Wilmer Herrison — Fusion optique

Exhibition

Painting

Wilmer Herrison
Fusion optique

Ends in 28 days: October 11 → November 17, 2018

« Wilmer Herrison a créé un langage artistique visuel autonome, composé de ses propres significations et dont la structure révèle son souci d’implication du spectateur dans l’œuvre. Dans ses tableaux présentés pour cette exposition, la ligne sépare, encadre, configure, borde tout sur la toile tout en se fragmentant dans des séries de structures formelles et chromatiques, qui selon la perspective du spectateur, vont générer une profondeur de plans infinis. Il est évident que son œuvre est abstraite par la précision de ses traits mais, en même temps, elle très gestuelle car il intervient directement sur la toile déjà peinte, en utilisant des outils pointus pour dévoiler la stèle du trait de son pinceau.

La modernité vue depuis ses vécus personnels. Ce serait la formule résumée pour appréhender le processus de recherche artistique menée par Wilmer Herrison. Il le décrit comme une méthode créative basée sur des expériences intégrales, sur la vision du monde et sur la connaissance de l’art. Son œuvre exprime la recherche du sujet en lui-même, depuis le corps de l’action artistique qui bouge, dessine, peint, sculpte, écrit et réfléchit. Il se libère ainsi des tensions entre son être et ce qu’il connaît de lui-même, partant des sens et des langages mis à sa disposition pour la réalisation de ses projets.»

Wilmer Herrison a développé une technique fondée sur le trait et la couleur, la Fusion optique produisant des faux-semblants organisés en fonction d’un point de vue privilégié, évoluant à distance comme de près. Cette technique s’appuie sur la juxtaposition de touches de couleurs non mélangées sur la surface à peindre et sur la fusion optique, générant un effet de profondeur.

Une première série d’œuvres fut rassemblée en janvier 2010 dans l’exposition Pachamama, inaugurée à Venise et poursuivie au Venezuela. Une deuxième série d’œuvres a été exposée en Italie à partir de mai 2010 sous le nom de Serenissima. En 2017 il a participé au Carré Latin le rendez-vous parisien qui célèbre l’art latino-américain.

Edgar González