Trésor du Saint-Sépulcre — Présents des cours royales européennes à Jérusalem

Exposition

Techniques mixtes

Trésor du Saint-Sépulcre
Présents des cours royales européennes à Jérusalem

Passé : 16 avril → 14 juillet 2013

Jérusalem, « nouvel ombilic du monde »

Avec l’extension du christianisme, le centre du monde se déplace à Jérusalem. Très vite, le Saint-Sépulcre, lieu de la Résurrection du Christ, exerce une grande attraction. Il devient la source majeure du rayonnement du mystère chrétien vers l’ensemble de l’Occident. Dès le IVe siècle, il devient un lieu de pèlerinage très fréquenté où affluent des milliers de croyants, accueillis par les frères franciscains, gardiens des Lieux saints, établis à Jérusalem depuis vingt-huit générations. En effet, en 1219, la rencontre de Saint François avec le sultan Al Malik, neveu de Saladin, en pleine période des Croisades, ouvre la voie du dialogue entre chrétiens et musulmans.

Au début du XIXe siècle, Chateaubriand (1768-1848), après avoir visité « la terre des prodiges et les sources de la plus étonnante poésie », a publié son Itinéraire de Paris à Jérusalem qui a donné une nouvelle impulsion aux voyages en Orient. L’auteur a également proposé de conduire la restauration de la basilique du Saint-Sépulcre, après l’incendie qui l’a ravagée en 1808.

Le trésor du saint-sépulcre : une extraordinaire accumulation d’objets d’art au fil des siècles

Le Trésor du Saint-Sépulcre est constitué d’extraordinaires œuvres d’art, destinées à rehausser la splendeur de la basilique du Saint-Sépulcre de Jérusalem ainsi que de celles de Bethléem ou de Nazareth et envoyées en hommage aux Lieux saints par les principaux souverains européens.

Adressés tout au long de l’histoire par des fidèles et des pèlerins, ces présents sont très divers quant à leur provenance, leur style et leur époque : allant des émaux limousins du XIIe siècle à une cloche chinoise encore plus ancienne. À partir de la fin du XIVe siècle, des présents en plus grand nombre affluent de toutes parts. En se limitant aux provenances royales, se rencontre une multitude de lampes de sanctuaire en argent ou en or, de candélabres de vermeil, de bassins de monstrance dignes des plus grands buffets royaux, de vases liturgiques enrichis d’émaux et de pierres précieuses, de crosses et de croix de procession ciselées par les plus grands orfèvres, ou encore d’étoffes précieuses, lampas, brocarts, velours ciselés, ornés des motifs les plus exubérants.

Pour la France, les Bourbons perpétuent cette tradition royale de cadeaux religieux et diplomatiques : ainsi Louis XIV fait-il expédier de somptueuses pièces d’orfèvrerie, permettant d’évoquer un Versailles aujourd’hui disparu. En 1686, la Sérénissime République de Gênes offre un des plus extraordinaires ensemble d’ornements jamais réalisés, brodé de fil de soie polychrome. Mais, plus encore que toutes les autres nations, après le Saint-Empire et le Portugal, l’Espagne déploie un faste culminant dans une orfèvrerie d’or massif qui peut être jugée sans équivalent dans le monde.

Deux lieux d’exposition : les salles des Croisades du château de Versailles et la maison de Chateaubriand.

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Place d’Armes

78000 Versailles

www.chateauversailles.fr

Horaires

Tous les jours sauf le lundi de 9h à 18h30
Les jardins sont ouverts tous les jours de 8h à 20h30 en haute saison

Tarifs

Plein tarif 13,50 € — Tarif réduit 10 €

Tarif réduit après 15h00.

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