Paris Photo : 23e édition — Secteur principal

Evénement

Photographie

Paris Photo : 23e édition
Secteur principal

Passé : 7 → 10 novembre 2019

Paris Photo accueille cette année dans le secteur principal 35 nouvelles galeries, dont 15 premières participations : Hauser & Wirth (Zürich) présente un solo show de l’artiste allemand August Sander, Dirimart (Istanbul) expose un group show autour du thème du portrait qui inclut des œuvres de Nuri Bilge Ceylan, Isaac Julien, Shirin Neshat, et Julien Rosefeldt. La Galería Elvira González (Madrid) propose un solo show de l’artiste espagnol Chema Madoz. La galerie Fahey/Klein Gallery (Los Angeles) présente un solo show de Steven Arnold, protégé de Dali, tandis que les galeries Anne-Sarah Bénichou (Paris) et The Pill (Istanbul) présentent conjointement un group show autour de la photographie politique qui réunit le travail de Mathias Depardon, Decebal Scriba et Seton Smith.

Parmi ces nouveaux participants, plusieurs galeries sont de retour : Air de Paris (Paris) avec un duo show de Jean Painlevé et Bruno Serralongue, Dominique Fiat (Paris) avec un group show sur la scène voguing des années 1990 à New York. Cette sélection 2019 est marquée également par le retour de Filomena Soares (Lisbonne) et Nicholas Metivier (Toronto).

30 solo shows sont proposés cette année par les exposants du secteur principal, avec notamment les travaux sur l’adolescence de Jim Goldberg (Casemore Kirkeby, San Francisco), les recherches expérimentales sur l’image digitale de Adrian Sauer (Klemm’s, Berlin) et de Nancy Burson (Paci, Brescia), la nature et l’environnement comme source d’inspiration pour Roberto Huracaya (Rolf Art, Buenos Aires)et Edward Burtynsky (Nicholas Metivier, Toronto), mais aussi Paris et la mode avec les œuvres de Juergen Teller (Suzanne Tarasieve, Paris). Ming Smith (Jenkins Johnson, San Francisco) interroge l’idée de l’homogénéité dans la photographie noire américaine, tandis que Mari Katayama (Sage, Paris) sublime son handicap physique en le mettant au cœur de son processus créatif. Le sculpteur américain John Chamberlain (Karsten Greve, Paris) révèle sa pratique expérimentale singulière de l’appareil photographique Widelux avec une série d’images étirées, froissées, fortes en couleurs contrastées.

Slash vous propose de découvrir les rares tirages d’époque d’August Sander, les photographies de Chema Madoz et de l’artiste japonaise Mari Katayama.

August Sander

Né à Herdof, Allemagne, en 1876 ; décédé en 1964

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August Sander, Handlanger (Bricklayer), 1928 Impression argentée de gélatine — 39.8 × 30 cm © Die Photographische Sammlung/SK Stiftung Kultur — August Sander Archive, Cologne, DACS, London, 2019. Hauser & Wirth Gallery

La présentation inaugurale d’Hauser & Wirth à Paris Photo se concentre sur le travail d’August Sander, avec de rares tirages d’époque des années 1920 et 1930. Le photographe allemand, ancêtre de l’art conceptuel et pionnier de la photographie documentaire, a su capter la diversité humaine comme personne. Avec une carrière s’étendant sur six décennies et des dizaines de milliers de négatifs, August Sander réalisa un portrait sociologique de l’Allemagne très nuancé.

Chema Madoz

Né à Madrid, Espagne, en 1958

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Chema Madoz, Sin título, 2013 Photographie N/B sur papier baryum, avec bain de sulfure — 135 × 110 cm Courtesy of the artist & Elvira González Gallery

Galería Elvira González présente une exposition du photographe espagnol Chema Madoz. Soigneusement sélectionné, cet ensemble d’œuvres vous propose un voyage à travers le parcours artistique unique de Madoz. La sélection inclura des photos neuves, apportant de la continuité à son exploration parmi les significations cachées et potentielles de l’objet.

Madoz a commencé à développer son concept de l’objet dans les années 1990, thème constant dans sa pratique à ce jour. Fortement influencé par le surréalisme, son œuvre est une perpétuelle tentative de recherche de la nature de l’objet et de la relativisation de son sens univoque. Madoz se concentre souvent sur des éléments simples qui prennent des significations différentes selon le point de vue, les informations et l’imagination du spectateur. Des images qui prennent vie suite à une séparation, à une dissociation préalable, puis à une unification des éléments, entrant en rapport dans des catégories différentes dans leur objet d’origine. Son travail exprime donc un paradoxe visuel qui remet en question la limite entre l’abstrait et le figuratif, le réel et le virtuel, la réalité et le potentiel.

Mari Katayama

Née à Gunma, Japon, en 1987 ; vit et travaille à Tokyo SAGE, Paris

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Mari Katayama, Shadow puppet #020, 2016 Tirage couleur — 22,9 × 30,5 cm Courtesy of the artist & Sage Gallery

Née avec des handicaps physiques, Mari Katayama qui présente son travail à la fois au Pavillon Central et à l’Arsenal de la Biennale de Venise 2019, a choisi à l’âge de neuf ans d’être amputée de ses deux jambes. Depuis elle a transcendé sa condition physique au travers des œuvres qu’elle crée, utilisant son propre corps comme une sculpture vivante.

Dans ses autoportraits photographiques, Mari Katayama explore les nombreux défis auxquels elle doit faire face du fait de sa condition physique et de son identité, essayant de retracer les souvenirs de ses frustrations enfantines. Katayama nous invite à prendre en considération sa propre réalité, essayant de nous amener à reconnaître les forces qui ont modelé son idéal esthétique physique.

Les séries de photographies de Mari Katayama offrent une réflexion puissante sur les défis physiques et les peurs psychologiques auxquels elle doit faire face chaque jour. Ses travaux permettent au spectateur de s’associer émotionnellement à son monde dans lequel l’image d’un corps en morceaux et le phénomène des membres phantomatiques sont profondément ressentis. Remarquablement, Mari Katayama n’a jamais eu l’intention de devenir une artiste. La photographie a été pour elle une façon d’avoir une conversation avec le spectateur et les objets en peluche incrustés de dentelle, de coquillages, de cheveux et de cristaux qui accompagnent souvent son travail n’ont été créés que pour son propre amusement.

08 Paris 8 Zoom in 08 Paris 8 Zoom out

3, av du Général Eisenhower

75008 Paris

T. 01 44 13 17 17

Site officiel

Champs-Élysées – Clemenceau
Franklin D.Roosevelt

Horaires

Les horaires d’ouverture du Grand Palais dépendent des expositions ou des événements qui s’y déroulent

Tarifs

Plein tarif 30 € — Tarif réduit 15 €

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