin 2013 à 20:00

Dans le cadre de la résidence d’écriture de Daniel Foucard «Degré 48», les Laboratoires d’Aubervilliers vous invitent à participer à la soirée Manifeste #3, avec Bertrand Belin, Nicolas Tilly et Stéphane Bérard.

S’il n’y a pas encore eu de lieu spécifique pour promouvoir l’exercice du manifeste, disons que Degré 48 se porte candidat. Le manifeste est ordinairement un lieu en soi. Il se publie, se proclame, il est le lieu d’un discours et d’une pratique performative. Il est, par définition, inattendu, on ne va pas à sa rencontre, c’est lui qui surgit au détour d’une publication. Sauf si nous proclamons, en son nom précisément, sa toute nouvelle fonctionnalité, celle de produire des rencontres. Une dizaine de soirées sont programmées cette année, chaque soirée présentant oralement ou à l’aide de diverses approches et techniques performatives un, deux ou trois manifestes proposés par des artistes, collectifs, écrivains, essayistes… Le collectif de graphistes g-u-i déploiera un projet d’édition et de publication qui prendra forme lors de chaque événement. Ces publications ont pour vocation de relayer les manifestes sous la formes de tracts (A3) afin d’être diffusés dans l’espace public.

[littérature, conversation, concert]

Bertrand Belin : Glose d’été sur le manifeste mou

Le compositeur, chanteur et musicien Bertrand Belin invente et explore le concept du Manifeste Mou : « Le manifeste n’a qu’un lointain rapport avec la caresse d’une strophe de poésie courtoise. Il n’est pas le vent chaud que le crépuscule d’août relâche mollement parmi les avoines avant de s’installer en nuit parfumée. Le manifeste, au moment où il s’énonce, arrive dans les esprits présents avec le même tact qu’un câble d’acier en travers de la gueule d’un mousse. Le manifeste, vidé de la nécessité impérieuse qui le fait naitre et qui consiste en un appel intérieur solennel à dire et faire neuf, à agir, penser, peser de nouvelle manière, un manifeste sans impératifs, sans objectifs supérieurs, n’a pas plus de tenue q’une livre de saindoux oublié sous le soleil. Il ne fait mystère pour personne que le présent exercice articulé autour du concept de manifeste ne peut se confondre avec l’énoncé d’un manifeste véritable lequel par la voix de son auteur s’abat comme une catastrophe naturelle sur la société des hommes. Ne pouvant espérer un après parfaitement conforme à ces recommandations, lesquelles par leur nature radicale divisent plus que ne rassemblent, le manifeste est toute fois nécessaire à la création d’un avant. »

Nicolas Tilly : Devant l’appareil enregistreur

« Le 1er mars 2010, Depth Analysis, une entreprise basée à Sydney, annonce le développement de la technologie MotionScan — un nouveau système révolutionnaire prêt à changer à jamais le visage de la définition 3D haute définition de capture de mouvement et de performances d’acteur dans le jeu vidéo et les industries cinématographiques. Ce que le jeu vidéo a produit depuis ses débuts — à savoir des espaces de jeux en deux ou trois dimensions visibles sur des écrans — prend depuis l’annonce du communiqué de presse de l’entreprise américaine Depth Analysis une autre tournure. Ce communiqué de presse, utilisé comme matière première à l’écriture, sera abordé comme un manifeste technologique déclarant à qui veut l’entendre que le futur du jeu vidéo développera de fabuleuses architectures faciales. Devant l’appareil enregistreur, dispositif imaginé par Depth Analysis, les acteurs reproduisent l’ensemble du faciès humain sous le regard attentif de Mona Lisa. Le jeu vidéo intègre désormais le visage comme une architecture potentielle, entre gags et psyché humaine reprogrammée. Cette intervention débutera par la projection d’une vidéo, puis sera poursuivie par une lecture (ou conversation manifeste) qui abordera le concept d’architecture faciale et mettant en avant la posture que le jeu vidéo peut générer des formes d’écritures, entre manifeste technologique et processus artistique. » — Nicolas Tilly

Stéphane Bérard — Live at Aubervilliers

Live at Aubervilliers est un outil psycho-pédagogique de sensibilisation des publics aux formes sonores innovantes. La puissance approximative — force à la loi des genres ici explicitée — commise en situation sera déployée comme un dispositif de la radicalisation des luttes musicales d’ambiance. Pour qu’une VIème République esthétique soit possible, encore faut-il que le contexte soit propice, aussi les cordes pincées, chants et section rythmique par France Valliccioni, Cécile Noguès et Stéphane Bérard s’y emploieront une bonne partie de la soirée. Car il suffit parfois d’une seule étincelle pour commencer les plus belles révolutions. Live at Aubervilliers se place résolument au service de la révolution esthétique en marche, multipliera les apparitions / conditions à la mise en place de la grâce — de la joie retrouvée. Live at Aubervilliers se place directement en tant que fruit infini face au ver du Live at Pompeii des Pink Floyd qui pour ce projet fluidifièrent tellement leurs sons à grandes embardées lentes de travelling que le public en devint impur. Spectateur, encore un effort! Voici venir à toi autant que tu viens à lui l’Ante-flonflon! Live at Aubervilliers ne négocie pas, pas la peine de venir pleurnicher à la virtuosité. C’est qu’il va falloir drôlement vous mettre au travail! La glandouille auditive, c’était du temps des petits bourgeois. Une nouvelle Marseillaise vient jusque dans vos oreilles.

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41, rue Lécuyer


93300 Aubervilliers

T. 01 53 56 15 90 — F. 01 53 56 15 99

www.leslaboratoires.org

Aubervilliers – Pantin Quatre Chemins

Horaires

Du lundi au vendredi de 11h à 18h et samedi de 13h à 18h

Tarifs

Accès libre

Et sur réservation pour les évènements à reservation@leslaboratoires.org

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