Biennale de Venise — 2026 — 61e édition
Exposition
Biennale de Venise
2026 — 61e édition
Dans 2 mois : 9 mai → 22 novembre 2026
Le 17 octobre 2024, Koyo Kouoh a accepté avec enthousiasme l’invitation à assumer le rôle de Directrice artistique du Département des Arts Visuels, avec pour mission de commissarier la 61e Exposition Internationale d’Art.
Entre la mi-octobre 2024 et le début du mois de mai 2025, Koyo Kouoh a travaillé intensément à l’élaboration du projet curatorial, en définissant son cadre théorique, en sélectionnant les artistes et les œuvres, en choisissant les auteurs du catalogue, en déterminant l’identité graphique de l’Exposition et l’architecture des espaces d’exposition, et en établissant un dialogue avec les artistes invités à y participer.
Le titre et la vision curatoriale de la 61e Exposition, ont été annoncés à la suite du décès soudain de la commissaire Koyo Kouoh, survenu le 10 mai 2025, un événement qui a suscité une profonde tristesse dans le monde entier de l’art et de la culture.
In Minor Keys est le titre choisi par Koyo Kouoh pour la 61e Exposition Internationale d’Art. À ce moment-là, elle écrivait :
« En octobre 2024, j’ai été profondément honorée d’être nommée commissaire de la 61e édition de la Biennale Arte. C’est avec plaisir que je partage aujourd’hui avec vous et votre équipe le cadre philosophique qui guidera mon travail de commissariat pour cette exposition. »
La 61e Exposition sera produite par La Biennale di Venezia, avec la contribution des professionnels sélectionnés et directement impliqués par Koyo Kouoh. L’équipe se compose des conseillers Gabe Beckhurst Feijoo, Marie Hélène Pereira et Rasha Salti ; du*rédacteur en chef Siddhartha Mitter ; et de l’assistante Rory Tsapayi.
Liste d’artistes dans les pavillons nationaux (non définitive) :
Genti Korini, Albanie
Artiste explorant les confluences entre histoire collective et représentation visuelle, Korini réinterroge les récits nationaux à travers des formes peintes, sculptées et photographiques. Son travail puise dans des symboles culturels transformés pour révéler comment les mythes façonnent les identités contemporaines et défient les certitudes historiques.
Argentina, Argentine
Matías Duville
Duville propose une pratique immersive qui brouille les frontières entre dessin, installation et espace performatif. Son œuvre envisagée pour Venise s’étendra sur le sol du pavillon pour créer un dialogue entre matérialité brute et mouvement des visiteurs, faisant du passage physique une composante active du sens.
Armenia, Arménie
Zadik Zadikian
Zadik Zadikian incarne une approche expressive où matière, mémoire et histoire se rencontrent. Son projet pour Venise s’inspire de figures littéraires et historiques tout en cherchant à tisser une poésie visuelle qui révèle la tension entre archives personnelles et récits collectifs, invitant à repenser les récits nationaux.
Australia, Australie
Khaled Sabsabi
Sabsabi aborde la mémoire transnationale et l’héritage culturel avec un regard poétique sur la diaspora. Ses œuvres reflètent souvent des mouvements de populations et des formes hybrides qui parlent de reconstruction identitaire, tout en célébrant la diversité comme moteur de récits visuels nouveaux.
Austria, Autriche
Florentina Holzinger
Holzinger est connue pour une pratique performative qui utilise le corps, le mouvement et le contexte social comme matériaux. À Venise, elle devrait approfondir sa manière de fusionner expression physique et concepts sociopolitiques, générant une tension sensuelle entre énergie corporelle et structures culturelles.
Bahamas, Bahamas
Lavar Munroe et John Beadle
Ce duo d’artistes des Bahamas combine des traditions narratives et une imagerie expressive qui navigue entre mythe, symbolisme et critique sociale. Leur travail met en dialogue des réalités insulaires et des préoccupations globales, invitant le spectateur à explorer la résilience et la mémoire à travers la forme artistique.
Belgium, Belgique
Miet Warlop
Warlop utilise la performance, la sculpture et l’installation pour provoquer des interactions sensorielles surprenantes. Son œuvre tend à brouiller les frontières entre art et expérience vivante, mixant esthétique visuelle et présence corporelle pour déstabiliser les attentes et stimuler de nouvelles façons de percevoir l’art.
Brazil, Brésil
Rosana Paulino et Adriana Varejão
Paulino et Varejão explorent la complexité de l’histoire et de la culture brésiliennes à travers des langages visuels forts, mêlant mémoire, corps et matérialité. À Venise, elles invitent à réfléchir sur héritage colonial et identité contemporaine, en réinventant les formes traditionnelles de représentation.
