Sanctum Sanctorum

Exposition

Installations, sculpture

Sanctum Sanctorum

Passé : 29 juin → 3 août 2013

Chapuisat 2 grid Les Frères Chapuisat à la JGM. Galerie Sanctum Sanctorum à la Jgm. Galerie impose le recueillement et une certaine forme de devoir de mémoire. En mêlant la tradition bibl... 3 - Bravo Critique

Dans le cadre du projet Nouvelles vagues organisé par Le Palais de Tokyo, la JGM. Galerie donne carte blanche aux Frères Chapuisat pour imaginer une exposition collective.

Le travail des Frères Chapuisat fait régulièrement référence au sacré en s’appuyant sur des recherches scientifiques ou sur des croyances populaires. Leurs installations, qui invitent souvent le visiteur à pénétrer dans des espaces confinés, agissent comme des lieux propices à l’introspection. En s’appuyant sur l’essai du neurobiologiste Henri Laborit, Eloge de la fuite (1976) et un texte célèbre du guide spirituel Anthony de Mello (Awarness, 1992), Les Frères Chapuisat ont souhaité mettre en place un dispositif d’exposition qui mette l’accent sur la dimension mystique de l’expérience artistique.

Peu après la mort de Mike Kelley, un résident et ami d’Highland Park Hillside, son quartier à Los Angeles, a décidé de créer un mémorial en hommage à son ami. Il l’explique ainsi :

« J’avais conscience que lorsqu’un ami meurt, en particulier quelqu’un d’autant admiré que Mike, il peut être vraiment utile d’avoir quelque part où se rendre, faire quelque chose, un endroit où déverser sa peine et où l’honorer. Je crois aussi que les rituels sont très importants, et que le deuil peut inclure un processus créatif. »

Dans cette exposition, Les Frères Chapuisat souhaitent créer, dans la sacro-sainte chapelle qu’est le white cube, un parallèle entre la mort, les rituels qui l’entourent et l’œuvre d’art. En proposant une vision très personnelle de la vanité, les Frères Chapuisat font glisser l’objet de son statut d’œuvre à celui de relique. L’attention ne se focalise plus uniquement sur la dimension intellectuelle de l’œuvre mais surtout sur sa proximité avec son créateur, au point d’en devenir un prolongement. Par conséquent, la mort est le protocole de ce projet d’exposition qui réunit uniquement des artistes décédés au cours des dernières années — Mike Kelley, Franz West, Ravi Shankar, David Weiss, Cy Twombly.

Les Frères Chapuisat ont choisi d’intervenir plastiquement dans le dispositif d’exposition. Chaque œuvre/relique est ainsi présentée à l’intérieur d’une petite pagode ou stûpa — reliquaire et lieu de culte bouddhiste — et customisée en fonction de l’artiste auquel elle rend hommage. Sont ajoutés, en plus des œuvres exposées, des copies de fan art, messages, textes, images et autres documents relatifs à la disparition de l’artiste. Dans une atmosphère délibérément sacralisée, le visiteur est invité à s’introduire à l’intérieur de petits lieux de culte afin d’éprouver physiquement la dimension introspective de cette expérience mystique.

L’exposition Sanctum Sanctorum est un hommage à des figures majeures récemment disparues. C’est aussi le moyen pour les Frères Chapuisat de remettre en question la forme-même du dispositif de monstration en proposant une approche différente et radicale de l’exposition et de l’appréciation des œuvres d’art.

  • Vernissage Samedi 29 juin 2013 20:00 → 16:00
Galerie Mitterrand Galerie
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79, rue du Temple


75003 Paris

T. 01 43 26 12 05 — F. 01 46 33 44 83

www.galeriemitterrand.com

Rambuteau

Horaires

Du lundi au vendredi de 10h à 19h
Les samedis de 11h à 19h

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Les artistes

  • Les frères Chapuisat