Dessiner d’après les maîtres — Poussin, Fragonard, Géricault...

Exposition

Dessin, lithographie / gravure, techniques mixtes

Dessiner d’après les maîtres
Poussin, Fragonard, Géricault...

Passé : 30 janvier → 13 avril 2018

Après avoir obtenu l’appellation « Musée de France » en juillet 2017, les Beaux-Arts de Paris projettent de déployer et faire connaître leurs riches collections dans le cadre d’un futur parcours muséal.

D’ores et déjà, le cabinet Bonna permet au public de découvrir l’originalité de ses collections de dessins, dont la vocation pédagogique fut et demeure essentielle. Pour illustrer cette dimension, les Beaux-Arts de Paris ont choisi de montrer le regard des artistes face aux maîtres qui les ont inspirés tout au long de leur parcours.

33 dessins aux approches et aux techniques variées (sanguine, pierre noire, lavis…), rendent compte de la force de ce rapport d’admiration et d’inspiration entretenu entre les grands artistes de divers générations, qu’il s’agisse d’études et de copies d’après d’illustres modèles ou d’emprunts mutuels.

Ce propos ambitieux est abordé à travers le prisme des artistes de l’école française qui ont reçu, pour la plupart, leur formation au sein de cette institution.

Dès la création de l’Académie royale de peinture et de sculpture, l’étude des grands maîtres fait partie intégrante de l’enseignement, par le biais des conférences prononcées par les académiciens qui prônent les exemples de Raphaël, Nicolas Poussin et de l’école bolonaise, et notamment les frères Carrache.

Les dessins exécutés par Eustache Le Sueur, Sébastien Bourdon ou Paul Baudry illustrent leur attachement à ces maîtres qui deviendront des références bien ancrées dans la tradition française.

Ainsi, l’École d’Athènes et les Stanze de Raphaël ou les Sacrements de Poussin servirent abondamment de sources d’inspiration aux artistes de toutes générations, peintres ou sculpteurs.

Il faut attendre le XIXe siècle pour que la terribilità du Jugement Dernier et la majesté des tombeaux des Médicis de Michel-Ange, séduisent les artistes français, qui en donneront des interprétations d’une puissance étonnante, à l’image des études de Théodore Géricault ou de celles de Jean-Baptiste Carpeaux.

L’école hollandaise n’est cependant pas oubliée, comme le montrent les interprétations d’après Rembrandt van Rijn, faites à l’occasion de la découverte de ses dessins ou de ses tableaux dans des collections particulières : l’étude d’homme nu de Charles-Nicolas Coypel ou L’enlèvement de Ganymède de Jean-Honoré Fragonard, d’une intensité graphique remarquable, en offrent des exemples saisissants.

Cette reconnaissance du génie ne se limite pas aux maîtres du passé.

Jean-Baptiste Carpeaux sut reconnaître chez certains de ses contemporains, tels que Théodore Géricault ou Eugène Delacroix, la fougue créatrice qu’il traduira dans son propre langage.

La collection des Beaux-Arts de Paris doit sa richesse à la générosité de ses donateurs — aussi bien artistes qu’amateurs parmi lesquels il faut citer Horace His de la Salle, Édouard Gatteaux, Jean Masson et Mathias Polakovits — qui ont eu le souci d’offrir à cette école leurs dessins à des fins pédagogiques, pour que les jeunes élèves puissent se nourrir des grands maîtres. Que cette exposition leur soit dédiée.

École nationale des Beaux Arts de Paris — Cabinet des dessins Centre d’Art
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06 St Germain Zoom in 06 St Germain Zoom out

14, rue Bonaparte

75006 Paris

T. 01 47 03 50 00

Site officiel

Saint-Germain-des-Prés

Horaires

Du lundi au vendredi de 13h à 18h

Tarifs

Accès libre

Entrée libre

Les artistes

  • Nicolas Poussin
  • Jean Honoré Fragonard
  • Théodore Géricault

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