Reboot 7 — Reconstituer, une histoire de la musique enregistrée

Conférence

Son - musique

Reboot 7
Reconstituer, une histoire de la musique enregistrée

Passé : Vendredi 28 octobre 2011 à 19:00

Avec la musique enregistrée apparurent des dispositifs originaux qu’aucune des catégories historiques de détermination de l’art musical ne permettaient de définir. Ces dispositifs n’étaient pas des instruments même si les instruments y trouvaient leur place. Ils n’étaient pas non plus des lieux ou alors des lieux en un sens tout à fait nouveau, qui devenaient des moyens de production — et non seulement de diffusion — de la musique. Faire l’histoire de la musique enregistrée passe donc par la reconstitution de ces instruments-lieux, dispositifs d’enregistrement et de production (le studio), de diffusion et de performance (le club), voire œuvres à part entière (l’installation sonore). Mais ce n’est pas génériquement que nous les reconstituerons, ce sera à chaque fois en partant d’un cas, d’un dispositif singulier dont nous tacherons de décrire le plus précisément possible le fonctionnement. Ce qui suppose un travail d’archéologie musicale auquel, heureusement, des chercheurs de plus en plus nombreux ont décidé de se consacrer. Car rien ne change plus vite que la technologie musicale et il faut avec les plus grandes précautions identifier et retrouver les techniques (appareils, machines, procédés, instruments) et les gestes (du DJ comme de l’ingénieur du son) d’alors. Nous avons volontairement limité nos choix à trois dispositifs majeurs.

1) Le studio que les Beatles se donnèrent à Abbey Road pour enregistrer Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, authentique méta-instrument dont on commence seulement à percer les secrets.

2) Le club que David Mancuso élabora dans son appartement de Broadway et qu’il appela The Loft, lieu-instrument où il ne s’agissait pas tant de diffuser la musique que l’on y produisait avec les platines que d’agir avec elle sur les danseurs.

3) Les installations sonores de Max Neuhaus et Alvin Lucier et tout particulièrement celles qui travaillèrent le phénomène de rétroaction qu’on nomme le feedback, installant in situ l’ininstallable.

Avec Matthieu Saladin docteur en Esthétique et chercheur associé à l’IDEAT (Université Paris 1 — Panthéon-Sorbonne, CNRS) et Olivier Lamm (musicien et journaliste). Une soirée proposée et modérée par Bastien Gallet (philosophe et rédacteur en chef de la revue Musica Falsa).

Matthieu Saladin est docteur en Esthétique et chercheur associé à l’IDEAT (Université Paris 1 — Panthéon-Sorbonne, CNRS). Sa recherche porte sur l’esthétique des musiques expérimentales. Il enseigne l’Esthétique des musiques actuelles à la FLSH Lille, est membre du comité de rédaction de la revue de recherche Volume ! (éditions Seteun), et rédacteur en chef de la revue TACET dédiée aux musiques expérimentales. Il est également artiste et musicien. Sa pratique relève d’une approche conceptuelle, réfléchissant sur l’histoire des formes et des processus de création, ainsi que sur les rapports entre art et société. Son livre Esthétique de l’improvisation libre paraîtra prochainement aux Presses du Réel.

Olivier Lamm est musicien de musique électronique et journaliste. Il a publié trois albums entre electronica, chaos numérique et techno poppy, et participe aux projets Section Amour et Labranisch. Il écrit régulièrement pour le magazine Chronicart et achève plusieurs travaux de recherche dans le domaine du postmodernisme en littérature américaine.

Bastien Gallet enseigne la philosophie à l’École nationale des beaux-arts de Lyon, et est éditeur aux éditions MF. Il a été producteur à France Culture, rédacteur en chef de la revue Musica Falsa, directeur du festival Archipel (Genève), pensionnaire à l’Académie de France à Rome (villa Médicis), commissaire d’expositions (« Espace-Odyssée » à la Cité de la musique notamment), chargé de cours de philosophie à l’université de Metz, responsable d’un séminaire au Collège international de philosophie, coordinateur (avec Christophe Kihm) d’un numéro d’Art Press II consacré à « L’art des sons ». Il a publié deux romans : Une longue forme complètement rouge aux éditions Léo Scheer et Marsyas aux éditions MF ; deux essais sur la musique ; Anastylose aux éditions Fage (en collaboration avec Ludovic Michaux, Yoan De Roeck et Arno Bertina). Il s’occupe aujourd’hui de philosophie, d’art sonore et de littérature.

Dans l’auditorium mobile, entrée sur présentation du ticket d’entrée aux expositions, dans la limite des places disponibles.

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13, av. du Président Wilson


75016 Paris

T. 01 81 97 35 88

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Alma – Marceau
Boissière
Iéna

Horaires

Tous les jours sauf le mardi de midi à minuit

Tarifs

Plein tarif 12 € — Tarif réduit 9 €

Gratuité pour les visiteurs de moins de 18 ans, les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires des minimas sociaux…

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