Rainier Lericolais

Exposition

Dessin, installations, sculpture

Rainier Lericolais

Passé : 24 octobre 2010 → 27 février 2011

Sans être une rétrospective, l’exposition de Rainier Lericolais propose de découvrir l’ensemble des facettes de son travail. L’artiste présente de nouvelles œuvres et des dispositifs qui révèlent au public le champ de ses propres références. La bibliothèque se transforme en un cabinet de curiosités dans lequel se dévoile son univers personnel — livres, disques, petits objets et sculptures. Elle côtoie un salon de « dessins » — de tous formats et de toutes techniques — qui vient rivaliser avec l’accumulation de « dépeintures » du grand escalier. Dans ce parcours, des installations, fortement ancrées dans un univers musical, habitent le lieu de manière plus sculpturale.

À l’instar des procédés d’un savant ou d’un chimiste, les œuvres de Rainier Lericolais relèvent d’expériences mystérieuses voire de la magie. En effet, retracer les cheminements de création ou deviner les étapes préalables à leur réalisation peut se révéler fascinant dans l’approche des réalisations de l’artiste : les œuvres « en soi » agissent sur le spectateur avec « un certain magnétisme », remarque Didier Arnaudet.

Car, en musicien qu’il est, Rainier Lericolais « sample » les idées et les matériaux. Il improvise à partir de ce qui fonde « sa » propre culture ; il mixe et re-combine formes ou images à l’infini, au gré de ses influences, de ses rencontres et de ses envies d’expérimentations techniques. Protéiforme, le travail de l’artiste s’exprime dans des œuvres avant tout graphiques, élégantes et précaires.

Il puise par ailleurs son inspiration dans une culture musicale encyclopédique et dans une approche de la littérature et de l’art, à la fois pleine de curiosité et d’éclectisme. Il donne à voir une œuvre sophistiquée et légère. Tour à tour, il rend hommage aux pionniers du cinéma expérimental, aux musiciens et interprètes reconnus ou encore à des labels musicaux plus confidentiels, ceux d’une « contre-culture » qu’il partage avec nombre de créateurs de sa génération.

Au-delà des apparences et de l’imagerie qu’il choisit aussi pour sa beauté, l’artiste — avec sa prédilection pour les matériaux « low tech » sert un projet rigoureux où se croisent des expérimentations de médiums très divers. On découvre ainsi des dessins réalisés au pistolet à colle, des images de magazines « dépeintes » (imprimées puis « retouchées » avec de l’eau ou du trichloréthylène), des oscillogrammes découpés au cutter dans du carton, des photographies prises d’un écran de télévision au moment où celui-ci s’éteint ou encore des images réalisées à partir du reflet piégé de la lumière d’un scanner.

Dans cette démarche d’expérimentation lucide et construite, le hasard n’est bien sûr pas étranger. En témoignent les dessins et gravures réalisés par « contact » (frottages, grattages) ou les recherches « improbables » qui permettent à Rainier Lericolais de tester la matière, notamment avec un bronze réalisé à partir de paraffine solidifiée dans le mouvement de l’eau avant d’être moulée. Enfin, ce que l’artiste nomme lui-même les « petites solutions » sont des procédés qu’il invente ou éprouve avec ingéniosité, et qui assure à l’ensemble de son œuvre une indéniable cohérence.

Domaine départemental de Chamarande Centre d’Art
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91730 Chamarande

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L’artiste

  • Rainier Lericolais