Canada, Canada
Abbas Akhavan
Akhavan crée des installations sensibles où formes architecturales, objets quotidiens et espaces négatifs deviennent porteurs d’émotion et de réflexion. Sa pratique met souvent en tension environnement construit et nature, soulignant les relations humaines aux lieux et aux histoires qui les traversent.
Chile, Chili
Norton Maza
Maza aborde l’espace, l’objet et la perception, souvent à travers des gestes révélant des structures sous-jacentes de réalité. Son travail invite à observer des éléments familiers d’un nouveau point de vue, défiant les catégories établies et stimulant une attention renouvelée pour la matérialité du quotidien.
Cyprus, Chypre
Marina Xenofontos
Xenofontos façonne des œuvres qui équilibrent histoire, codes culturels et formes contemporaines. Son travail, souvent sculptural et spatial, invite à reconsidérer la mémoire collective à travers des configurations visuelles singulières qui résonnent avec des récits personnels et sociaux.
South Korea, Corée du Sud
Choi Geon et Hyeree Ro
Ce duo combine des pratiques médiatiques diverses pour interroger les récits culturels et les structures discursives. Leur interaction artistique multiplie les points de vue, créant des espaces visuels où tradition et innovation dialoguent, révélant les tensions entre héritage et contemporanéité.
Netherlands, Pays-Bas
Dries Verhoeven
Verhoeven imagine des œuvres performatives et immersives où public et espace se répondent. Sa pratique questionne la manière dont nous vivons ensemble et comment le rituel quotidien se transforme en expérience partagée, souvent avec une touche critique et poétique.
New Zealand, Nouvelle-Zélande
Fiona Pardington
Pardington puise dans l’histoire naturelle et la mémoire pour créer des images pleines de profondeur sensorielle. Son travail propose des réseaux de sens où beauté, perte et matérialité se rencontrent, révélant des nuances subtiles entre documentation et imaginaire.
Nordic Countries, (Finlande/Suède/Norvège)
Klara Kristalova, Benjamin Orlow, Tori Wrånes
Trois artistes unissent leurs approches sensibles autour de récits inspirés du folklore nordique réinventé. Leur projet collectif traduit des cycles de vie, de transformation et de nature, produisant un ensemble visuel qui résonne entre mythe et matérialité.
North Macedonia, Macédoine du Nord
Velimir Žernovski
Žernovski crée des œuvres où genre, identité et histoire de l’art convergent dans des installations et vidéos provocantes. Son approche questionne les attentes sociales et explore comment le corps, la narration et la forme plastique se confrontent aux normes culturelles.
Panama, Panama
Antonio José Guzmán & Iva Jankovic
Ce tandem élabore des travaux ancrés dans l’exploration de la mémoire, du paysage et de l’histoire post-coloniale. Leur pratique résulte d’un dialogue profond entre récits personnels et contextes sociaux plus larges, révélant des strates oubliées d’expérience collective.
Peru, Pérou
Sara Flores
Flores crée des compositions visuelles qui mêlent récits culturels et formes contemporaines. Son travail s’attache à connecter des histoires humaines à des structures plastiques, offrant une lecture renouvelée des traces culturelles et sociales.
Philippines, Philippines
Jon Cuyson
Cuyson construit des pièces où échelle, mouvement et mémoire se répondent. Sa pratique, souvent performative, s’appuie sur des trajectoires historiques tout en cherchant à créer des ponts sensibles entre expérience individuelle et paysages partagés.
Poland, Pologne
Bogna Burska & Daniel Kotowski
Le duo Burska-Kotowski explore corps, voix et espace dans des compositions installatives qui défient les catégories traditionnelles. Leur travail convoque présence physique et récits fragmentés pour créer des environnements qui engagent émotion et pensée.
Portugal, Portugal
Alexandre Estrella
Estrella imagine des structures visuelles qui explorent phénomènes naturels et imaginaires, souvent en tension entre abstraction et matérialité. Son approche propose un rapport renouvelé entre forme et sens, invitant à une perception attentive des textures et des motifs.
San Marino
Mark Francis
Francis aborde le paysage et la couleur avec sensibilité, produisant des compositions vibrantes qui évoquent des atmosphères et des rythmes. Son travail engage une réflexion sur l’expérience visuelle et les émotions suggérées par la matière picturale.
Saudi Arabia, Arabie saoudite
Dana Awartani
Awartani intègre motifs traditionnels et procédés contemporains pour refléter les intersections de culture, spiritualité et formes visuelles. Son œuvre propose une méditation sur structure et beauté, tout en questionnant les héritages visuels anciens dans un contexte globalisé.
Scotland, Écosse
Bugarin + Castle (Davide Bugarin et Angel Cohn Castle)
Ce duo propose des installations slalomant entre narration et forme sculpturale, créant des espaces qui interrogent les structures sociales et les récits communs. Leur approche combine humour, critique et esthétique sensible pour réinventer des langages visuels.
