STILL . . . LIFE

Exhibition

Architecture, collage, drawing, print...

STILL . . . LIFE

In 8 days: June 30 → August 4, 2018

Née en 1987, Julie Savoye vit et travaille à Paris. En 2010, elle est diplômée de l’École Régionale des Beaux-Arts de Rouen avec les félicitations du jury. En 2012, elle intègre l’association La Couleuvre puis l’association Jeune Création 2 ans plus tard. Elle expose régulièrement à Paris et ses environs. Le travail de Julie Savoye est axé autour de la sensibilité contenue dans la géométrie. Elle réalise des séries sur différents supports et cherche à mettre en exergue tous les mouvements de ligne possibles au sens propre et au sens figuré à travers peintures, volumes, dessin et vidéos.

Pour l’exposition Still…Life, le choix s’est porté sur un ensemble de dessins, d’éditions et de peintures sur bois réalisés entre 2014 et 2018. La vidéo Nature Morte, réalisée en 2011, réunit le corpus autour du trait orthonormé et du trait sensible.

Laurent Fiévet vit et travaille à Paris. Il crée des montages et des installations vidéo utilisant des images principalement extraites des grands classiques du cinéma, qu’il confronte entre elles, retravaille rythmiquement et re-déploie au sein de ses expositions. Organisées en séries thématiques, ses œuvres proposent différents types de réflexions sur l’Image et ses modes de perception. Foncièrement ambivalentes et prêtant à divers registres d’interprétation, elles comportent de nombreux aspects de critique historique, sociologique et politique qui, tout en déplaçant notre regard sur le quotidien, interrogent les dysfonctionnements de notre mémoire individuelle et collective.

Les séries Whistle (2012-2015) et New Whistle (2017-2018) rassemblent plus de cent vingt boucles vidéo. Elles constituent autant de variations autour d’un motif commun, extrait du panthéon cinématographique du vingtième et du vingt-et-unième siècle : une femme en présence d’un oiseau en cage. Si les œuvres, qui peuvent être montrées individuellement ou en ensembles, abordent frontalement les questions du genre et de la représentation du féminin dans la société contemporaine, elles soulèvent tout autant celles du regard du spectateur et de son attitude devant l’œuvre d’art. Still … Life rassemble quatre d’entre elles qui sont demeurées jusqu’ici inédites.

Rohwajeong, formé par Yun-hee Noh (Séoul, 1981) et Hyeon-seok Jeong (Séoul, 1981), est un duo d’artistes visuels de Séoul, Corée du Sud. Plus qu’un duo, c’est un être unique et indissociable. Leur travail observe et souligne les relations qui évoluent dans le temps et dans l’espace et s’efforce à les capturer de façon effective. En particulier, ils essaient de sonder les relations humaines et de disséquer les conflits qui naissent entre les individus. C’est une tentative de s’éloigner de la pensée subjective et des regards violents qui interprètent tous les phénomènes alentour avec paresse et a priori. En conséquence, une situation ou un état peut parfois induire des interprétations différentes au regard des relations. Le duo participera notamment à la Biennale de Gwangju 2019, en Corée.

Le mot still life est comme tissé de fil de coton blanc sur une moustiquaire. Il raconte une histoire différente selon qu’on soit de jour ou de nuit, et entre deux heures différentes. Le jour, c’est l’histoire d’une personne au delà de la moustiquaire, mais la nuit sans luminosité, c’est l’histoire de vous qui êtes en train de regarder ce mot.

Né en 1988, Ronan Le Creurer vit et travaille à Paris. Il est diplômé de l’École des Beaux-Arts d’Angers en 2012. Il intègre ensuite pendant un an le programme coopératif et de recherche de l’ESACM, Clermont-Ferrand et est artiste en résidence au CAC de la synagogue de Delme en 2015. Il a ensuite créé l’espace d’exposition L’Agence à Paris.

Depuis il a rejoint les ateliers collectifs/Artist-run space ChezKit à Pantin. En 2018 il prend part au 63ème Salon de Montrouge à l’occasion duquel il reçoit une bourse de production de la Fondation Françoise pour l’art contemporain.

Marie Cozette, directrice du CRAC OCCITANIE dit que “ Ronan Le Creurer pratique la sculpture comme une science de l’assemblage : les mécaniques secrètes qui président à l’élaboration de ses œuvres témoignent de cet art du collage et du montage où les affinités électives entre images, objets, récits, gestes et techniques distillent un trouble latent ”.

Née à Téhéran, en 1985 et après des études à université Azad de Téhéran, Zohreh Zavareh décide de continuer sa formation en France. Partageant désormais son temps entre France et Iran, elle est actuellement résidente aux ateliers du Grand Large à Décines-Charpieux (ateliers de l’ADERA). Ce qu’elle poursuit à travers installations, dessins, vidéos et sculptures, c’est l’invisible. D’où le recours constant à la parole et à son jeu : pour avoir une chance de saisir les choses dans leur fragilité. Semant le silence de points d’interrogation, le flottement, l’indécision qui est leur — entre être ceci et ne pas l’être — peut alors librement advenir.

L’installation sonore, appelée Nâkojâ, (que l’on traduit en français par non-où, non-lieu) questionne le rapport entre une chose et son monde, l’arrière-plan dont elle se détache, par le biais d’une histoire fictive. La question reste sans réponse et tourne en boucle.

Timothée Chalazonitis est né en 1989, à Paris. Il a étudié en Histoire de l’art et Archéologie, puis a été diplômé de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris et de l’École nationale supérieure des Beaux Arts Paris. Il est lauréat du Prix Pierre Gautier-Delaye (Cité des Arts), en 2017, il participe à des expositions collectives à la Fondation Ricard, au centre Georges Pompidou, à la galerie Episodique, à Mons alors capitale Européenne de la culture, à la Fondation Spinola Banna per l’arte, au Festival d’art contemporain Vis à Vis à Paris, à la Fondation Hippocrène (Villa Mallet-Stevens), au Bazaar Compatible Program à Shanghai, &c.

Il s’intéresse aux traces laissées par l’homme et à son envie de garder en mémoire des histoires. Sa pratique est souvent liée à la lettre, à l’acte d’écriture plus précisément, comme une nécessite de dialoguer avec un espace, une architecture et les citadins. La déambulation dans l’espace public est très présent dans son travail. C’est à ce moment que Timothée Chalazonitis analyse et récolte de l’art involontaire (Gilles Clément) et qu’il opère tel un archéologue urbain. Il capture la poésie d’un moment, d’une tension, d’un échange qui vont être éléments déclencheurs d’une création plastique.

Né à Dieppe en 1990, Thomas Wattebled vit et travaille à Orléans. Diplômé d’un master en théorie et pratique artistique à l’université d’Amiens et d’un DNSEP à l’École des Beaux Arts D’Angers, son travail a été exposé dans plusieurs expositions collectives, au centre d’arts de L’ONDE (Vélizy), à la galerie Vasistas (Montpellier) ainsi qu’au Cac Meymac. Il a également participé au Salon de Montrouge 2018.

Thomas Wattebled se saisit des emblèmes de notre société du sport et du loisir pour valoriser les gestes improductifs, la figure du perdant et les formes en repos. À travers dessins, installations, vidéos, l’artiste s’attarde sur des détails, problématise les objets, les gestes, les choses bancales que l’on ne remarque pas. Il comble les fissures, non sans humour, d’une société où le mot qui règne en maître est PERFORMANCE.