Markus Hansen — Each Man Kills the Things he Loves

Exposition

Installations

Markus Hansen
Each Man Kills the Things he Loves

Passé : 25 octobre → 22 décembre 2012

Chacun tue ce qu’il aime

La disparition et donc le réel pourraient être au cœur des réflexions menées par Markus Hansen. Ainsi de ces êtres chers, ceux avec lesquels nous créons des liens et qui constituent sans doute une part de la fiction de nos vies. Mais rien ne semble arrêter les fantômes et cauchemars qui se dessinent comme des respirations sans fins sur les tableaux noirs de nos imaginaires. Ces fictions de l’esprit, si elles nous effraient, n’en sont pas moins des constructions de l’être. Notre inconscient s’y nourrie pour disparaître au réveil. Markus Hansen leur donne formes sur ces Blackpaintings, tels des tests de Rorschach grandeur nature, à écrire puis effacer, sur ces tableaux noirs tels des écoliers de nos propre vies. En fond sonore

Il y a l’ Histoire bien sûr qui semble bien réelle et incontestable, une possibilité d’engagement pour se sentir exister. Ici, en filigrane, celle de l’Allemagne et de ses démons qui bouleverseront l’existence des êtres d’hier jusqu’à celles d’aujourd’hui. Mais l’Histoire n’est-elle pas finalement un Folklore, à acquérir ou rejeter, qui peut aller jusqu’au tragique ? (Les Rideaux de Poussières d’atelier). Un imaginaire phantasmé qui donne corps à la Nation, cette Fable dans laquelle on peut accrocher les images d’Epinal de chaque lieux (Les Poussieres paintings de paysages).


Reste le rapport à l’autre. Le regard de l’autre fonctionnant comme validation de sa propre existence. Ainsi Regarder l’autre, le scruter, le respirer comme un animal le ferait dans l’espoir vain de se saisir soi-même. Dis moi qui je suis moi qui ne saurait le dire. Ainsi des liens apparaissent, des filiations, des affinités qui fonctionnent comme des reflets incessants nous permettant de comprendre ce que l’on appelle vivre (Les Doubles-Portraits). Le miroir de Narcisse est une impasse là aussi car ce qui est insupportable dans le réel c’est bien son absence de duplicité, de double aurait dit le philosophe Clément Rosset1. Ainsi va la vie, se heurtant, se blessant au réel c’est à dire à l’unique. La vie de chacun n’est qu’une stratégie pour échapper à cette absence d’options. Créer une nation en politicien ou créer une famille en citoyen ou créer des œuvres en artiste pour sublimer, phantasmer, transfigurer un réel trop réel et dont on cherche à se distraire. Markus Hansen, refusant le simple « entertainment «, lève le voile sur ces duplicités, nomme le secret et brise le reflet de tout ces vain espoirs en dénonçant ces fausses valeurs. Infgrid Caven nous guide en chantant” Schwarzer Wald meiner Träume”(sculpture Each Man Kills the thing he loves) , chanson ambivallente sur ce que signifie l’autre et soi-même.

Aussi, chaque homme qui pense, voit et avance, tue ce qu’il aime 2 et l’artiste reste ce grand révélateur, décillant nos regards et déchirant les limbes qui nous voilent et nous séparent du réel.

1 Clément Rosset «  Le réel et son double ».

2 Oscar Wilde « La ballade de la geôle de Reading » En italique, les œuvres qui marquent le parcours de M.Hansen

  • Vernissage Jeudi 25 octobre 2012 à 18:00
Galerie Eric Mircher Galerie
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26, rue Saint-Claude


75003 Paris

T. 01 48 87 02 13

Site officiel

Saint-Sébastien – Froissart

Horaires

Du mardi au samedi de 11h à 19h
Et sur rendez-vous

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L’artiste

  • Markus Hansen