Renato D’Agostin — 7439 — (and special guest...)

Exposition

Photographie

Renato D’Agostin — 7439
(and special guest...)

Encore 22 jours : 13 mai → 9 septembre 2017

Renato d agostin thierry bigaignon paris4 grid Renato D’Agostin — Galerie Thierry Bigaignon Du 13 mai au 9 septembre, la galerie Thierry Bigaignon accueille le photographe Renato D’Agostin qui présente l’essentiel de sa sér... 1 - Pas mal Critique
7439 Miles pour (Re)découvrir l’Amérique !

Traverser les Etats-Unis d’est en ouest est sans conteste le « road trip » par excellence dans l’inconscient collectif et pour les photographes un défi périlleux tant il a été le sujet de prédilection des plus grands artistes, de Robert Frank à Jack Kerouac. En 2015, le photographe italien Renato d’Agostin décide de relever ce défi, prend la route sur sa BMW de 1983 et parcourt les 7439 miles qui séparent New York de Los Angeles, développant ses pellicules au gré des étapes, transformant ses chambres d’hôtel en chambres noires. De ce voyage initiatique Renato D’Agostin créera une série lumineuse et contrastée, époustouflante de grâce et de subtilité : « 7439 ».

C’est à Venise, où il nait en 1983, que Renato D’Agostin débute sa carrière de photographe. Dès 2001, il emprunte l’appareil de son père et explore son univers familier, découvrant là de nouveaux moyens de sublimer la Sérénissime. Inspiré par l’atmosphère de la vie urbaine, il sillonne alors les capitales d’Europe occidentale et après un passage à Milan où il travaille pour le studio Maison Sabbatini, il s’envole pour New York. Il y suit en 2005 des cours de tirages d’art à l’International Center of Photography (ICP) et sera pour un temps l’assistant de Ralph Gibson.

Dissociant ses sujets de leur propre réalité, Renato D’Agostin ouvre de nouvelles voies dans l’imagination du spectateur en réinterprétant la relation entre l’homme, l’espace et la matière. Pour Thierry Bigaignon, « Renato D’Agostin est un explorateurné. Il capture des éléments visuels que la plupart d’entre nous ne remarquent pas, et pose sur chacun de ses clichés une empreinte singulière. Fin technicien, Renato D’Agostin sait mieux qui quiconque adjoindre au classicisme de l’argentique noir et blanc une vision contemporaine du monde ». Et d’ajouter : « Ses photographies, chargées d’abstraction et de surréalisme, sont fortes et délicates à la fois ».

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Les travaux de Renato D’Agostin ont été publiés dans de nombreux ouvrages, dont le plus récent, « Proxemics » (The(M) éditions), vient de remporter le prix du meilleur ouvrage photographique lors de la Nuit du Livre 2017. Ses photographies font partie de prestigieuses collections publiques, parmi lesquelles la Bibliothèque du Congrès américain, la Phillips Collection (Washington), le Center for Creative Photography (Arizona) ou encore la Maison Européenne de la Photographie (Paris). Ses séries ont fait l’objet de nombreuses expositions aux Etats- Unis, en Europe et en Asie depuis 10 ans.

La série « 7439 » est présentée pour la première fois en France du 13 mai au 9 septembre 2017.

28 tirages argentiques originaux noir et blanc, signés et numérotés (format 32×48 cm, édition limitée à 25 exemplaires et 67×100 cm, édition limitée à 5 exemplaires).

Artiste invitée : Vittoria Gerardi

Avec sa toute première série « Confine », Vittoria Gerardi nous propose une expérience visuelle et mentale du paysage. La jeune photographe italienne, nous présente en effet sa propre perception du paysage américain et plus particulièrement celui de la Vallée de la Mort, un lieu désertique, aride et chaud. La photographe utilise des parties du négatif, comme des fragments de paysages, pour construire des frontières symboliques entre matière et temps, entre espace et lumière, comme pour mieux marquer le paysage d’une cicatrice, celle d’un horizon imaginaire.

En utilisant des procédés argentiques alternatifs, l’artiste met l’accent sur les éléments violents et extrêmes du paysage. La synergie entre produits chimiques et sensibilité du papier argentique d’une part, et le délicat équilibre entre le facteur chance et la prise de contrôle en chambre noire d’autre part, donnent naissance à des tirages uniques et non-reproductibles et aux tonalités particulières.

Pour Vittoria Gerardi : « Confine, ou horizon, c’est cette ligne intangible qui révèle à l’homme ses limites et l’illusion de pouvoir aller au-delà ». Et Thierry Bigaignon d’ajouter : « A à peine 21 ans, Vittoria fait déjà preuve d’une grande maturité artistique avec un sens aigu de la composition, une maîtrise technique et une capacité étonnante à révéler des sentiments concrets à travers des créations abstraites. Je suis donc particulièrement fier d’exposer ses tout premiers travaux dans cette nouvelle formule d’exposition que nous inaugurerons dès le 13 mai prochain ».

Plus de 15 tirages argentiques originaux noir et blanc, signés et numérotés. Formats divers, éditions uniques.