Whispers from the Earth — Chuchotements de la Terre

Exposition

Collage, dessin, peinture, sculpture

Whispers from the Earth
Chuchotements de la Terre

Encore 23 jours : 8 septembre → 12 octobre 2017

La galerie, à laquelle le Musée Granet d’Aix-en-Provence consacre actuellement son exposition Passion de l’Art, Galerie Jeanne Bucher Jaeger depuis 1925, présente aujourd’hui Whispers from the Earth.

Ce titre évoque l’œuvre de l’artiste contemporaine indienne Zarina Hashmi, I Whispered to the Earth, ici exposée. Quand le papier se fait terre, œuvre prière en hommage à une proche défunte. Les œuvres de Zarina sont régulièrement présentées dans des institutions internationales telles que le MoMA, le Whitney Museum, le Metropolitan Museum… Massimiliano Gioni, Directeur du New Museum, l’a récemment choisie pour participer à La Terra Inquieta, à la Triennale de Milan avec le soutien de la Fondation Trussardi.

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Motherwell, Sans titre ou Water color, 1945, 1945 Aquarelle, gouache et traces de mine de plomb sur papier — 37 × 29 cm

Cette exposition rassemble, autour du thème de la Terre, des artistes modernes et contemporains que la galerie a défendus depuis l’origine à nos jours. Elle fait également écho aux nombreuses expositions Hors-Murs au sein d’institutions françaises ou internationales auxquelles la galerie participe par le prêt d’œuvres de sa collection.

Dans la vitrine, Desert Heart Attack du portugais Rui Moreira, qui dessine de façon ininterrompue à ses retours de voyages et effectue une sorte d’exercice mnémonique en revivant le cycle naturel de chaque espace afin d’en ressentir toutes les nuances. Chaleur écrasante du désert, lumière crue du soleil, températures glacées dans les montagnes à la source du Gange, humidité extrême de la jungle amazonienne… Une exposition personnelle d’envergure, Os Piromanos, lui fut consacrée en 2016 au Portugal (José de Guimarães International Centre for the Arts).

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Rui Moreira, Black Star II, 2014 Gouache sur papier — 88 × 88 cm

L’exposition s’ouvre avec deux artistes intimement liés à l’histoire de la galerie, Maria Helena Vieira da Silva et Arpad Szenes, dont les œuvres L’écho antérieur et En Contrebas, se répondent et chuchotent leur part de vérité. A partir du 28 septembre prochain, la Fondation lisboète de ces deux artistes consacre une importante exposition aux éditions de la galerie de 1925 à nos jours. L’occasion de redécouvrir à Lisbonne le plafond de l’Eglise Santa-Isabel de l’artiste Michael Biberstein dont l’une des « surfaces de rêve » est présentée à la galerie, en écho avec la sculpture flottant dans l’espace du japonais Susumu Shingu, sculpteur du vent et de la nature, dont les projets artistiques ont voyagé dans le monde entier.

En dialogue avec La cour de ferme II de Masson daté de 1930, l’œuvre au lyrisme sensuel en forme de célébration d’une communion avec la nature Anosisoa, l’île du bien, de Paul Rebeyrolle, se confronte à la délicate sculpture Divisible du contemporain Paul Wallach, exposé actuellement à la Galerie Bastian de Berlin et au Monotype de Mark Tobey, célébré cet été à la Collection Peggy Guggenheim Venise, Threading Light. Jeanne Bucher découvre l’artiste américain lors de son second voyage à New-York en 1946 et Jean-François Jaeger l’expose pour la première fois en Europe une dizaine d’années plus tard. Jeanne Bucher revient également des Etats-Unis avec des œuvres de Robert Motherwell présentées ici en résonance avec Arbres parmi les pierres de Paul Klee.

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Paul Klee, Arbres parmi les pierre, 1937 Aquarelle sur papier — 32,5 × 49 cm

Découvert en 1989 lors de l’exposition Les Magiciens de la Terre au Centre Pompidou (Commissaire: Jean-Hubert Martin) et promu depuis par la galerie, l’artiste chinois Yang Jiechang, a célébré son 60ème anniversaire en 2016 à la galerie lors de l’exposition rétrospective Sur la Terre Comme au Ciel. Une monographie sur l’artiste, I Often Do Bad Things, a été également publiée à cette occasion. Son œuvre Drifting Metropolis, aux encres et couleurs minérales, est mise en perspective avec le cerf immobile, alerte et silencieux de l’artiste portugais Miguel Branco ; cette sculpture a été accueillie, dans un format monumental, par la Cour du Musée de la Chasse et de la Nature lors de l’exposition que le Musée lui a consacrée en 2015/2016, Black Deer.