Cinema will go underground — Solitudes

Cinema

Film

Cinema will go underground
Solitudes

Passé : Mardi 4 décembre 2018 à 20:00

Trente Glorieuses, société de consommation, guerre du Vietnam, lutte pour les droits civiques … le cinéma se fait caisse de résonance d’une époque, et dans la veine de la nouvelle vague, ausculte une société qui doute d’elle-même. À 10 ans d’écart, Stan Brakhage et Robert Frank filment l’ennui et la frustration le temps d’une fête, d’une journée, tandis que Jack Smith, dans l’un de ses tous premiers films, figure les contraintes de l’espace urbain par une danse dans un terrain vague, entravée par des tiges métalliques.

La mise en scène contraignante des corps et de leur difficulté d’interaction se trouve portée à un degré supplémentaire dans le face-à-face proposé par Stephen Dwoskin. La solitude générée par l’anonymat est mise en jeu quant à elle de manière saisissante et amusée par Standish Lawder, film considéré par Jonas Mekas comme « l’un des commentaires les plus puissants et les plus sombres que le cinéma ait jamais produit sur la société contemporaine ».

Ok End Here de Robert Frank, États-Unis, 1963, vidéo, n&b, son, 32’
Desistfilm de Stan Brakhage, États-Unis, 1954, 16mm, n&b, son, 6’ 48
Scotch Tape de Jack Smith, États-Unis, 1959-1962, 16mm, coul., son, 3’
Naissant de Stephen Dwoskin, États-Unis, 1964, 16mm, son, n&b, 14’
Necrology de Standish Lawder, États-Unis, 1970, 16mm, son, n&b, 11’25