Vers la Mer — Stèles

Exposition

Peinture

Vers la Mer
Stèles

Dans 3 jours : 23 novembre 2017 → 13 janvier 2018

Depuis plusieurs années Guy de Malherbe s’appuie sur les paysages escarpés des côtes normandes comme point de départ d’un langage pictural de plus en plus libre, expressif et incarné. L’intérêt particulier du peintre pour ce paysage rocheux — avec le plaisir qu’il éprouve à se l’approprier par la peinture — révèle une relation fusionnelle au monde minéral.

Il dit souvent que ces paysages sont « prétexte à la peinture » mais cette force picturale est nourrie par ce sujet qui se renouvèle sans cesse sous ses yeux. C’est un chaos de matières, le reflet du désordre du monde.

Les anfractuosités du rivage deviennent des refuges à ciel ouvert pour le peintre qui, après des heures passées à peindre sur le motif, rapporte à l’atelier des dizaines de petits formats. S’ensuit le temps des doutes et des luttes pour retrouver les sensations éprouvées sur place, et en tirer une nouvelle énergie. En extérieur, Guy de Malherbe utilise la peinture pour s’approprier le paysage, en atelier il utilise le paysage pour faire de la peinture.

Chaque élément — touche, forme, couleur — qui a servi à dire le paysage devient outil pour construire une peinture. Les signes de l’écriture vive, inscrits sur les petites toiles carrées, se transforment par ricochet pour donner naissance à un univers désormais purement pictural, à la fois objet concret et territoire de l’imaginaire.

Les stèles, étranges objets, vestiges dont on ne sait trop quelle construction, agissent comme un écran qui projette son ombre
puissante sur le sable et laisse entrevoir un au-delà chaotique et lumineux. C’est ce qui se déploie, notamment dans une impressionnante grande toile de 2,10 × 3 m. Dans d’autres peintures, les accumulations de rochers, plus ou moins anthropomorphiques sont prétextes à un traitement tantôt transparent tantôt plus riche de matière. Dans un autre grand format, Guy de Malherbe nous place face à la mer et au ciel, ou plutôt devrait-on dire, face à la peinture. L’eau et les nuages sont traités en larges mouvements de brosse dans une palette de bleus et de bruns colorés.

Ainsi, dans cette exposition, on verra à nouveau combien l’ancrage dans une expérience physique de la nature reste irremplaçable pour Guy de Malherbe qui d’une œuvre à l’autre,
révèle ou dissimule, avec plus ou moins d’intensité, les éléments qui lui sont chers, et qui forment des « images en peinture » comme autant de symboles qui affirment sa peinture comme une œuvre puissamment poétique.

  • Vernissage Jeudi 23 novembre 18:00 → 21:00
  • Vernissage Samedi 25 novembre 15:00 → 20:00