The devil’s fidelity

Exposition

Film, installations, nouveaux médias, photographie...

The devil’s fidelity

Passé : 13 janvier → 18 février 2012

La galerie Marian Goodman annonce sa nouvelle exposition intitulée The devil’s fidelity, qui rassemble un groupe d’artistes internationaux, dont le travail n’a jamais été exposé à la galerie, ni à Paris pour la plupart. Le titre fait référence à un poème d’Emily Dickinson (“THE DEVIL, had he fidelity…”) qui décrit le caractère inexorablement pluriel et malléable de la vérité et dénonce le danger de croire aux apparences.

Si ces six artistes représentent un champ large de travaux distincts en vidéo, photographie, sculpture et peinture, ils se rejoignent néanmoins autour de certaines trames communes. La tension entre haute et basse culture est inhérente à la pratique de chacun d’eux : certains utilisent des matériaux et des techniques ostensiblement bruts au service de résultats sobres et raffinés, ou à l’inverse, ils construisent une élégance superficielle pour dissimuler un geste radical subversif. Révélatrices de la pratique ouverte de chaque artiste, les œuvres de l’exposition questionnent leur propre réalisation, prenant leur processus de création comme sujet, tout en proposant une critique sociale et culturelle à plusieurs niveaux.

Nina Canell (née en 1979) est basée à Berlin. Ses installations sculpturales ont l’apparence d’instruments expérimentaux testant la nature transitoire du mesurable (l’électricité, l’eau) et de l’incommensurable (la conscience) dans une recherche ouverte sur les phénomènes éphémères et les sujets historiques et culturels.

« Ses objets révèlent la logique intérieure de leurs jeux énergétiques comme lors de changements électromagnétiques provenant d’évènements invisibles, qu’ils nous apparaissent physiquement à travers une variété de conducteurs ou qu’ils esquivent discrètement la perception humaine. Une sorte de mécanisme caché semble être à l’œuvre, connectant notre conscience aux objets et aux phénomènes de manière presque prosaïque. »

Fridericianum, 2010

Le travail de Nina Canell a récemment fait l’objet d’expositions monographiques au Fridericianum de Kassel (Allemagne), au Mumok de Vienne, au Kunstverein Hamburg à Hambourg (Allemagne), à la Neuer Aachener Kunstverein d’Aix-la-Chapelle (Allemagne) ou à la Douglas Hyde Gallery de Dublin. En 2012, elle va participer à La Triennale (Intense Proximité) et à la Biennale de Sydney.

Matias Faldbakken (né en 1973) est un artiste et écrivain vivant et travaillant à Oslo. En plus de publier des romans, sa pratique inclut la sculpture, l’installation, le film et les interventions photographiques. Son esthétique abstraite est enracinée dans des gestes de négation potentiellement violents et destructifs. Avec une dose d’humour, Faldbakken transforme ce vandalisme et cette violence en des objets formellement séduisants qui cachent leur nature anarchique, créés pour contrebalancer la banalité de la pop culture, des médias et du commerce.

« Mes pratiques artistique et littéraire sont toutes deux nourries par l’idée (et la pratique) du négatif comme force motrice. Dans le champ de l’art, mon travail consiste principalement en une recherche sur la « négation spectaculaire_ », et pourrait être décrit comme du négativisme visualisé. »

Matias Faldbakken, 2010

Matias Faldbakken a récemment été exposé au Fridericianum de Kassel (Allemagne), à IKON Gallery à Birmingham (Royaume-Uni), à la Kunsthalle de Saint-Gall (Suisse), à Power Station à Dallas et au Pavillon Nordique de la Biennale de Venise en 2005.
Cyprien Gaillard (né en 1980) vit et travaille à Paris, Berlin et Los Angeles, où il est actuellement en résidence au UCLA Hammer Museum. Ses photographies, sculptures, vidéos et performances se situent quelque part entre l’anthropologie, l’archéologie, le land art, l’architecture et le minimalisme. Pour un projet récent à Berlin, il a construit une ziggurat à partir de pack de bière turque importée. Au vernissage, les visiteurs étaient invités à grimper sur la sculpture, à ouvrir les boîtes et à boire la bière. L’expérience même de l’œuvre incluait sa propre destruction et consommation, rappelant les destructions moins métaphoriques de monuments historiques partout dans le monde.

