Anders Zorn — Le maître de la peinture suédoise

Exposition

Peinture

Anders Zorn
Le maître de la peinture suédoise

Encore 24 jours : 15 septembre → 17 décembre 2017

Après l’exposition Carl Larsson en 2014, le Petit Palais présente une grande rétrospective consacrée à Anders Zorn (1860-1920), l’autre grande figure de la
peinture suédoise. Pourtant reconnu et admiré à Paris au tournant des XIXe et XXe siècles, Zorn n’a pas été célébré dans la capitale depuis 1906. Près de 150 œuvres permettront de retracer le parcours de ce grand artiste, ami et rival de Sargent, Sorolla, Boldini et Besnard, à la fois aquarelliste virtuose, peintre talentueux et graveur de génie. Cette exposition devrait marquer le retour en grâce d’un maître resté très populaire en Scandinavie et célébré avec succès à San Francisco et New York en 2013 et 2014.

Anders Zorn connut une vie digne des meilleurs romans, celle d’un garçon né dans une famille pauvre, abandonné par son père, qui à force de travail, a connu la gloire et la fortune. Après une formation à l’Académie royale des arts de Stockholm, il quitte à vingt ans sa Suède natale pour sillonner l’Europe : l’Espagne d’abord, puis Londres et Paris. Suivront la Turquie, l’Italie, la Grèce, l’Afrique du Nord et des séjours triomphaux aux Etats-Unis.

Ce cosmopolite suscite très tôt l’admiration pour ses grandes aquarelles. Sa virtuosité s’exprime pleinement dans son art de représenter l’eau. Ce motif deviendra récurrent dans son œuvre : archipel de Stockholm, côte nord-africaine, lagune vénitienne, port de Hambourg, vagues de l’Atlantique… Zorn saisit comme personne le mouvement perpétuel des flots. Lors de ses nombreux séjours à Paris, Zorn alterne l’aquarelle avec la peinture à l’huile et se spécialise dans l’art du portrait. Son style qui mêle élégance et sophistication est très apprécié de ses commanditaires. Son sens inné du cadrage et sa maîtrise de la lumière font de chaque œuvre un grand moment de peinture et d’élégance. Aux États-Unis, les banquiers, magnats de l’industrie, présidents et autres hommes politiques s’arrachent ses portraits. Il devient en quelques années l’un des peintres mondains les plus respectés et les plus demandés. Zorn connait alors un succès phénoménal. Artiste complet, il est également un graveur de génie très inspiré de Rembrandt dont il collectionne les estampes.

À la fin du XIXe siècle, Zorn s’installe avec son épouse à Mora en Suède, dont l’atelier-maison se visite toujours aujourd’hui. Sa peinture magnifie la nature et les traditions populaires suédoises. Le Bal de la Saint-Jean, véritable déclaration d’amour à sa région, la Dalécarlie, et à ses longues nuits d’été est devenu un classique de l’histoire de l’art en Suède. Le parcours et la scénographie rappelleront cette vie multiple à travers des ambiances très différentes. Des agrandissements de photographies de Zorn, pour la plupart inédites, ponctueront également la visite. L’exposition bénéficiera des plus belles pièces du musée Zorn à Mora et du Nationalmuseum de Stockholm, tous deux partenaires du projet. D’importants prêts d’autres institutions scandinaves et françaises
compléteront la présentation.

Commissariat : Johan Cederlund, directeur du Zornmuseet, Mora, Christophe Leribault, directeur du Petit Palais, Carl-Johan Olsson, conservateur des peintures du XIXe siècle au Nationalmuseum de Stockholm