Gilles Barbier & Peter Stämpfl au Tripostal — Hors les murs

Evénement

Collage, dessin, edition, installations...

Gilles Barbier & Peter Stämpfl au Tripostal
Hors les murs

Encore 5 mois : 27 avril → 1 décembre 2019

Le Tripostal, vaisseau amiral de lille3000, déroule le grand récit de l’Eldorado à travers une myriade d’œuvres d’art contemporain empruntées aux quatre coins du monde avec plus de 40 artistes présentés. En trois chapitres, correspondant aux trois étages du lieu : Les Mondes rêvés, La Ruée et les Nouveaux Eldorado Dans ce cadre, l’œuvre de Gilles Barbier, Porno City, ainsi que l’œuvre Royal, de Peter Stämpfli, sont exposées.

Porno City, Gilles Barbier

OEuvre-monde, œuvre vorace, Porno city plonge avec humour au cœur d’une nature humaine que l’artiste Gilles Barbier aborde selon des problématiques contemporaines : la place du corps comme marchandise, le rôle des médias, les crises chroniques… Il élabore d’ailleurs une théorie sur la « pornosphère », en dénonçant les discours de la société actuelle : la boulimie des médias, la réduction dramatique de stimuli, l’accroissement et l’efficacité des systèmes de production. Porno city 2000 indique l’entrée d’une ville imaginaire conçue comme une véritable « usine à fictions ».

Avec son graphisme simple, ses ronds, ses couleurs vives, l’œuvre évoque les codes formels de la bande-dessinée. Elles rappellent les pancartes des villes de Lucky Luke, criblées de balles surmontées du nom des morts. Or, les bulles sont, dans le monde de Barbier, des « trous dans l’image ». Des trous pour le meilleur ou pour le pire : trouer la surface trop lisse du monde réel, trouer pour produire une multiplicité de scénarios.

Peter Stämpfli

L’artiste suisse Peter Stämpfli s’installe dès 1959 à Paris et entame très rapidement une carrière internationale, représenté par de prestigieuses galeries telles Bruno Bischofberger à Zürich ou Jean Larcade à Paris.

À partir de 1966, fixant son attention sur un objet particulièrement représentatif de la société de consommation, la voiture, puis se restreignant dès 1970 sur le pneu et précisément la bande de roulement, Peter Stämpfli — par le biais de l’agrandissement extrême de ce qu’il appelle (paradoxalement) la « sculpture du pneu» — développe un langage pictural radicalement nouveau.

À partir de ce sujet unique, il revisite l’histoire de l’abstraction géométrique et transforme un thème ordinaire illustrant « le pouvoir de l’art à convertir n’importe quel élément en qualités esthétiques».

(Henry Martin, Art International, 1971).

L’unité du sujet est pour Stämpfli le moyen d’interroger, sans jamais se répéter, toutes les techniques et les moyens de la peinture.

En travaillant précisément et obsessionnellement sur l’empreinte du pneu, Peter Stämpfli a fait de ce motif sa signature.

L’œuvre présentée par l’artiste dans l’exposition « Eldorama » a été spécialement conçue pour l’occasion.

Artistes : Martine Aballéa, Adel Abdessemed, Francis Alÿs, Korakrit Arunanondchai, Babi Badalov, Gilles Barbier, Hicham Berrada, Stefan Brüggemann, Jules De Balincourt, Cao Fei, Till Gerhard, Rodney Graham, Ren Hang, Duane Hanson, Alfredo Jaar, Mike Kelley, Maria Kourkouta, Christopher Kulendran Thomas, Yayoi Kusama, Ibrahim Mahama, Teresa Margolles, Ryan McGinley, Jonathan Monk, Anne et Patrick Poirier, Younès Rahmoun, Peter Stämpfli, Superflex, Claire Tabouret, Thukral & Tagra, Wang Wei, Marnie Weber, Hank Willis Thomas, Liu Xiaodong, Yuyang Wang, Chen Zhen, Qiu Zhijie.

Commissariat : Jérôme Sans, Jean-Max Colard, avec Isabelle Bernini.