Violaine Lochu — 1987

Exposition

Dessin, film, installations, nouveaux médias...

Violaine Lochu
1987

Passé : 11 mars → 15 avril 2023

Violaine lochu 1 grid Violaine Lochu — Galerie Dohyang Lee La galerie Dohyang Lee présente une très belle exposition de Violaine Lochu qui plonge une fois de plus au coeur de son histoire intime pour mettre en forme des variations plastiques autour du manque et de la perte.

Il n’y a pas d’histoire d’amour qui ne soit politique, ni de lutte qui ne touche à l’intime. Cinq ans après Hinterland à la galerie Dohyang Lee, Violaine Lochu partage à nouveau son histoire personnelle pour penser les métamorphoses qu’initient les traumas et les formes du soin qui leur répondent. Hasard du calendrier, cette nouvelle exposition, qui prend pour titre son année de naissance, débute le jour de son anniversaire, comme un écho à la régénération qu’elle pose en horizon. Mais là où son premier solo show mettait en œuvre un regard introspectif, porté sur son corps et le cancer qui l’habitait, 1987 met plutôt en scène la relation à l’autre, éprouvée à l’aune de son absence et de son souvenir douloureux.

Dohyang lee 1 medium
Violaine Lochu Graphisme, photo © Christophe Hamery

Les trois projets présentés (O Child, Battle et Xóvíví) ont ainsi en commun d’articuler des éléments autobiographiques à une esthétique du care ou de la catharsis posée en réponse à cette présence en négatif, qu’il s’agisse d’un amant dont on est séparé par la distance, de l’enfant qu’on n’aura pas ou des fantômes d’un passé colonial. Pour déjouer la violence du manque, pour combler ces creux qui hantent l’être jusqu’à l’os, Violaine Lochu donne la parole à des voix minorées et fait résonner leurs récits de vie sous forme de paroles recueillies puis traduites en poésie sonore, de lettres d’amour mises en dessin ou d’un rituel décolonial post-mémoriel. Celles et ceux que l’on ne veut pas entendre trouvent alors ici, avec l’art, les moyens d’une échappée qui vaut pour réinvention de soi, comme une voie pour dépasser leur ressenti traumatique.

Florian Gaité

Violaine Lochu tient à remercier tou.te.s les participant.e.s des projets O Child et Battle

Ses collaboratrices.teurs : Christophe Hamery — graphisme, titre, aide à la rédaction, photo flyer Baptiste Joxe — ingénierie sonore Rachael Woodson — photos exposition Spero Djivo — accompagnement technique Atelier Hervé / Cotonou — assistance couture Makoto C. Friedmann — vidéo Céline Régnard — maquillage Jean Fürst, Cathy Gringelli, Nicolas Iarossi — performeurs

L’équipe du Musée National Pablo Picasso de Vallauris, Gaïdig Lemarié, Anne Dopffer, Carine Bouey, Florian Gaité, Julie Crenn, Jean Fürst, Francesco Pastacaldi, Valérie Vivancos, Mélanie Gourarier, Gheorghe Ciumasu, Claire Luna, Chloé Breillot, Aurélie Denis, Pascal Lièvre, Valérie Sonnier, Marie M, Myriam Jacquey, Inès Yabo Feliho, Sénami Donoumassou et Caroline Renson

  • 1987 Vernissage Samedi 11 mars 2023 18:00 → 21:00

    Il n’y a pas d’histoire d’amour qui ne soit politique, ni de lutte qui ne touche à l’intime. Cinq ans après Hinterland à la galerie Dohyang Lee, Violaine Lochu partage à nouveau son histoire personnelle pour penser les métamorphoses qu’initient les traumas et les formes du soin qui leur répondent.

  • O Child Performance Samedi 11 mars 2023 18:30 → 19:30

    Il n’y a pas d’histoire d’amour qui ne soit politique, ni de lutte qui ne touche à l’intime. Cinq ans après Hinterland à la galerie Dohyang Lee, Violaine Lochu partage à nouveau son histoire personnelle pour penser les métamorphoses qu’initient les traumas et les formes du soin qui leur répondent.