Mario Giacomelli — Petits Prêtres : Io non ho mani che mi accarezzino il volto

Exhibition

Photography

Mario Giacomelli
Petits Prêtres : Io non ho mani che mi accarezzino il volto

Ends in 10 days: November 3 → December 10, 2022

Mario giacomelli berthet aittouares 12 1 grid Mario Giacomelli — Galerie Berthet-Aittouarès La galerie Berthet-Aittouarès présente, du 03 novembre au 10 décembre, une exposition consacrée à la série Petits Prêtres de Mario Giacomelli. Une variation des sentiments qu'annonce la phrase mise en exergue par le photographe lors de la présentation de la série Je n'ai pas de mains qui me caressent le visage ».

Dès 2001, la galerie Berthet-Aittouarès présente les divers aspects du travail profond et singulier du photographe italien : la chronique des villages de Scanno dans les Abruzzes, de Senigallia dans la province des Marches, les paysages vues du ciel jusqu’à l’espace intime de son travail, photographié à la fin des années 90, à l’approche de sa disparition.

Aujourd’hui est proposée, à travers 33 tirages anciens pour la plupart vintages inédits, une nouvelle lecture de la série culte des séminaristes. Celle-ci est réalisée au début des années 60 après son incursion dans le séminaire épiscopal de Senigallia, telle qu’au risque de s’attirer sa révocation, l’avait permise Don Enzo Formiconi, le recteur.

La série des séminaristes de Senigallia allait connaître une première visibilité en 1963 à la Photokina de Cologne puis John Szarkowski lui ouvrira en 1967 la collection de photographies du MoMA de New York. Sans s’éloigner du parti pris esthétique offert par le contraste des noires soutanes avec la neige et l’éclat solaire, les images de Giacomelli transmettent une composante de la réalité de jeunes gens que ne motive pas toujours une vocation, envoyés au séminaire par des familles trop heureuses de compter un fils accessible à l’instruction et une bouche de moins à nourrir.

Inscrit par Giacomelli en exergue des Pretini, « Io non ho mani che mi accarezzino il volto », « Je n’ai pas de mains qui me caressent le visage », le premier vers d’un poème écrit par le padre Davide Maria Turoldo, donne la tonalité, humaniste, sociale et politique de ce second volet consacré par le photographe à des jeunes gens soustraits à l’affection de la famille ou à l’amour de leur âge.

60 ans plus tard, nous avons retrouvé Gianfranco, un des anciens séminaristes.

­h5. Rencontre avec Gianfranco : 10 novembre à partir de 18h. Avec la participation amicale de Katiuscia Biondi et Simone Giacomelli, petite-fille et fils de Mario Giacomelli._

Galerie Berthet-Aittouarès