Jean-Baptiste Boyer — Les agneaux perdus

Exposition

Dessin, peinture

Jean-Baptiste Boyer
Les agneaux perdus

Encore 28 jours : 25 novembre 2017 → 13 janvier 2018

Un labyrinthe des désirs.

Manet rencontre Goya.
A l’instant même où les ténèbres s’abîment dans le jour, où le soleil provoque la lumière. Où l’aube chante la passion.

La peinture de Jean-Baptiste Boyer se situe là dans ces fragments d’abime quand l’homme se dévoile tel qu’en lui-même. Lorsqu’il s’affronte à l’éternité.. Arrogant parfois, rêveur. Provocant. Homme nu, allongé dans un déjeuner sur l’herbe où la mort s’invite en toute impudeur. Homme assis, mouvant dans sa naturelle beauté, affolant les oiseaux de feu. Homme piégé par son propre masque. Autoportrait aussi dans la fulgurance de l’aveu. « Quand je peints, dit-il, je me sens comme un metteur en scène. J’anime le tableau.
Je manipule les personnages sans que jamais on ne puisse savoir qui ils sont, où ils sont. J’en préserve ainsi le mystère. Les paysages, eux, servent de toile de fond, créent le fantasme. En fait tout doit rester flou. La vérité est là ».

Jean-Baptiste Boyer trace alors dans ses tableaux un labyrinthe des désirs, invisibles, mystérieux. La beauté conduit à l’enfer, la passion à l’abandon. Ces figures ne sont pas l’ombre d’une réalité quotidienne. Non ! Mais la réalité d’un rêve qui prend sa source dans l’émotion que provoque un visage, un corps. Une attitude. « Il y a chez moi, dit-il, un profond rapport à la chair. C’est à la personne qui regarde le tableau de raconter l’histoire qu’il contient. Seul l’excès de sentiments me guide. Ma peinture est une confession et l’âme de mes personnages se cache dans mes paysages ».

La peinture de Jean-Baptiste Boyer est comme un songe qui s’accroche au regard pour mieux le détourner vers l’amour.

Jean-Louis Pinte, Critique et Romancier