Ryan Gander — Make every show like it’s your last

Exposition

Installations, nouveaux médias, sculpture, techniques mixtes...

Ryan Gander
Make every show like it’s your last

Passé : 19 septembre → 17 novembre 2013

Ryan gander plateau grid Ryan Gander, Make Every Show Like It’s your Last — Le Plateau La générosité et la prolixité de Ryan Gander ne manquent pas d’intriguer ; présentée jusqu’au 17 novembre 2013, cette première exposition personnelle de l’artiste dans une institution parisienne tient ses promesses et offre une plongée dans un univers à part. Aubry 3 grid Seize A l'honneur cette quinzaine deux expositions personnelles audacieuses d'artistes singuliers dont les univers, pour différents qu'ils soient, partagent une même implication. Michel Aubry d'abord au Crédac, qui revient avec nous sur sa démarche au long d'un grand entretien, et Ryan Gander au Plateau, des personnalités foudroyantes qui créent un écho subtil en cette rentrée 2013

Le Frac Ile-de-France / Le Plateau présente Make every show like it’s your last, première exposition personnelle de l’artiste britannique Ryan Gander dans une institution parisienne.

Mettant à profit une imagination des plus débordantes, Ryan Gander s’ingénie à nous proposer des œuvres — tous médiums confondus — qui tendent à revisiter non sans humour le champ de l’art conceptuel.

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Ryan Gander, Poster realisé en soutien à la campagne Artists for the NHS. Une campagne menée par des artistes pour protester contre le projet de privatisation d’une grande partie du service d’assurance sociale au Royaume-Uni © Ryan Gander, Courtesy de l’artiste

Proposer du vent à la Documenta de Kassel, faire un remake de l’une des scènes clés du « biopic » de Julian Schnabel sur Jean-Michel Basquiat, présenter des boîtes scellées dont les contenus sont a priori décrits par des textes au mur, associer images, légendes et commentaires sur un mode discursif…, l’art — et notamment cet art ayant pour sujet de prédilection l’art lui-même — est pour lui un immense terrain de jeu où il convient de redéfinir sans cesse les règles pour jouer de nouvelles parties.

Dans ce contexte, le triptyque fondamental auteur/œuvre/spectateur constitue bien souvent le point de départ de travaux visant précisément, sur ce mode réflexif, à en éprouver tous les ressorts.

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Seance de prises de vues realisee pour l’œuvre Lost in my own recursive narrative (The Russian Club, Londres, janvier 2012) © Ryan Gander, Courtesy de l’artiste Image John Newton

Auteur, Ryan Gander apparaît régulièrement dans ses œuvres. Lorsqu’il ne s’agit pas d’autoportraits — proposés sans la moindre complaisance, bien souvent emprunts d’autodérision —, il nous livre nombre de données à caractère biographique comme autant d’éléments moteurs de ce qu’il nous est donné à voir. Mais au-delà de cette forme autobiographique qui n’hésite pas à verser dans un certain romantisme, c’est avant tout au cheminement de sa pensée qu’il nous convie.

L’œuvre, chez Ryan Gander, apparaît la plupart du temps comme une forme d’énigme qu’il s’agirait de résoudre. Cependant, loin d’une simple solution à trouver, c’est bien le statut de l’œuvre, son rôle, qu’il est question de revisiter : en l’occurrence, les véritables « pièces à conviction » que nous propose l’artiste sont à percevoir en tant que telles, mais aussi comme les vecteurs d’une narration, comme les agents — troubles et actifs à la fois — d’une pensée délibérément en mouvement.

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Ryan Gander, Please be patient Série de peintures réalisées par Ryan Gander, de portraits d’individus qu’il a rencontré, peints de mémoire. L’œuvre se présente sous la forme d’un disque de verre accroché au mur. Le disque a été utilisé comme palette pour mélanger les couleurs utilisées

Quant au spectateur, on pourrait dire sans crainte qu’il est l’élément essentiel du dispositif. C’est à lui que tout s’adresse, c’est par sa présence que se justifie l’ensemble de la démarche. Tout est fait pour que sa perception soit sollicitée, son attention attirée, son intelligence stimulée.

Au Plateau, parmi les toutes nouvelles œuvres produites qui tendront chacune à s’inscrire dans ces trois perspectives — des abris de fortune réalisés par l’enfant de l’artiste devenus sculptures de marbre, un parallélépipède dans l’obscurité à la fonction indéfinie, une paire d’yeux dans le mur réagissant au moindre mouvement du visiteur … —, il en est une qui répondra clairement à ce dernier objectif : une campagne de publicité soi-disant organisée par le ministère de la Santé britannique visant à encourager l’imagination au sein de la population.

Xavier Franceschi
  • Vernissage Mercredi 18 septembre 2013 18:00 → 21:00
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22 rue des Alouettes


75019 Paris

T. 01 76 21 13 41

www.fraciledefrance.com

Jourdain

Horaires

Du mercredi au dimanche de 14h à 19h
Plateau-Apéro : nocturne le 1er mercredi de chaque mois (sauf soirs de vernissage) jusqu’à 21h

Tarifs

Accès libre

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