Laure Prouvost — Nous, frissons d’étoiles
Exposition
Laure Prouvost
Nous, frissons d’étoiles
Dans 22 jours : 10 juin → 26 juillet 2026
Dans l’exposition Nous, frissons d’étoiles, Laure Prouvost met en lumière un langage alternatif pour appréhender le monde, celui de la physique quantique. Théorisée il y a un siècle, cette dernière décrit le comportement de la matière et de l’énergie à l’échelle des atomes et particules. Elle bouscule notre conception newtonienne des phénomènes et repose sur des probabilités plutôt que des certitudes. Ainsi, Laure Prouvost pose-t-elle la question : « Que pourrait-on ressentir en percevant la réalité d’un point de vue quantique ? »
L’installation multimédia Nous, frissons d’étoiles, mêle la vidéo, la sculpture, les odeurs, le son et la lumière. Elle est née d’une métamorphose du projet We Felt A Star Dying présenté en 2025 au Kraftwerk à Berlin dans le cadre d’une commande de la LAS Art Foundation, en collaboration avec OGR à Turin. Elle apparaît comme l’image en positif de cette installation originelle, conçue pour l’architecture industrielle et obscure de l’enceinte berlinoise. Dès l’entrée de l’exposition au Grand Palais, le tunnel que les visiteurs doivent emprunter marque le passage de l’univers nocturne à l’univers diurne. Motif récurrent dans le travail de l’artiste, ce tunnel offre une voie initiatique vers l’œuvre qui prépare à sa rencontre et à son éblouissement.
Il s’ouvre sur un environnement fluide habité par The Beginning, une sculpture cinétique monumentale dotée de six membres. Animée par le son et la lumière, elle est tout à la fois omniprésente et évanescente, imposante et fragile, cosmique et terrestre. Le trouble se poursuit lorsque l’on découvre en son centre une vidéo intitulée We Felt A Star Dying, qui nous relie à la matière sous toutes ses formes (vivante/non vivante, naturelle/mécanique), de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Elle donne à voir une réalité interconnectée régie par le quantique.
Autour, des éléments fantaisistes aux allures de météorites, les Cute Bits — jeu de mots à partir des qubits, unités de mesure de l’informatique quantique — dansent en duo le ballet de l’intrication suspendus à la verrière de la nef. Le phénomène quantique de l’intrication correspond à la corrélation des états de deux particules : lorsque l’état de l’une varie, celui de l’autre change instantanément, quelle que soit la distance qui les sépare.
L’artiste
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Laure Prouvost