Lucy Glendinning — Only Human

Exposition

Dessin, sculpture, techniques mixtes

Lucy Glendinning
Only Human

Passé : 12 mai → 23 juin 2018

Après avoir présenté son travail ces derniers mois à la Villa Tamaris, au Château de Maisons et au Château du Rivau, l’artiste britannique Lucy Glendinning revient à la Galerie Da-End pour sa troisième exposition personnelle, intitulée Only Human. Depuis le début de sa carrière, cette dernière poursuit des recherches protéiformes liées à la représentation du corps humain, un thème qu’elle déploie principalement dans son travail de sculpture, mais aussi dans des séries de dessins qui seront ici montrées.

Les œuvres de Lucy Glendinning mettent en scène l’intrusion du fantastique dans notre quotidien, illustrant avec brio la notion d’inquiétante étrangeté conceptualisée par Freud en 1919. Ses figures mi-animales mi-humaines, quelque part entre récits mythologiques et expérimentations transhumanistes, lui permettent d’exprimer via le corps ses propres interrogations épistémologiques et philosophiques quant à la place de l’homme au sein de la nature.

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Lucy Glendinning, Sans titre, 2018 Technique mixte sur papier — 23 × 30,5 cm Courtesy de l’artiste & la Galerie Da-End

« Je m’intéresse à notre subconscient, à la manière dont l’instinct animal nous affecte en dehors de notre contrôle ou de notre connaissance,_ explique t-elle. _Bien que l’évolution nous ait dotés de pouces opposables et cerveaux plus développés, nos actions et émotions n’égalent pas toujours nos espérances. J’explore la part animale existant en chacun de nous et son incidence sur nos prises de décisions à l’aune du climat politique actuel; il est important d’en avoir conscience. »

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Lucy Glendinning, The Last Bird 1, 2018 Cire, jesmonite, acier, plumes de canard et pintade — 50 × 38 × 58 cm Courtesy de l’artiste & la Galerie Da-End

Nimbée d’une forme de lucidité alerte, sa réflexion porte à imaginer l’identité qui serait la nôtre si l’on ne réprimait pas sans cesse cette proximité fondamentale avec le reste du règne animal ? Soulignant cette tension intrinsèque à notre espèce, Lucy Glendinning projette l’observateur dans un futur proche où les manipulations génétiques auraient donné naissance à une humanité hybride. La masse sculpturale parfois se couvre d’attributs exogènes (plumes, duvet, broderies de coton) et laisse transparaître de manière troublante les liens d’empathie ou de répulsion résultant de notre propre confrontation avec l’autre, le différent, le monstrueux.

D’autres pièces, membres fragmentés travaillés dans le silicone, la résine ou la cire, composent un réservoir de formes brutes, nous donnant un aperçu presque intime du processus de création. Une approche qui replace l’artiste dans une filiation évidente avec ses illustres prédécesseurs, Rodin en tête.

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Lucy Glendinning, The boy who wasn’t real 2 (detail), 2018 Jesmonite, gesso et acier — 165 × 48 × 38 cm Courtesy de l’artiste & la Galerie Da-End
  • Vernissage Samedi 12 mai 16:00 → 20:00
06 St Germain Zoom in 06 St Germain Zoom out

17, rue Guénégaud

75006 Paris

T. 01 43 29 48 64

www.da-end.com

Odéon
Pont Neuf

Horaires

Du mardi au jeudi de 14h à 19h
Les vendredis et samedis de 11h à 19h

L’artiste