Esther Shalev-Gerz — Les Inséparables

Evénement

Installations, sculpture

Esther Shalev-Gerz
Les Inséparables

Cycle

L’installation permanente dans l’espace publique Les Inséparables est une double horloge composée de deux cadrans à la fois dédoublés et fusionnés. Comme beaucoup d’œuvres d’Esther Shalev-Gerz, elle est construite à partir de chevauchements visuels et temporels. Les aiguilles du cadran de droite indiquent le temps qui s’écoule vers le futur quand celles de gauche tournent simultanément en direction du passé, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Inséparables dans le présent, les heures s’écoulent dans les deux directions. Cette œuvre est riche d’évocations et de thématiques telles que l’altérité, le temps, l’histoire, la construction personnelle et collective de la mémoire, le double, la dualité, la complexité et le concept d’inséparabilité.

Initialement conçue pour l’installation Anges Inséparables : La Maison éphémère pour Walter Benjamin en 2000, la double horloge d’Esther Shalev-Gerz a été isolée de celle-ci et agrandie à une échelle monumentale suite à une commande de la Fondation Wanas en Suède. Installée de façon permanente sur la façade de la Konsthall en 2008, la nouvelle version de 3 mètre de large intitulée Les Inséparables, 2000-2008, est la première de trois éditions.

La ville de Genève, par le biais de son Fonds Municipal d’Art Contemporain (FMAC), a fait l’acquisition et a inauguré l’installation dans l’espace public de cette deuxième édition de la double-horloge monumentale le 21 mai 2016. Spécialement conçue pour leur nouveau site de la rue Lissignol, Les Inséparables coiffent désormais poétiquement deux immeubles situés dans le cœur du quartier St Gervais, berceau historique de l’horlogerie genevoise, tout juste rénové par la ville.

Pour sa rétrospective au Jeu de Paume à Paris en 2010, Shalev-Gerz a réalisé une nouvelle variante de l’œuvre en collaboration avec Jaeger-LeCoultre. Pour cette version, la double-horloge est cette fois-ci à double-face. Visible à la fois de devant et de derrière, elle saluait les visiteurs alors qu’ils rentraient et sortaient de l’exposition.

21 mai 2016, rue Lissignol, Genève, Suisse