India Leire / Elias Loudiyi

Exhibition

Painting, sculpture

India Leire / Elias Loudiyi

Ends in 28 days: June 25 → July 23, 2022

Des rencontres, toujours des rencontres qui me mènent aujourd’hui à réunir deux jeunes artistes India Leire et Elias Loudiyi, l’une sensible, facétieuse, engagée, l’autre, secret, physique et silencieux dans sa peinture. Il s’agit ici d’histoires de corps, d’engagements.

Isabelle Gounod, juin 2022.

India Leire est née en 1990 à Canterbury en Angleterre. Elle intègre l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2008 dans l’atelier de Giuseppe Penone, puis dans celui de Patrice Alexandre. Elle sera diplômée avec les Félicitations du jury en 2013.

Les sculptures d’India Leire, interrogent la valeur de la nature dans nos sociétés contemporaines. Ses œuvres d’apparence hybrides et organiques sont autant un hommage au monde naturel et à sa beauté que les témoins de son engagement pour sa préservation. En analysant les processus de transformation du vivant, ses mutations, l’artiste reconstitue ainsi des récits fictifs où la nature occupe une place centrale : Ses œuvres trouvent leurs inspirations dans la multiplicité de la faune et de la flore terrestre mais aussi dans les mythologies grecques et orientales, dans des imaginaires fantasmés…

Tout le travail sur les matériaux utilisés, le plâtre, la brillance de la faïence, autour des formes et des mouvements tend au même but : insuffler la vie dans ses sculptures, par ce mouvement de jeux de lumière, de la blancheur aux ombres portées de chacune de ses pièces.
Ici l’esthétique est au service de son engagement, l’univers merveilleux imaginé par India Leire nous invite à un voyage et à reconsidérer notre monde du vivant, celui-ci, bien réel.

Elias Loudiyi est né en 2001 à Paris. Après une formation aux Ateliers de Sèvres, il rejoint en 2020 l’atelier Tim Eitel à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris.

Dans les peintures d’Elias Loudiyi la couleur et le trait entretiennent des relations ambiguës, acrylique et pastel gras viennent s’émanciper du trait de fusain comme pour se libérer de la figure représentée.
Il n’est pas question ici de construire minutieusement une composition, mais de trouver la justesse dans la représentation, celle du portrait. Les formats sont grands, imposants, la toile est en grande partie laissée en réserve, lieu d’absence en attente d’un geste fécond. Le regard se perd face à la solitude du sujet.
Les toiles ne sont pas montées sur châssis. Pas de cadre, juste une brutalité, celle de la toile agrafée au mur.
Pour Elias Loudiyi, la peinture c’est impliquer son propre corps dans chaque geste, pulsion.
Ce combat prend fin non pas lorsque l’objet de la représentation se formalise, mais lorsque l’aura de celui-ci lui surgit.