Aysha E Arar — Al Farisa
Exposition
Aysha E Arar
Al Farisa
Dans 15 jours : 15 mars → 12 juillet 2026
Née en 1993 à Jaljulia, Aysha E Arar est une artiste palestinienne pluridisciplinaire. Peintre, dessinatrice, poétesse, vidéaste et performeuse, elle s’empare des contes et légendes du monde palestinien pour les relire à l’aune du temps présent.
Face à l’impossibilité de représenter la tragédie actuelle à Gaza, l’artiste développe un langage métaphorique et onirique. Elle adopte un trait de dessin vif et spontané qui se déploie sur tout type de support, imaginant un univers où les corps réels et rêvés s’entremêlent, où les différentes espèces cohabitent en harmonie. Aysha E Arar a toujours pratiqué un art de résistance qui cherche par la fiction et la poésie à apprivoiser les conditions de l’existence palestinienne, son histoire et son devenir. Sous des formes spontanées, elle déploie une œuvre profondément habitée et politique. En tant que peintre, elle réalise des œuvres sur papier, sur toile ou directement sur les murs, et passe avec aisance de l’abstraction à la figuration en peuplant ses compositions de créatures, d’animaux et d’êtres inspirés des légendes palestiniennes.
En collaboration avec le Centre culturel Cc Strombeek de Grimbergen en Belgique, la Ferme du Buisson présente Al Farisa, une exposition qui met en scène une combattante à cheval (l’intitulé arabe Al Farisa pouvant être traduit par « La cavalière »). Ce personnage, projection d’Aysha E Arar elle-même, symbolise la transfiguration de son passé et sa recherche d’émancipation. Elle fait écho aux héroïnes historiques et mythiques qui, travesties en hommes, prenaient les armes pour conquérir leur liberté. L’exposition brouille volontairement les frontières entre la femme et le cheval : E Arar s’y représente tour à tour comme la monture et comme la cavalière, tout en entremêlant des représentations féminines et masculines. Al Farisa incarne une figure, qui refuse de se conformer à ce que l’on exige d’elle dans une quête constante de liberté, en tant que femme et en tant que palestinienne vivant sous occupation. Derrière ce récit se cache une interrogation philosophique sur ce qu’est la liberté, son prix et ses limites.
Tandis que la guerre menée par l’état d’Israël à l’encontre des populations palestiniennes de Gaza faisait rage, l’artiste s’est engagée dans la réalisation d’œuvres immenses, telles que Free love brings Palestine back to life [Un amour libre fait revivre la Palestine], où une composition peinte sur drap, principalement vidée de couleurs, voit éclore un soleil-fleur porteur d’espoir. Comme pour cette œuvre, E Arar travaille souvent sur des supports non conventionnels tels que le textile (draps, linceuls, napes) ou les vêtements. Elle associe des matériaux comme le fusain, le stylo à bille, le pastel, la peinture en spray et l’acrylique. Pour l’artiste, la dimension et le support de ses œuvres s’imposent instinctivement à elle et apparaissent, tout comme l’image elle-même, d’une manière presque spirituelle.
Al Farisa réunit deux œuvres sur tissu monumentales, un ensemble de dessins et une vidéo accompagnée d’une chanson qui sera performée par l’artiste dans le cadre de la journée publique de l’exposition.
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Vernissage Samedi 14 mars 16:00 → 21:00
Horaires
Du mercredi au dimanche de 14h à 19h30
et les soirs de spectacles
Tarifs
Entrée libre