« Je m’intéresse aux défaillances, à la beauté de l’échec et à la chute en général.»

Cyprien Gaillard, 2009

Parmi ses expositions monographiques de 2011, on peut citer Ur au Centre Pompidou pour le Prix Marcel Duchamp 2010, The Recovery of Discovery au KW Institute for Contemporary Art de Berlin et Obstacles to Renewal à la Kunsthalle Basel à Bâle.

Tim Lee (né en 1975) est basé à Vancouver. Il réalise des vidéos, des photographies et des sculptures dans lesquelles il incarne ou recréé des moments marquants de l’histoire de l’art, de la musique et de la culture pop. Il présente pour cette exposition une installation vidéo sur quatre écrans intitulée String Quartet, Opus 1, Glenn Gould, 1955 (2010). Les images montrent l’artiste en train de jouer les quatre instruments du récital de la seule composition originale de Glenn Gould. L’œuvre est en fait une fabrication élaborée. Tim Lee ne sait jouer d’aucun de ces instruments, et c’est uniquement grâce à un montage complexe qu’il donne l’impression de posséder les dons requis pour jouer cette pièce.

Dernièrement, des expositions de Tim Lee ont été organisées à la Hayward Gallery de Londres, à Presentation House à Vancouver, au Contemporary Art Museum de Houston, à la Lisson Gallery de Londres et à la Galerie Jörg Johnen à Berlin.

Mai-Thu Perret (née en 1976) vit et travaille à Genève. Elle explore les sociétés utopiques et l’histoire de l’avant-garde et du féminisme à travers une pratique riche incorporant sculptures, peintures, installations et performances. Depuis 1999, elle développe un immense corpus d’œuvres sur une communauté imaginaire de séparatistes féministes vivant au Nouveau-Mexique (Etats-Unis). Elle produit différents textes, sculptures, peintures, céramiques et performances qu’elle attribue à cette communauté.

Mai-Thu Perret a récemment montré son travail lors d’expositions monographiques au Mamco à Genève, à l’Aargauer Kunsthalle à Aarau (Suisse), au Aspen Art Museum et au San Francisco Museum of Modern Art. Elle a participé à la 54ème Biennale de Venise, et participe actuellement à l’exposition « Danser sa vie » au Centre Pompidou.

Mark Soo (né en 1977) vit et travaille à Berlin. Il réalise des films, des photographies, des sculptures et des installations qui associent différents moments de l’histoire culturelle, industrielle et musicale. Dans une installation vidéo récente, il juxtaposait par exemple un bateau à vapeur du XIXème siècle typique de la Louisiane à de la musique techno de Detroit, pour proposer un point de vue sur l’évolution des moteurs de la vapeur à la combustion, et sur le développement de l’ère industrielle. De la même manière, son travail photographique aborde les évolutions historiques du médium lui-même. La nouvelle série de photographies présentée dans l’exposition The devil’s fidelity a été réalisée en combinant des techniques traditionnelles d’impression d’un négatif exposé, à un photogramme et à de la photographie numérique.

Les dernières expositions monographiques de Mark Soo ont eu lieu à The Western Front à Seattle et à la Galerie Johann König à Berlin. Il a participé à des expositions de groupe à la Vancouver Art Gallery, au CCA Wattis à San Francisco, au Nasher Museum of Art à Durham (Etats-Unis) et au MuHKA à Anvers (Belgique).

  • Vernissage Vendredi 13 janvier 2012 à 18:00
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79, rue du Temple

75003 Paris

T. 01 48 01 70 52 — F. 01 40 27 81 37

www.mariangoodman.com

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Horaires

Du mardi au samedi de 11h à 19h

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