Eloïse Van der Heyden — ... cause you’re playing with fire

Exposition

Dessin

Eloïse Van der Heyden
... cause you’re playing with fire

Encore environ un mois : 3 juin → 23 juillet 2021

Galerie%20catherine%20putman %235 1 grid Eloïse Van der Heyden — Galerie Catherine Putman L'exposition personnelle d'Eloïse Van der Heyden à la galerie Putman nous convie à nous promener dans deux espaces entre nuit et jour, entre un moment de trouble où les textures et teintes des végétaux sont préservées et un espace-temps vers l’imaginaire et le rêve. De nombreuses histoires semblent être contenues dans les œuvres de l’artiste, qui renoue avec la forêt comme lieu de rites, de cultes, de rencontres et de contacts charnels.

La galerie Catherine Putman est heureuse de présenter une nouvelle exposition d’Eloïse Van der Heyden … cause you’re playing with fire. Toujours prête à saisir l’empreinte du monde, l’interpénétration de l’humain et de son environnement, Eloïse Van der Heyden explore la matière pour révéler les correspondances entre les éléments.

Un feu a laissé une partie des arbres de la forêt calcinée, Eloïse Van der Heyden qui prélève alors des empreintes d’écorces et de troncs, est fascinée par cette matière carbonisée dont elle absorbe avec le papier les pigments de la noirceur et de l’anéantissement.
La fumée, issue de la disparition de cette matière végétale, terrestre, rejoint les cieux. Dès lors cet élément insaisissable l’intrigue et l’entraîne dans un travail de recherches et d’expérimentations. Elle creuse un four dans la terre où elle enfume des céramiques, imprimant sur des sculptures en terre cuite d’infinies nuances de noir de fumée. Apparaît ainsi un ensemble de corps célestes, sphériques ou incurvés.
Puis, comme dans un mouvement circulaire, Eloïse Van der Heyden revient au papier et playing with fire, comme dans la chanson des Rolling Stones, elle veut l’enfumer.
Reprenant le sujet de la robe, ce vêtement symbolique et signifiant, elle l’aborde par la sculpture ainsi qu’elle l’a expérimenté dans sa série Waste of paper (2019).
Le passage en trois dimensions donne un aspect mystérieux à cette robe, une présence suggérée dont la fragilité n’est qu’apparente. La sculpture de papier résiste au chalumeau, elle s’en trouve transformée et magnifiée, animée par la force symbolique du feu.

La fumée, elle, s’est échappée et rejoint les cieux qu’ Eloïse Van der Heyden capture et révèle par un travail de teinture à l’indigo. Cette technique traditionnelle la relie au végétal qui est au cœur des ses explorations depuis plusieurs années. Les mains plongées dans la cuve d’indigo, elle cherche avec cette matière vivante et des gestes très terriens, tangibles, à rendre l’éthéré, à le révéler sur le papier.

De la forêt à la grotte, des branches jusqu’au ciel, l’exposition d’Eloïse Van der Heyden perçoit le monde comme elle appréhende l’art et la vie, un tout indissociable, une circulation permanente des éléments, de ce qu’il y a au plus profond de chacun et de tout.