Alma Allen, États-Unis
Allen sculpte des formes biomorphiques qui semblent à la fois organiques et intemporelles, jouant avec masse, vide et équilibre. Sa pratique profondément tactile éveille une présence physique et contemplative, rendant chaque forme aussi mystérieuse que familière.
Jahongir Bobokulov, Zi Kakhramonova, Aygul Sarsen, Zulfiya Spowart, Xin Liu, A.A.Murakami, Nguyen Phuong Linh, Ouzbékistan
Ce collectif rassemble une diversité de pratiques visuelles qui explorent identité, tradition et modernité dans les contextes centre-asiatiques et diasporiques. Ensemble, ils composent une symphonie visuelle où individualité et héritage se rencontrent.
Wales, Pays de Galles
Manon Awst et Dylan Huw
Awst & Huw travaillent souvent avec des formes architecturales et environnementales pour révéler des narrations spatiales. Leur approche combine minimalisme, mouvement et forme conçue pour susciter une relation sensible entre spectateur et espace.
Zimbabwe, Zimbabwe
Felix Shumba, Eva Raath, Gideon Gomo, Franklyn Dzingai, Pardon Mapondera
Ces artistes zimbabwéens proposent des voix multiples qui naviguent entre mémoire, matérialité et formes sociales. Chacun, à sa manière, questionne structures politiques et histoires personnelles, tout en affirmant une esthétique contemporaine riche et engageante
Gery Georgieva, Maria Nalbantova, Rayna Teneva, Veneta Androva, Bulgaria
Georgieva explore la matière comme espace de mémoire et d’effraction visuelle. Son travail procède par couches superposées et tensions chromatiques, créant des surfaces où historicité et contemporanéité se croisent. Elle interroge la manière dont l’archive et le geste pictural entrent en résonance, produisant un paysage visuel hybride et chargé.
Nalbantova construit des installations qui mixent formes organiques et structures industrielles, questionnant rapport au territoire et aux récits collectifs. Son travail saisit des traces invisibles, traduisant des forces sociales ou géologiques par des formes sculpturales qui engagent sens et intuition, lieu et temps.
Teneva s’intéresse aux configurations spatiales et à la manière dont les corps les habitent. Elle crée des environnements qui perturbent l’équilibre perceptif, mettant en tension le familier et l’étrange. Par ses interventions, elle invite à reconfigurer la présence et l’attention dans l’espace d’exposition.
Androva déploie un langage visuel où matières brutes et formes symboliques coexistent. Son travail s’appuie sur des motifs récurrents, oscillant entre motif narratif et forme abstraite. Elle interroge l’idée d’identité collective en convoquant histoire et culture matérielle au sein d’une image contemporaine.
Jakub Jansa, Czech Republic & Slovakia
Jansa articule une pratique entre sculpture, performance et dessin. Son travail met en jeu des architectures fragiles qui se déploient comme des métaphores de tension sociale et personnelle. Il interroge comment structures physiques et récits humains se répondent, engendrant des formes hybrides et vives.
Alex Selmeci, Czech Republic & Slovakia
Selmeci façonne des œuvres qui jouent de l’équilibre entre abstraction et représentation. À travers des sculptures et assemblages, il questionne mémoire et temporalité, tissant des réseaux de signes qui renvoient aussi bien aux cycles naturels qu’aux constructions narratives propres à l’humain.
Tomáš Kocka Jusko, Czech Republic & Slovakia
Kocka Jusko navigue entre installation, objet et vidéo pour produire des pièces sensibles où perception et temps se confondent. Son travail met en tension des éléments quotidiens et des formes organiques, créant des panoramas métaphoriques réfléchissant sur l’expérience contemporaine.
Maja Malou Lyse, Denmark
Lyse explore le sensible et l’intime à travers des formes qui oscillent entre fragilité et force. Elle interroge la relation entre présence et absence, proposant des œuvres conçues comme des espaces de respiration visuelle où le spectateur devient co-créateur d’expérience.
Tawna Collective, Ecuador
Ce collectif développe des projets participatifs qui interagissent avec les contextes sociaux. Leur démarche se situe à l’intersection de l’art et de la vie quotidienne, cherchant à produire des narrations collectives où communauté, présence et engagement deviennent matière première du sens.
Óscar Santillán, Ecuador
Santillán crée des œuvres ancrées dans un questionnement critique des archives et de la mémoire. Ses projets réassemblent vestiges, traces et récits invisibles pour révéler des histoires souvent occultées. Il engage le spectateur dans une réflexion sur perception, histoire et matérialité.
