Christian Hidaka — Souvenir

Exposition

Techniques mixtes

Christian Hidaka — Souvenir

Passé : 1 décembre 2012 → 2 février 2013

Le souvenir, ou ce qui revient à l’esprit : une déduction cognitive, inspirée par une souvenance concrète ou par une forme, et qui est partagée, au sein de l’exposition de Christian Hidaka à la Galerie Michel Rein, par les différentes représentations de l’espace et les diverses notions des valeurs figuratives concurrentes qui les accompagnent.

Issues de catégories distinctes du langage figuratif, les œuvres de Hidaka servent de médiateur entre deux références à des périodes qui ont considérablement éclairé la représentation du plan pictural. Celle des années 1480, de Piero della Francesca et de l’influence de la géométrie euclidienne, dont la composition dépend et est limitée par les contours du cadre ; et celle qui laisse entendre un développement illimité de l’espace, prenant la forme soit de paysages calligraphiques chinois anciens, soit d’un espace numérique se développant à l’infini, apparu dans les jeux vidéo des années 1980.

Dans ces œuvres, où l’équilibre d’information réside dans la nature du sujet à l’intérieur même du cadre mais aussi dans la manière dont le sujet appréhende le cadre et l’espace au-delà, tant au niveau physique que cognitif, l’apparition d’objets mobiles distincts, plus petits, au sein du vaste espace quasi vide des peintures architecturales, relève alors du phénomène. Le sens de ces éléments plus déclaratifs est en rupture avec l’allusion faite au développement d’un espace infini dans les paysages, un effet obtenu par la séquence répétitive de formes. Et bien que résolument différente, une parité psychologique s’établit avec l’aspect séparateur et révélateur de ce qui est défini.

Christian Hidaka, Souvenir (détail) 2012 tempera à l’huile sur papier, 39 × 26,5 cm inv. WARD11073 Dans l’une et l’autre catégorie d’œuvres, le message ne réside pas dans un seul élément ni dans un point unique de l’œuvre. Par le pouvoir de suggestion de celle-ci, il s’établit un ensemble de relations dans l’espace. Une aspiration pour l’espace intérieur vis-à-vis de l’espace extérieur à l’œuvre, une distinction entre l’une et l’autre forme qui prend alors corps sur le plan pictural. L’approche euclidienne fait se replier la composition sur elle-même, reconnaissant les objets comme le message, alors qu’en tant qu’espace de contemplation, le paysage chinois a pour objectif d’attirer le spectateur en son sein, faisant disparaître la distinction entre représentation et sujet. Une différence similaire à celle qui oppose l’aspiration occidentale et la réalisation orientale de la spiritualité.

En réunissant ces formes de langage spatial, Christian Hidaka teste le traitement de son sujet vis-à-vis de sa matière, tout comme de l’espace collectif recherché par les œuvres. Et parmi les différences établies par la présence collective se trouve le temps de l’œuvre, à la fois ensemble de gestes réels nés de la main de l’artiste, tradition interprétative et suggestion d’un sens qui viendrait de l’intérieur de formes de représentation. Une mémoire de la représentation tardive qui, associée aux sous-entendus activement recherchés par la nature de l’œuvre, s’interroge sur le souvenir, se demandant s’il est en définitive celui de la pensée passée.

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42, rue de Turenne


75003 Paris

T. 01 42 72 68 13 — F. 01 42 72 81 94

www.michelrein.com

Chemin Vert

Horaires

Du mardi au samedi de 11h à 19h

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L’artiste

  • Christian Hidaka