Sho 2 — 100 maîtres calligraphes contemporains du Japon

Exposition

Techniques mixtes

Sho 2
100 maîtres calligraphes contemporains du Japon

Passé : 23 octobre 2013 → 13 janvier 2014

Le musée Guimet et l’Association de calligraphie Mainichi Shodokai présentent un ensemble exceptionnel de 100 calligraphies japonaises contemporaines. Exposées dans les salles Japon du musée, elles seront issues du 65ème concours annuel, organisé par la fondation à Tokyo.

Sept catégories stylistiques réuniront poèmes classiques d’inspiration chinoise, calligraphies d’un caractère unique ou encore certaines formes littéraires purement japonaises (haïku, waka). Les avant-gardistes, dans leur libération du geste pour en privilégier l’esthétique, complèteront cette sélection, illustrant la coexistence de styles très divers et leur évolution au fil de l’histoire.

Prolongement de l’écriture, la calligraphie japonaise trouve son origine en Chine, résultat des échanges incessants avec son voisin japonais. Les caractères chinois, dont les traits sont inspirés de l’observation de la nature, ont été importés vers le VIe siècle par les moines bouddhistes japonais avec les idéogrammes appelés kanji et les outils qui en sont indissociables.

Les prémices d’une écriture abstraite remontent à environ 1700 avant notre ère. A cette époque, les idéogrammes étaient gravés sur des carapaces de tortue (kokotsubun) ou des lamelles de bambou. Le papier fut inventé bien plus tard mais sa fabrication onéreuse en rendit l’usage assez limité et l’utilisation de la soie par substitution devint plus courante. Le premier style proprement japonais vit le jour à la fin du 1er millénaire, notamment avec la création des kana. Ces caractères simplifiés composent ainsi un alphabet syllabaire complémentaire des idéogrammes, dont le seul usage s’avérait finalement peu adapté à la langue japonaise.

Evoluant au gré de l’écriture, des réformes administratives ou encore des inventions (création du pinceau, du papier et de l’encre), la calligraphie japonaise se démarque des canons officiels et entre dans la classification des « Beaux-Arts », exerçant une double attraction : utilitaire et esthétique, baignés des systèmes philosophiques Confucéens, Taoistes et Zen. Synonyme de raffinement et de civilisation, le Japon en fait une véritable voie d’accomplissement personnel et spirituel, le Shodô, étroitement lié à la philosophie zen et aux disciplines corrélées : la cérémonie du thé, la peinture et l’ikebana.

Dans la calligraphie japonaise, le caractère est produit en un souffle qui dure quelques secondes sans retour possible. L’exécution du geste nécessite une concentration de l’esprit extrême pour que le corps révèle toutes ses énergies afin de les faire converger vers à la pointe du pinceau. Le rythme de l’exécution confère son unité et sa beauté, reflet d’une personnalité, d’un état d’âme…

Aujourd’hui, les nouvelles technologies se sont substituées à l’utilisation du pinceau mais la calligraphie s’initie toujours à l’école même si son enseignement n’est plus obligatoire.

Un « art de l’encre et du papier vivant »

Le musée Guimet et la fondation Mainichi Shodokai espèrent ainsi poursuivre leur volonté commune d’ouvrir à un public occidental les portes d’un univers singulier : celui d’un « art de l’encre » et du papier « vivant », encore omniprésent aujourd‘hui dans l’archipel.

En lien avec cet accrochage, des improvisations de calligraphie seront organisées au musée Guimet ainsi que des secrets d’ateliers proposant au public adulte une rencontre plus intime et vivante de cette discipline. Les secrets d’ateliers permettront de comprendre le processus de création : choix du papier, préparation de l’encre ou sélection des pinceaux, avec une possibilité donnée de s’initier à leur maniement. Les improvisations offriront d’observer le processus de création calligraphique — sur un thème et un style choisis — lors d’une performance exécutée par un lauréat du concours Mainichi.

Des maîtres calligraphes proposent à chaque séance une initiation autour d’un caractère accessible à tous. Une opportunité pour les enfants de découvrir avec leurs parents, la joie de manier l’encre et le pinceau, avec poésie et créativité.

L’accrochage s’inscrit dans un dialogue voulu régulier entre les deux institutions. Proposant une immersion unique au cœur d’un art traditionnel, les œuvres présentées ont été réalisées spécialement pour le musée Guimet.

Musée Guimet Musée
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6, place d’Iéna


75016 Paris

T. 01 56 52 53 00

www.guimet.fr

Iéna

Horaires

Tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h

Tarifs

Plein tarif 7,50€ — 8 € — Tarif réduit 5,50€ — 6 €

Gratuit pour les moins de 18 ans

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