Merike Estna, Estonia
Estna imagine des environnements visuels qui conjuguent récit et abstraction. Sa pratique propose des formes hybridées, oscillant entre sculpture, installation et peinture, pour créer des configurations poétiques qui interrogent la construction culturelle du sens.
Yto Barrada, France
Barrada déploie une œuvre attentive aux flux culturels, historiques et sociaux. Elle construit des narrations visuelles où paysages, archives et récits personnels se rencontrent. Son travail se nourrit de tension entre métaphore et réalité, créant un terrain d’interprétation ouvert.
Henrike Naumann, Sung Tieu, Allemagne
Naumann, dont l’œuvre creuse les traces sociales des espaces domestiques, révèle comment les objets banals cristallisent des récits politiques et historiques. Sa pratique performative et installative interroge mémoire collective et ambiances culturelles en tissant une critique sensible des structures sociales modernes.
Tieu aborde les récits transnationaux et diasporiques à travers une pratique multimédia. Son travail questionne circulation des images et histoires personnelles dans un monde globalisé. Sa voix visuelle propose une cartographie sensible des identités fragmentées.
Amanda Heng, Singapore
Heng élabore des œuvres engageant corps, mémoire et société. Elle s’empare de gestes collectifs et pratiques vernaculaires pour questionner normes sociales, genre et tradition. Sa création réinscrit pratique artistique comme espace de revendication et de transformation.
Nonument Group, Slovenia
Ce collectif articule installation, performance et discours critique pour explorer structures institutionnelles et culturelles qui façonnent les récits publics. Leur travail scrute et subvertit normes contemporaines à travers formes performatives et espaces partagés.
Goen Choi, South Korea
Choi explore matérialités et codes culturels à travers des compositions visuelles et installations engageantes. Son travail dialogue avec traditions formelles tout en injectant une tension contemporaine, offrant une lecture nuancée entre forme et contexte.
Oriol Vilanova, Spain
Vilanova imagine des environnements où forme, objet et récit s’entrelacent, créant des pièces qui interrogent liens sociaux et constructions imaginaires. Sa pratique, entre abstraction et figuration, invite à une lecture renouvelée des espaces visuels.
Miriam Laura Leonardi, Lithic Alliance, Yul Tomatala, Nina Wakeford, Switzerland
Leonardi articule pièces sculpturales et narrations visuelles qui évoquent mémoire, forme et présence. Son travail interroge la frontière entre objet et récit, produisant des architectures sensibles où perception et temps convergent.
Le collectif Lithic Alliance génère des œuvres engageant patrimoine, géologie et identité. Leur démarche questionne comment les matériaux racontent des histoires, tissant dialogues entre cultures, formes et paysages symboliques.
Tomatala propose des formes sculpturales et visuelles ancrées dans pratiques rituelles et contextes culturels. Son travail explore matérialité et gestes, créant des œuvres riches de résonances sensorielles.
Wakeford construit des compositions visuelles mêlant motifs historiques et éléments contemporains. Son travail interroge héritage culturel, légendes et formes plastiques, tissant une poétique du récit visuel.
Sara Shamma, Syria
Shamma aborde portrait et représentation comme terrains de tension entre expérience personnelle et fractures sociales. Son œuvre s’attache à dévoiler voix humaines souvent marginalisées, créant des images qui oscillent entre introspection et critique sociale.
Li Yi-Fan, Taiwan
Li Yi-Fan explore intersections de culture, identité et forme visuelle. Son travail interroge manière dont les récits personnels se tissent avec structures sociales, offrant une langue visuelle riche et conflictuelle.
Veronica Pereira Maia, Etson Caminha, Juventino Madeira, Timor Oriental
Veronica Pereira Maia engage formes, récits et mémoire collective dans une pratique qui relie artisanat, communauté et histoire post-coloniale. Son travail propose une lecture sensible des héritages culturels. Etson Caminha explore pratiques communautaires et formes vernaculaires pour interroger identité et territoire. Son œuvre met en lumière parcours culturels souvent invisibilisés dans l’art global. Madeira articule installation et narration visuelle pour dévoiler récits personnels liés à luttes sociales et histoires collectives. Son travail engage le spectateur avec une présence sensible et critique.
Margaret Whyte, Uruguay
Whyte imagine des pièces où matière et récit se répondent, créant des paysages visuels sensibles. Son travail met en tension traces individuelles et héritages culturels, offrant une expérience visuelle profonde.
Horaires
Tous les jours sauf le lundi de 10h à 18h
Tarifs
Plein tarif 25 €
- —
Les artistes
- Florentina Holzinger
- Goen Choi
- Sung Tieu
- Matías Duville
-
Adriana Varejâo
-
Yto Barrada
-
Oriol Vilanova
-
Klara Kristalova
-
Dana Awartani
-
Oscar Santillan