La Lune — Du voyage réel aux voyages imaginaires

Exposition

Dessin, peinture, photographie

La Lune
Du voyage réel aux voyages imaginaires

Encore 6 jours : 3 avril → 22 juillet 2019

Le 20 juillet 1969, l’homme a marché sur la Lune. Cet événement, peut-être le premier de l’histoire à avoir été mondialement suivi, fut alors perçu comme une prouesse technologique, mais aussi le geste symbolique d’une rupture dans l’histoire : l’empreinte d’un pied humain sur une autre planète. Pendant quelques heures, les habitants de la terre ont vécu ensemble un événement qui engageait l’humanité vers l’exploration, la conquête, un franchissement de ses limites plurimillénaires.

Les 50 ans de cette aventure offrent l’occasion d’étudier, de présenter et de célébrer la longue histoire qui relie les hommes à cet astre familier, à travers les œuvres d’art et les objets qui ont incarné les innombrables visions et sentiments qu’il a inspirés.
Cette exposition propose un voyage sur la Lune à travers ses dimensions réelles et imaginaires, articulé en cinq parties. Chaque étape fait voyager le visiteur dans le temps en exposant des créations artistiques de l’antiquité à nos jours, essentiellement produites en Europe, mais aussi de civilisations africaines, arabes, extrême-orientales. Seront également présentés des instruments scientifiques témoignant de la recherche de connaissances sur l’astre.

De la lune à la Terre, du voyage réel au voyage imaginaire

L’exposition part du voyage réel, la mission Apollo 11 de juillet 1969, pour mieux faire ressortir toutes les facettes des voyages imaginaires sur la Lune, avant et après.
Le voyage fantasmé par les anciens sera évoqué par des ouvrages, des gravures et des dessins qui, depuis le XVIIe siècle, illustrent des récits d’aventure, témoignent d’une fascination constante pour l’astre et du désir de s’y rendre par les moyens les plus fous.

Avec l’expédition d’Apollo 11, le voyage devient une réalité et inaugure le début d’une nouvelle ère de l’imaginaire. Car cette réalité n’a pas tué le fantasme, bien au contraire : les premiers pas de l’homme ont suscité d’autres imaginaires qui suivent le cours des grandes interrogations collectives, le féminisme, le nationalisme, l’inégalité du développement économique, comme en témoigneront des œuvres contemporaines.

La Lune observée

La première tentative de dessiner la Lune est de Thomas Harriot en 1609. A partir de Galilée, des instruments de plus en plus précis ont permis d’en explorer la surface : la Lune est observée. Les premières cartes de la planète sont dessinées au milieu du XVIIe siècle. A la fin de ce siècle, Cassini réalise une carte plus précise que les précédentes qui restera une référence jusqu’à l’apparition de la photographie. La présentation de la réplique de la lunette de Galilée, des premiers dessins et cartes, puis de photographies illustreront l’évolution d’un regard de prise de connaissance, à la recherche d’une vérité objective, néanmoins toujours empreint de fascination.

Les trois visages de la Lune

Le parcours articule en trois sections l’évocation des trois visages de la Lune ou de ses trois humeurs : caressante, changeante ou inquiétante. Le premier visage est bénéfique et caressant ; c’est la Lune qui protège et qui inspire. Sous sa protection, l’homme rêve, aime, dort, prie ou médite. Ainsi dans le célèbre tableau de Girodet, Endymion endormi reçoit la visite de Diane sous la forme d’un rayon lumineux qui vient caresser le corps du beau berger grâce à l’intervention de Zéphyr qui écarte les branches d’un laurier.

Le second visage est celui de la Lune changeante, versatile, dont les mutations scandent le temps des hommes et organisent leurs calendriers. Les croyances populaires en font l’origine de l’humeur des femmes, qualifiée de « lunatique ». Ses rythmes deviennent phénomènes optiques inspirant de nombreux artistes du XXe siècle.
Enfin, le troisième visage est celui de l’astre des ténèbres, de la mélancolie ou de la folie : la Lune noire ou démoniaque, source de fantasmes et de peurs.

La Lune est une personne

La seconde partie de l’exposition montre que, depuis l’antiquité, cet astre lointain est une divinité proche, de forme humaine, tantôt homme, tantôt femme, ayant souvent différents aspects liés à ceux, changeants, de la Lune. Si en Egypte, en Mésopotamie ou dans l’hindouisme moderne la Lune est déifiée sous une forme masculine (Thot, Nefertoum, Sîn, Chandra), l’antiquité classique la fait femme. Elle prend alors trois aspects: Séléné, la pleine Lune, Artémis, le croissant et Hécate, la nouvelle Lune. A Rome, Séléné devient Luna et Artémis devient Diane. Enfin, les pieds de la Vierge de l’Immaculée Conception reposent sur un disque lunaire, qui devient globe au XVIIe siècle.

Une expérience partagée de la beauté

La dernière partie de l’exposition montre la Lune comme source d’inspiration, proche et mystérieuse, qui dévoile la Nature sous une lumière réfléchie, étrange, intime, mélancolique, et toujours contemplative, propice à un renouvellement du thème du paysage. Elle est une expérience à part entière de la beauté. Une ultime promenade méditative sous le regard de la Lune.

L’exposition se clôt sur L’endymion endormi de Canova, moment paisible de contemplation.

Commissariat : Alexia Fabre, conservatrice en chef, directrice du Mac Val, musée d’art contemporain du Val de Marne et Philippe Malgouyres, conservateur en chef, Département des objets d’art du musée du Louvre. Scénographie : Agence bGc studio: Giovanna Comana / Iva Berthon Gajsak

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3, av du Général Eisenhower

75008 Paris

T. 01 44 13 17 17

Site officiel

Champs-Élysées – Clemenceau
Franklin D.Roosevelt

Horaires

Les horaires d’ouverture du Grand Palais dépendent des expositions ou des événements qui s’y déroulent

Tarifs

Plein tarif 14 € — Tarif réduit 10 €

Programme de ce lieu

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L’artiste

  • Marc Chagall

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