La Maëlle Galerie participe à AKAA !

Foire

Dessin, sculpture, techniques mixtes

La Maëlle Galerie participe à AKAA !

Passé : 10 → 12 novembre 2017

La Maëlle Galerie est heureuse de vous annoncer sa participation à AKAA art fair.

Avec les artistes :
Jean-François Boclé
Ernest Breleur
Emmanuel Rivière

Maëlle Galerie
Stand B18
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/// Special Project
La Maëlle Galerie présente The Tears of Bananaman de Jean-François Boclé

La banane reste aujourd’hui l’icône d’un ailleurs exoticisé et fantasmé, comme elle nous renvoie à la figure d’une altérité radicale. Le fruit nous dit l’impossible, et pourtant nécessaire, fluidité entre endogène et exogène.

Dans Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Marquez revient sur l’un des hauts faits de la United Fruit Company et du capitalisme, le massacre des bananeraies (Masacre de las bananeras), perpétré par l’armée colombienne à la demande de l’United Fruit Company en 1928. Près de 1000 ouvriers agricoles syndiqués sont massacrés à Ciénaga, dans la région de Santa Marta (côte caribéenne de la Colombie).

Ce fut le déclencheur dans le roman de Marquez des pluies, qui durèrent quatre ans, onze mois et deux jours, qui condamnèrent le village fictif de Mocondo. Un Déluge, comme une réponse face à l’avidité humaine, face à un homme qui s’érige au sommet de la chaîne alimentaire du vivant.

Ici débarqué d’un Cargo-Bananier le fruit nourricier, et de l’autre côté de l’Atlantique, les îles poubelles, les toxiques paradis. Ces starlettes warholienne nous apparaissent dans leur bipolarité : jaune immaculé, insouciant et oublieux, sourires débridés, exotisme à croquer, elles nous apparaissent également parcourues d’un entrelacs de lignes et de taches noires révélant des peaux blessées, scarifiées, des corps repliés ou putréfiés.

The Tears of Bananaman (2009, ongoing), 300 kg de bananes scarifiées de mots met en tension paradis et toxique, exotique et inquiétude, vivant et impuissance. The Tears of Bananaman pose la question de la part toxique de l’homme, comme elle pose la question de l’atteinte.

/// Action Participative — Dimanche 12 novembre 2017

La Maëlle Galerie et l’artiste Jean-François Boclé vous invite à cannibaliser le Bananaman.

Invitation spéciale du public, pour une performance participative
Rendez-vous le dimanche 12 novembre à 17h00 sur le stand de la Maëlle Galerie. L’artiste Jean-François Boclé propose de cannibaliser le Bananaman.
Le public se vera remettre les bananes par l’artiste et sera invité à engloutir intégralement la sculpture.
L’anthropophagie est du côté de la ré-appropriation et du « laisser traverser ». Dévorer le Bananaman, c’est ingérer notre contemporanéité toujours marquée par la violence et la dystopie.
Le mot cannibale est à l’étymologie de la Caraïbe. L’Europe conquistador construisit la figure fantasmatique de l’anthropophage : Caniba, Cariba, Caribe, Caraïbe.

Réservation >>>>>>>> http://akaafair.com/rencontres-akaa-2017#dimanche

/// Programme des conférences
  • Vendredi 10 novembre 2017
    11H30

Interculturalité et Identité — définitions et dialogues dans l’art contemporain d’Afrique et de la diaspora africaine

Jean-François Boclé, Arlene Wandera, Richard Zeiss, modéré par Valerie Kabov
L’attention portée à l’Afrique par le marché de l’art a fait de l’identité, de l’appartenance nationale et de son identification un bien commercialisable.

  • Samedi 11 novembre 2017
    17h00 — Auditorium

Tracées#Noyaux lumineux
Table ronde en trois volets modérée par Seloua Luste Boulbina

CORPS
Ernest Breleur, Jeanne Wiltord
Le moi n’est pas maître dans sa propre maison… Le Baron-Samedi du vaudou montre, spectaculairement, combien le corps vivant est habité par le désir et la mort, par des forces ou des pulsions souvent inconnues. L’aveuglement prédomine. Quand un artiste montre des corps sans tête, ou réduits à leurs radiographies, des corps féminins entrant dans la ronde, des fragments de miroirs ; quand il procède par collages, que fait-il ? Qu’est-ce qui est ici, au travail dans le registre visuel ? La parole en fait-elle partie ? Retour sur l’œuvre.

  • Samedi 11 novembre 2017
    18h00 — Auditorium

Tracées#Noyaux lumineux
Table ronde en trois volets modérée par Seloua Luste Boulbina

DETOX
Jean-François Boclé, Véronique Kanor
Avocats du Mexique, bananes de Martinique etc. : la toxicité du monde s’incarne dans ce que nous ingérons. Le racisme, toujours présent comme le sexisme, est lui-même toxique : il empoisonne les relations. Les penseurs proposent quelquefois des « pharmacies » : Césaire, Fanon, Glissant ont fait de la critique et de la poésie une voie de sortie. Qu’en est-il des artistes ? En quoi les arts sont-ils des arts de l’existence ? On peut se demander de quoi, dans le contexte singulier de la Caraïbe, les artistes font usage et ce qu’ils proposent : remèdes, aphrodisiaques…

  • ACTION PARTICIPATIVE Foire Dimanche 12 novembre 2017 17:00 → 18:00

    Invitation spéciale du public, pour une performance participative
    Rendez-vous le dimanche 12 novembre à 17h00 sur le stand de la Maëlle Galerie (B18). L’artiste Jean-François Boclé propose de cannibaliser le Bananaman.

    Le public se vera remettre les bananes par l’artiste et sera invité à engloutir intégralement la sculpture.
    L’anthropophagie est du côté de la ré-appropriation et du « laisser traverser ». Dévorer le Bananaman, c’est ingérer notre contemporanéité toujours marquée par la violence et la dystopie.
    Le mot cannibale est à l’étymologie de la Caraïbe. L’Europe conquistador construisit la figure fantasmatique de l’anthropophage : Caniba, Cariba, Caribe, Caraïbe.

20 Paris 20 Zoom in 20 Paris 20 Zoom out

1-3 rue Ramponeau

75020 Paris

T. 06 14 80 42 00

www.maellegalerie.com

Belleville
Couronnes

Horaires

Du mardi au samedi de 14h à 19h
Et sur rendez-vous

Breve kamel mennour 02 original

Les artistes

  • Ernest Breleur
  • Emmanuel Rivière
  • Jean François Boclé