XEROX — Matthew Darbyshire

Exposition

Sculpture

XEROX
Matthew Darbyshire

Encore 15 jours : 13 avril → 13 mai 2017

Ils sortirent de l’obscurité, soudainement et de plus en plus nombreux, DOUBLES, MANNEQUINS, AUTOMATES, HOMUNCULI.
 
Réplique, double, clone, jumeau, fac-similé, modèle, doppelgänger, mannequin, substitut. Combien de façons de dire la même chose? Une énumération de termes pour le double, triple — multiple — et ainsi de suite — à l’infini. Imitation, imposture, mime, écho, faux, ersatz. Combien de façons, et pourquoi, de dire la même chose, mais de façon différente; pour le meilleur et / ou pour le pire?

Les sculptures de Darbyshire explorent les complexités de la réplique, et ses riches possibilités, elles sont aussi des études de la répétition — réversion, inversion, perversion. Son attention compulsive à la répétition en série, intégrée dans le processus de l’artiste, met en évidence les distinctions structurelles et esthétiques de chaque nouvel objet. Comme les objets répètent inexorablement leurs formes altérées, suspendues en tension entre l’imprimé numérique et la main, ils donnent naissance à la liberté de l’obsession comme une forme d’entreprise qui s’écarte de l’exacte pour embrasser l’habileté, l’artisanat et le travail acharné de la matière. La saleté immaculée et ordonnée, les extrusions soigneusement contenues sont gelées au milieu de la coagulation, comme si au cœur du cœur — battant ou non — est la vérité espérée de la répétition: elle fait naître ce qui autrement passerait inaperçu.

— Extrait du texte d’Emily LaBarge